Tout sauf nul

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Tout sauf nul
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On peut voir du spectacle un 19 décembre dans le Doubs ! Sochaux et Bordeaux l'ont prouvé ce dimanche, en se quittant sur un match nul (1-1) riche en occasions de but, dimanche, lors de la 18e journée de Ligue 1. Un résultat qui ne permet toutefois à aucune des deux équipes de décoller. Par ailleurs, Lens-Caen et Lille-Nancy ont été reportés. A suivre Marseille-Lyon dès 21 heures.

On peut voir du spectacle un 19 décembre dans le Doubs ! Sochaux et Bordeaux l'ont prouvé ce dimanche, en se quittant sur un match nul (1-1) riche en occasions de but, dimanche, lors de la 18e journée de Ligue 1. Un résultat qui ne permet toutefois à aucune des deux équipes de décoller. Par ailleurs, Lens-Caen et Lille-Nancy ont été reportés. A suivre Marseille-Lyon dès 21 heures. Complètement recouverte de neige ce matin, la pelouse chauffée de Bonal, grâce au bon travail du personnel sochalien, était de nature à permettre un spectacle de qualité, ce que les hommes de Francis Gillot ont l'habitude de proposer depuis le début de la saison. Meilleure équipe et meilleure attaque de L1 à domicile avant cette 18e journée, Sochaux s'est heurtée à une équipe de Bordeaux désormais invaincue depuis sept matches en Ligue 1. Et ce malgré une défense une nouvelle fois inédite, avec Fernando et Trémoulinas épaulés par les frères Sané, Lamine et Salif. Seul bémol, les Girondins restent sur quatre matches nuls, qui les scotchent dans le ventre mou, à la neuvième place, deux rangs devant Sochaux. Si les premiers coups de griffe sont donnés par les Lionceaux Maïga (6e) et Ideye (16e), les Bordelais prennent petit à petit leurs marques dans la rencontre, autour d'un Diabaté disponible et à l'aise techniquement. Certainement agacé par l'indigente prestation de ses hommes face à Rennes dimanche dernier (0-0), Jean Tigana avait choisi de laisser Modeste et Maazou sur le banc au coup d'envoi, pour offrir une première titularisation au jeune Cheikh Diabaté, prêté à Ajaccio et Nancy les saisons précédentes. Après une frappe de Plasil (9e), le danger se rapproche sur la cage de Cros par Trémoulinas qui centre au cordeau, mais ni Diabaté ni Gouffran ne parviennent à pousser le ballon au fond des filets (20e). Diabaté oblige ensuite Perquis à concéder un corner, tiré par Plasil, et sur lequel le même Perquis vient dévier le ballon devant son gardien. En embuscade, au second poteau, Jussiê prend le meilleur sur Dramé et marque dans le but vide (0-1, 28e). De quoi réveiller les Sochaliens, qui répondent grâce à une action en triangle, la spécialité maison. Maïga est au départ, Martin fait la différence dans la surface face à Fernando et Ideye est à la conclusion, malgré l'intervention de Carrasso, tout proche de freiner suffisamment le ballon (1-1, 35e). Le Nigérian inscrit son huitième but de la saison et Sochaux est revenu, avec ses armes. "Il faut continuer à faire ce que l'on fait, et presser un peu plus", assène Martin à la pause, devant les caméras de Foot+. Plasil boudé par M. Chapron! Et c'est tout le FCSM qui va suivre les conseils de son meneur de jeu. Malgré une frappe vicieuse de Trémoulinas (58e) et un joli numéro de Diabaté, qui se heurte à Cros (66e), Sochaux va bel et bien accélérer après l'heure de jeu. Le but girondin est assiégé, canardé par Ideye (65e), Maïga (70e, 72e) ou encore Martin, qui expédie une demi-volée superbe sur la transversale de Carrasso (72e). Bordeaux répond par intermittence, avec Gouffran (76e) ou Modeste (79e), entré en cours de jeu, mais va vite se résoudre à tenir le match nul, jusqu'à un temps additionnel assez fou. Carrasso réussit d'abord une parade réflexe de grande classe, ultra-décisive, devant Sauget (90e), puis les Sochaliens vont réclamer plusieurs penalties, pour un contact sur Anin ou une possible main de Gouffran. "Il y a des choses qui se sont passées dans la surface, mais je suis trop loin de la surface pour bien voir, avouera Perquis. Ce que je sais, c'est qu'on a eu des occasions pour gagner le match. On fait une première période moyenne, la deuxième est mieux. Sur la deuxième, on mérite les trois points." Il n'y pas que les Sochaliens qui vont se plaindre de l'arbitrage. Pendant quatre minutes, M. Chapron va bouder Plasil, sorti se faire soigner sur la touche, et va même avertir le Tchèque, "coupable" d'être rentré sans l'aval du corps arbitral. Surréaliste.