Toulouse dans l'inconnu

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Toulouse dans l'inconnu
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Jouera, ne jouera pas ? Le suspense n'a été levé que ce mardi matin. Les Ecossais ayant bien reçu leurs équipements bloqués tout le week-end à l'aéroport londonien d'Heathrow, le match entre Toulouse et Glasgow, comptant pour la quatrième journée de H-Cup, aura bien lieu ce soir, à 19 heures à Ernest-Wallon. Reste à savoir comment les Toulousains, qui pourraient être privés de Kelleher, auront digéré cette attente.

Jouera, ne jouera pas ? Le suspense n'a été levé que ce mardi matin. Les Ecossais ayant bien reçu leurs équipements bloqués tout le week-end à l'aéroport londonien d'Heathrow, le match entre Toulouse et Glasgow, comptant pour la quatrième journée de H-Cup, aura bien lieu ce soir, à 19 heures à Ernest-Wallon. Reste à savoir comment les Toulousains, qui pourraient être privés de Kelleher, auront digéré cette attente. Cette fois, c'est sûr, les Ecossais seront bien sur la pelouse d'Ernest-Wallon ce mardi soir, à 19 heures, pour défier le Stade Toulousain pour le compte de la quatrième journée de H-Cup. Cet interminable feuilleton, qui a pris en otage la Ville Rose ce week-end et agacé plus d'un, à commencer par René Bouscatel, le président du club toulousain, lequel n'a cessé de dénoncer l'amateurisme de l'ERC, coupable selon lui d'un manque évident de communication dans cette affaire ("Nous avons appris le report des matches par communiqués de presse", se plaignait-il lundi, rapporte La Dépêche du Midi), mais aussi le dilettantisme de l'équipe de Glasgow, qui n'a pas anticipé les chutes de neige pourtant annoncées dès vendredi sur le Royaume ("Les Ecossais ne réalisent pas le préjudice financier que ça représente. Ce n'est pas qu'un match de rugby. C'est un événement", rappelle-t-il), a donc pris fin ce mardi matin quand les équipements tant attendus des Warriors, jusqu'alors bloqués à l'aéroport londonien d'Heathrow, sont arrivés à l'hôtel de la délégation écossaise. Les Ecossais, à qui les Toulousains ont proposé ce week-end de leur fournir tout ce qu'ils désiraient (crampons, maillots, shorts...), y compris ces équipements spécifiques sans lesquels ils refusaient de jouer (protège-dents, semelles orthopédiques, lentilles...), n'ont donc plus d'excuse. Celle-ci était-elle d'ailleurs juridiquement recevable ? René Bouscatel se pose encore la question. "Nous n'avons jamais eu de réponse de l'organisateur de savoir si l'absence d'équipements constituait un motif légitime de report, alors que des solutions de remplacements avaient été proposées", constatait-il lundi lors d'une mise au point plus destinée à s'excuser auprès du public et des partenaires toulousains qu'à entretenir la polémique. Kelleher forfait ? Alastair Kellock et ses coéquipiers, qui se sont entraînés dimanche et lundi après avoir assisté samedi à un match de Fédérale entre Blagnac et Nice, sont désormais équipés comme il se doit pour affronter les Toulousains. Reste à savoir dans quel état psychologique les joueurs de Guy Novès, qui ont subi les événements pendant trois jours, se présenteront sur la pelouse pour ce match qui pourrait leur ouvrir la porte des quarts de finale. "Je les ai retrouvés comme un lundi matin. Je les ai trouvés consciencieux. Mais est-ce qu'ils étaient réellement concentrés sur cet événement qui est complètement dévalué ? Je ne sais pas trop. C'est une atmosphère extrêmement bizarre, puisqu'ils ne savent pas, depuis plusieurs jours, s'ils vont jouer ou pas", reconnaît dans les colonnes de La Dépêche du Midi Guy Novès, le manager du Stade Toulousain, qui avoue son impuissance devant une telle situation : "Et je ne sais pas quoi leur dire." Une incertitude qui a fait une victime, en dehors des supporteurs toulousains qui ne pourront se rendre ce mardi soir à Ernest-Wallon et qui ne se verront pas rembourser leur billet (pas de remboursement dans le cas d'un report, ndlr), en la personne de Byron Kelleher, touché à un mollet lundi matin à l'entraînement et incertain pour la rencontre. "A force de renvoyer les joueurs chez eux, de les rappeler, de les renvoyer à nouveau, il y a une décompression, et les soucis arrivent. Voilà", constate Guy Novès. Lequel ne décolère pas: "Je suis désabusé de voir le manque d'intérêt de cette équipe de Glasgow. Ce comportement ne me convient pas. Les Ecossais se sont entraînés dimanche et hier, je ne vois pas pourquoi ils n'arriveraient pas à jouer. On se demande ce qu'il se passe, quel est leur objectif." S'il était de déstabiliser le plus possible les champions d'Europe en titre en profitant de cette situation exceptionnelle, espérons que les Toulousains, échaudés par leur défaite il y a deux saisons face à ces mêmes Warriors (26-33 le 17 janvier 2009), ne tombent pas dans le panneau.