Torres, le mal-être

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Torres, le mal-être
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Fernando Torres a créé la polémique outre-Manche, après des propos tenus il y a quelques jours dans une interview accordée au site officiel de la Ligue espagnole de football. Il y critique vertement ses coéquipiers de Chelsea, club qu'El Nino a rejoint en janvier 2011 et où il peine grandement à s'imposer. Si Torres argue d'une mauvaise traduction de ses dires, il pourrait bien être sanctionné.

Fernando Torres a créé la polémique outre-Manche, après des propos tenus il y a quelques jours dans une interview accordée au site officiel de la Ligue espagnole de football. Il y critique vertement ses coéquipiers de Chelsea, club qu'El Nino a rejoint en janvier 2011 et où il peine grandement à s'imposer. Si Torres argue pour sa défense d'une mauvaise traduction de ses dires, il pourrait bien être sanctionné. Les temps sont durs pour Fernando Torres. Et il faut bien dire que l'attaquant espagnol n'y met franchement pas du sien. Transféré en grande pompe de Liverpool à Chelsea lors du mercato d'hiver 2011, moyennant la coquette somme de 58 millions d'euros, "El Nino" n'est jamais parvenu, de par ses performances sur le terrain, à s'imposer sur le front de l'attaque des Blues (1 but seulement en 22 apparitions). Pire, l'arrivée d'André Villas-Boas en remplacement de Carlo Ancelotti sur le banc du club londonien coïncide avec sa mise en concurrence avec Lukaku, Sturridge et consorts. Une situation que Torres ne digère visiblement pas, et qui l'aurait conduit à franchir la ligne rouge il y a quelques jours, dans une interview accordée au site officiel de la Ligue espagnole de football. "Parmi toutes les équipes anglaises, Chelsea est la moins anglaise. Et cela en raison du genre de joueurs que Chelsea a: vieux, qui jouent lentement et qui gardent beaucoup le ballon." Des propos inacceptables, qui n'ont pas tardé à créer la polémique de l'autre côté de la Manche. S'il a tenu à rapidement démentir l'exactitude de la retranscription de ses dires, Torres peine à convaincre. Ainsi, il paraît surprenant que l'attaquant madrilène de naissance ait dans le même temps relayé cette interview sur son site officiel, alors qu'il lui reproche sa crédibilité... Torres, déjà sur le départ ? André Villas-Boas en personne a tenu à désamorcer la bombe, dans une interview accordée à SkySports lundi, annonçant l'ouverture d'une enquête interne: "Nous allons essayer de récupérer la copie originale de l'interview. Nous verrons si c'est la traduction exacte de ce qui a été publié. Et si c'est le cas, je le sanctionnerai bien sûr." Quoiqu'il advienne, la situation de Fernando Torres à Chelsea est plus que jamais insoutenable, d'autant que l'Espagnol est loin d'être irréprochable sportivement en ce début de saison. Relégué sur le banc le week-end dernier alors que ses coéquipiers affrontaient Sunderland (2-1), "El Nino" ne semble pas accepter cette situation, lui qui était un des piliers des Reds de Liverpool les années précédentes (93 buts en 4 saisons). Les propos de Torres, s'ils s'avèrent exacts, sonnent comme l'extériorisation d'un profond mal-être chez l'intéressé. Très souvent blessé, Torres n'est pas titulaire en sélection espagnole, et cela ne devrait pas évoluer favorablement à l'avenir tant le vivier de la Furia Roja est immense. En club, il est passé du statut de titulaire indiscutable à Liverpool à celui de joker de luxe cette saison, en passe d'être dépassé par le jeune et prometteur Lukaku. La coupe est pleine pour l'Espagnol. D'ailleurs, la presse italienne bruisse déjà de rumeurs d'un possible transfert de Torres vers la Botte lors du prochain mercato hivernal. Les deux Milan et la Juve seraient ainsi intéressés, même si le prix a de quoi refroidir les ardeurs (60 millions d'euros). Vraisemblablement sur le banc ce mardi soir en Ligue des Champions face au Bayer Leverkusen, le Madrilène aura tout le loisir de penser à un avenir qui, s'il paraissait doré à son sujet il y a encore quelques mois, semble s'assombrir de semaines en semaines...