Tous présidents, salaires différents

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Tous présidents, salaires différents
@ Reuters
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LIGUE 1 - Actionnaires, bénévoles, salariés, les présidents de club n'ont pas tous le même statut.

Si l'on parle régulièrement des salaires des joueurs et des entraîneurs et très peu de ceux des présidents, il y a une raison précise. Ceux-ci ont des statuts très différents d'un club à un autre. Dans un article publié samedi, Le Parisien détaille les différents modes de gestion que l'on trouve dans le paysage du football français. Il y en a trois : les actionnaires, les salariés et les bénévoles.

Figure majeure du football français, Jean-Michel Aulas est président de l'Olympique lyonnais depuis 1987. Et en sa qualité d'actionnaire principal, "JMA" profite pleinement des bons résultats de son club, sept fois champion de France d'affilée entre 2002 et 2008. Sur les saisons 2007 à 2009, son statut lui a ainsi permis de toucher 630.000 euros par année. Sur le même modèle - distribution de dividendes -, son pendant lillois Michel Seydoux a récolté 240.000 euros à trois reprises sur les quatre derniers exercices. Majoritaires en Ligue 1 - 13 sur 20 -, les présidents actionnaires à pouvoir se verser des dividendes sont rares...

Dassier à 60.000 euros par mois

Comme Alexandre Lacombe, à Sochaux, les présidents du PSG et de l'OM sont, eux, des salariés de leur club. Robin Leproux, qui a fait carrière dans l'audiovisuel avant de prendre en main les destinées du PSG, gagne aujourd'hui 7.000 euros nets mensuels, un salaire très loin des émoluments de son vis-à-vis marseillais Jean-Claude Dassier, qui émarge à 60.000 euros par mois auxquels il faut ajouter les 8.000 euros de location de sa villa. Le Parisien apporte une précision : le boss de l'OM ne touche aucune prime liée aux résultats alors que Leproux, lui, a touché 100.000 euros de prime de qualification pour la Ligue Europa.

Enfin, il y a les bénévoles, ces présidents qui sont une activité par ailleurs. C'est le cas du Bordelais Jean-Louis Triaud, viticulteur, du Rennais Patrick Le Lay, dirigeant d'un fonds d'investissement, et du Monégasque Etienne Franzi, président de la Compagnie monégasque de banque. Eux ne touchent rien. En tout cas, grâce au foot...