Toujours plus Extreme !

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C'est reparti pour un tour... Pour sa cinquième édition, l'Extreme Sailing Series ne se limitera plus à l'Europe et s'exportera à l'international. Un circuit toujours aussi spectaculaire qui a attiré onze équipes et des marins toujours aussi réputés, dont Paul Campbell-James, le tenant du titre, mais aussi trois skippers français (Cariou, Gavignet, Pennec). Début des hostilités ce week-end à Muscat.

C'est reparti pour un tour... Pour sa cinquième édition, l'Extreme Sailing Series ne se limitera plus à l'Europe et s'exportera à l'international. Un circuit toujours aussi spectaculaire qui a attiré onze équipes et des marins toujours aussi réputés, dont Paul Campbell-James, le tenant du titre, mais aussi trois skippers français (Cariou, Gavignet, Pennec). Début des hostilités ce week-end à Muscat. Le succès ne se dément pas. Pour preuve, l'Extreme Sailing Series voit plus grand. Ils étaient huit la saison dernière. Il y aura cette année onze équipages engagés dans la succession de Paul Campbell-James, vainqueur en 2010 sur The Wave, Muscat et aujourd'hui à la barre de Luna Rossa. Cinq étapes, de Sète (France) à Almeria (Espagne), en passant par Cowes (Angleterre), Kiel (Allemagne) et Trapani (Italie), avaient sanctionné la saison 2011. Quatre rendez-vous de plus seront au programme cette année, tous plus exotiques les uns que les autres avec des manches à Oman, Boston, Qingdao (Chine) ou encore Singapour. Le circuit d'Extreme Sailing Series s'ouvre à l'international et attire toujours plus de marins réputés. Si Franck Cammas, qui prépare la Volvo Ocean Race, ou encore Loïck Peyron, qui a pour projet de présenter une équipe sur la prochaine Coupe de l'America avec son frère Bruno, ne sont plus là, le plateau n'en reste pas moins relevé. Les statistiques suffisent pour s'en convaincre: parmi les 44 marins engagés, 29 coureurs olympiques et 12 détenteurs de records se bousculent pour un total de 97 titres de champions du monde, 11 tours du monde, 69 participations à la Coupe de l'America et huit médailles aux Jeux Olympiques. Guichard avec Cariou chez Alinghi Si Campbell-James est parti du côté de la concurrence, chez les Italiens de Luna Rossa, des habitués de la Coupe de l'America, The Wave, Muscat et Oman Air - les deux bateaux omani - seront une nouvelle fois des équipages référence. Le premier sera skippé par l'Australien Torvar Mirsky, un spécialiste du match-racing. Le second par le Français Sidney Gavignet, repêché par Oman malgré son échec prématuré sur la Route du Rhum. "C'est très frais pour moi. Je ne connaissais pas bien le support, je le découvre tout juste. Et je me dis que je suis heureux d'être là", expliquait le marin de La Courneuve lors de la présentation de la saison. Un enthousiasme mêlé d'appréhension, cet habitué du grand large se sachant attendu. "Je mesure combien le challenge est relevé. C'est peut-être le choix le plus risqué que j'ai pris pour ma carrière. J'aurais pu faire des choses plus simples", avoue-t-il. Il ne sera pas le seul Français inscrit dans la danse. Abandonné par le Groupe Edmond de Rotschild, qui l'a remplacé par son ancien coéquipier Pierre Pennec, Yann Guichard rebondit chez Alinghi - en attendant le développement du projet des Peyron sur la Coupe de l'America - en qualité de barreur au côté de Tanguy Cariou, skipper du team helvète. Une sacré responsabilité pour ce fin tacticien, ancien équipier de Cammas sur Groupama 40 et champion du monde du 470, spécialité qui l'a conduit jusqu'aux Jeux Olympiques de Sydney. D'autant que la concurrence sera féroce avec Terry Hutchinson sur Artemis Racing, Alberto Barovier sur Niceforyou, Roman Hagara sur Team Extreme, Ian Williams, un autre habitué du match-racing sur Team GAC Pindar ou encore Dean Barker qui s'essaie sur ces bateaux ultra-spectaculaires avec Team New Zealand. Premier rendez-vous à partir de dimanche à Muscat. Que le spectacle commence.