Torres sur sa faim

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Torres sur sa faim
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Transfert record du dernier mercato hivernal, Fernando Torres, l'attaquant de Chelsea, n'a toujours pas marqué depuis son arrivée il y a un mois et demi. S'il bénéficie de la protection de son coach, Carlo Ancelotti, "El Niño" est attendu au tournant face à Manchester City, dimanche, en Premier League.

Transfert record du dernier mercato hivernal, Fernando Torres, l'attaquant de Chelsea, n'a toujours pas marqué depuis son arrivée il y a un mois et demi. S'il bénéficie de la protection de son coach, Carlo Ancelotti, "El Niño" est attendu au tournant face à Manchester City, dimanche, en Premier League. 58,5 millions d'euros. C'est la somme folle déboursée en janvier dernier par Chelsea pour arracher Fernando Torres à Liverpool. Mais un mois et demi après son arrivée dans la capitale anglaise, l'attaquant espagnol n'a toujours pas trouvé le chemin des filets en six matches. Dont cinq titularisations. Pas très rentable. Surtout pour un joueur censé booster l'attaque des Blues. Ancelotti fait écran Pas étonnant que le joueur formé à l'Atletico Madrid essuie les critiques. "Trop cher", selon Arsène Wenger, le coach d'Arsenal, dans le Sun: "L'émotion et le manque de temps ont généré une inflation du marché et on peut estimer que Chelsea a dû payé un coût supplémentaire d'environ 15%." Ou trop mauvais, selon la presse anglo-saxone. Voire trop cher et trop mauvais à la fois. Au fil de matches sans but, le poids de son transfert pèse de plus en plus lourd sur les épaules du "Niño". Alors son coach, Carlo Ancelotti, essaye de le décharger de quelques kilos de pression. "Torres a fait du bon travail sur le terrain. Il a tenté, a fait de bons appels et a bien travaillé. Nous devons lui donner du temps pour qu'il s'adapte, mais cela devrait se faire assez vite", expliquait à la BBC le technicien italien au terme de son premier match sous les couleurs des Blues perdu contre... Liverpool (0-1), début février. Même défense une semaine plus tard, après un triste nul contre Fulham (0-0), au cours duquel l'Espagnol avait été transparent: "Fernando apprend à jouer avec l'équipe, et il a bien mieux joué que face à Liverpool." A voir... Torres et l'attaque de Chelsea en question Car dans le jeu, comme devant le but, "El Niño" est loin, très loin de l'apport qu'il avait chez les Reds. "Torres n'a pas marqué, mais je ne demande pas à mes buteurs de marquer. Personne n'est inquiet ici", lâchait Ancelotti après la victoire contre Manchester United (2-1), début mars. Heureusement pour le champion du monde, dont le compteur reste à zéro. Une infécondité qui touche aussi ses partenaires de l'attaque, Drogba, Anelka et Kalou, stériles depuis quatre matches de Premier League. Et qui ont été inoffensifs mercredi, face au FC Copenhague, en huitième de finale retour de Ligue des champions (0-0). Pour cette rencontre, Fernando Torres débutait sur le banc. Une première depuis son arrivée. En prévision de la réception de Manchester City, dimanche, en championnat, selon Carlo Ancelotti. Son entrée en jeu n'a pas permis aux siens de trouver la faille. L'attaquant sera pourtant attendu au cours d'un match capital pour les Blues face aux Citizens, qui les devancent de deux points au classement (avec un match en plus). L'occasion pour Torres de lancer (enfin) sa carrière à Chelsea, lui qui souhaitait, à son arrivée "faire un pas en avant dans [sa] carrière" et être "au top niveau". Il en est encore loin.