Toulouse perd gros

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Toulouse perd gros
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Le déplacement du Stade Toulousain ce dimanche sur le terrain des Wasps, conditionnait à lui tout seul le visage des quarts de finale de la H Cup. Au terme d'un insoutenable suspense, les Champions d'Europe, réduits à 14 contre 15, concèdent à l'ultime minute la défaite (21-16) et sont donc condamnés à jouer leur quart de finale à Anoeta, face à Biarritz. Un autre duel fratricide opposera à Barcelone l'Usap à Toulon.

Le déplacement du Stade Toulousain ce dimanche sur le terrain des Wasps, conditionnait à lui tout seul le visage des quarts de finale de la H Cup. Au terme d'un insoutenable suspense, les Champions d'Europe, réduits à 14 contre 15, concèdent à l'ultime minute la défaite (21-16) et sont donc condamnés à jouer leur quart de finale à Anoeta, face à Biarritz. Un autre duel fratricide opposera à Barcelone l'Usap à Toulon. Toulouse dit adieu au Stadium. La victoire espérée ce dimanche à l'Adams Park, l'antre des Wasps, de sinistre mémoire pour le Stade - il y a concédé sa plus large défaite de l'histoire (77-17) - s'est finalement soldée par un revers sur le fil (21-16), qui privera au printemps prochain le club du président Bouscatel de la manne habituelle d'un quart de finale dans la Ville Rose - une perte sèche estimée à environ 500 000 euros ! - et surtout condamnera Guy Novès et ses joueurs à s'exiler au Pays Basque espagnol pour un duel fratricide aux allures de remake de la dernière finale de la H Cup face à Biarritz. Jusqu'à cette ultime minute de jeu et cet essai de David Lemi, qui reverse les Wasps en Challenge Européen, mais enlève aux Toulousains le bénéfice de ce match nul (16-16) que Thierry Dusautoir et ses coéquipiers pensaient alors pouvoir arracher après avoir surmonté un handicap de neuf points de retard et surtout celui d'une infériorité numérique depuis la 46e minute de jeu et l'expulsion sévère de Florian Fritz. Au final, un seul essai marqué manque aux Rouge et Noir pour devancer les Biarrots et recevoir ce quart de finale. Ceux-là même que le Stade n'aura pas su inscrire lors de ses deux confrontations sans bonus offensif face à Newport notamment. Fritz voit rouge Si Toulouse a l'intention de marquer d'entrée de son empreinte ce match décisif, les Champions d'Europe s'y emploient d'abord devant. Le paquet d'avants de Yannick Bru entame un travail de sape, qui met immédiatement les Wasps sur le reculoir. Un échec initial de David Skrela face aux perches (5e) et le Stade concrétise sur cette réception parfaite d'un jeu au pied anglais par Clément Poitrenaud qui, au contact, sert de manière impeccable Maxime Médard. Lancé, l'ailier toulousain progresse et lance côté gauche Yannick Jauzion, parfait au soutien, qui malgré ses 32 printemps, s'arrache et élimine ses deux derniers vis-à-vis pour inscrire son seizième essai dans la compétition que transforme Skrela (0-7, 12e). Eliminés sans gloire une semaine plus tôt à Glasgow, un faux pas qui a coûté son brassard à Simon Shaw, les Wasps se doivent de réagir. Une réaction qui se construit patiemment côté londonien, mais à laquelle Mark Van Gisbergen, coupable sur l'essai de Jauzion et sorti sans ménagement par son entraîneur, n'est pas convié. Un coaching gagnant puisque, combiné au carton jaune de Louis Picamoles (32e), le nouvel entrant, l'ailier Richard Haughton, est à la conclusion du premier essai des Wasps, qui permet aux Guêpes de prendre le score (10-7, 35e). A la pause, Toulouse perd de vue le Stadium, repoussé un peu plus de la victoire recherchée par la pénalité de Dave Walder (13-7, 38e). Et c'est par une décision d'une grande sévérité, au moment même où Toulouse récupérait Picamoles, que débute la seconde période. Un plaquage cathédrale de Florian Fritz, certes répréhensible, vaut au trois-quarts centre international un carton rouge de la part de M. Alain Rolland (46e). Toulouse, qui concède au passage trois points de plus (16-7, 48e), va finir ce choc à quatorze. Mais Toulouse, forcément désorganisé, refuse l'inéluctable et Skrela traduit au pied (51e, 62e, 65e) ce formidable refus d'abdiquer pour ramener le Stade à hauteur (16-16). Une improbable remontée, facilité par le carton jaune d'un Serge Betsen auteur de coup de main bien involontaire à l'équipe française (64e). Le drop de Skrela ne trouvera pas le chemin des barres (76e), à la différence d'un Lemi, qui surgit de sa boîte pour crucifier Toulouse (21-16). Toute la Ville Rose a rendez-vous à Anoeta au printemps prochain...