Toulouse, tournée d'enfer !

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Toulouse, tournée d'enfer !
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Le rideau à peine retombé sur le Tournoi, le Stade Toulousain aborde dès samedi, au Stade de France, face au Racing, le mois sans doute le plus décisif de sa saison. De cet inédit Trophée Pierre-de-Coubertin au quart de finale de H Cup à Anoeta face au BO, en passant par Aimé-Giral et le Vélodrome face au RCT, les leaders du Top 14 se lancent dans une série dantesque.

Le rideau à peine retombé sur le Tournoi, le Stade Toulousain aborde dès samedi, au Stade de France, face au Racing, le mois sans doute le plus décisif de sa saison. De cet inédit Trophée Pierre-de-Coubertin au quart de finale de H Cup à Anoeta face au BO, en passant par Aimé-Giral et le Vélodrome face au RCT, les leaders du Top 14 se lancent dans une série dantesque. Une tournée digne de rock-stars ! En quatre dates pour autant de déplacements, le Stade Toulousain, comme le note judicieusement La Dépêche du Midi, s'apprête à évoluer devant la bagatelle de 190 000 spectateurs. Les supporters les plus fervents de la Ville Rose peuvent faire leur balluchon. Quant aux autres, il leur faudra prendre leur mal en patience et attendre le 22 avril prochain la réception de Bourgoin avant de revoir les joueurs de Novès se produire dans la Ville Rose. A cette date, le Stade sera fixé sur son sort en cette fin de saison. Un mois et quatre déplacements qui vont déterminer ce que les Rouge et noir sont en droit d'attendre de cette dernière ligne droite, et notamment si Thierry Dusautoir et ses coéquipiers sont une nouvelle fois en mesure de jouer sur deux tableaux. Quatre déplacements, quatre adversaires de niveau poids-lourds. A commencer ce samedi, au Stade de France, où le premier Trophée Pierre-de-Coubertin invite le Stade à défier son dauphin au classement du Top 14, un Racing-Métro 92 concentré sur le seul Brennus désormais. Bru: "Il n'y a pas des stars d'un côté et des ouvriers de l'autre" Suivront dès lors, excusez du peu, la visite d'Aimé-Giral (le 1er avril) et d'une Usap lancée à pleine vapeur dans la course au Top 6, puis le choc franco-français en quart de finale de H Cup face au BO (le 10 avril) à Anoeta, avant de conclure au Stade Vélodrome de Marseille, où le RC Toulon n'aura forcément pas plus le droit à l'erreur (le 16 avril). "Nous le savions dès la parution du calendrier. Guy nous avait prévenus qu'il fallait engranger le plus grand nombre de points avant ce mois difficile", réagit sur le site du club un Grégory Lamboley, qui fut durant le Tournoi l'un des fers de lance du groupe chargé de maintenir le rythme du leader malgré l'absence des internationaux. Bilan en trois doublons ? Trois victoires. "C'était notre mini-championnat", se félicite l'homme à tout faire du pack toulousain, fier de ce carton plein, même s'il n'ignore rien, paradoxalement et du haut de sa décennie d'expérience au Stade, des difficultés liées au retour de Dusautoir, Servat, Clerc et Médard. "Par expérience, on sait que lorsqu'on réintègre les internationaux, c'est un peu plus délicat." Une fois de plus, la gestion de l'effectif toulousain sera l'une des clés de ce mois de tous les dangers. Un paramètre dont Yannick Bru est le premier conscient: "Ils sont très marqués, physiquement et mentalement, car ils ont beaucoup donné en sélection", concède l'entraîneur des avants toulousains, au sujet de ses internationaux, confiant toutefois dans la densité de son effectif: "Les joueurs qui ont travaillé dur pendant les doublons n'ont pas perdu leur temps et ont bien fait leur boulot. On est conscient des efforts qu'ils ont fait pour se mettre au niveau et tenir la baraque en l'absence des internationaux. Mais notre effectif n'est pas cassé en deux. Il n'y a pas des stars d'un côté et des ouvriers de l'autre." Une homogénéité à retrouver au plus vite pour faire face à ces quatre chocs majuscules, à commencer samedi par cette 14e visite au Stade de France (bilan: 6 victoires, 7 défaites), dont Bru entend faire un premier test: "Il y a des similitudes entre ces différents adversaires, en l'occurrence un gros paquet d'avants et beaucoup de puissance sur le terrain. Mais également de la qualité dans le jeu au pied et un réalisme important. La rencontre de samedi sera en quelque sorte un test grandeur nature de ce que seront les prochains événements."