"Toasty" ou pas "toasty"...

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"Toasty" ou pas "toasty"...
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Tout au long de cette 7e Coupe du monde, notre site vous fera vivre au plus près de l'équipe de France. Analyses, confidences, anecdotes, sans oublier l'indispensable bilan médical: tout ce qu'il faut savoir de l'actualité tricolore est à suivre quotidiennement dans le journal des Bleus. Avec l'annonce du premier quinze titulaire, les déçus doivent ravaler leur frustration. Palisson et Estebanez pensent au Pacs... Et Dusautoir succède à Ibanez.

Tout au long de cette 7e Coupe du monde, notre site vous fera vivre au plus près de l'équipe de France. Analyses, confidences, anecdotes, sans oublier l'indispensable bilan médical: tout ce qu'il faut savoir de l'actualité tricolore est à suivre quotidiennement dans le journal des Bleus. Avec l'annonce du premier quinze titulaire, les déçus doivent ravaler leur frustration. Palisson et Estebanez pensent au Pacs... Et Dusautoir succède à Ibanez. Dans le petit abécédaire de l'histoire du XV de France, le terme "toasty" désigne le surnom des réservistes dont le statut acquis, lors de la Coupe du monde 2003, en Australie, rendaient plus disponibles pour les toasts et les petits fours des cocktails et autres réceptions protocolaires. Avec l'annonce du premier quinze de départ pour affronter le Japon samedi, à North Shore, le syndrome de ce qu'on appelle aussi les "coiffeurs" a surgi, comme une menace sur ce groupe France qui, de l'avis de tous, depuis deux mois de préparation, vit si bien ensemble. Dès mardi, Marc Lièvremont espérait que "les déçus du jour sauront digérer cette déception et se mettre au service du collectif." Plus facile à dire qu'à faire... Car inévitablement, et même s'il ne s'agit que de "l'équipe type du moment", difficile de ne pas y voir une hiérarchie se dessiner. Pour un Dimitri Yachvili, titulaire à la charnière et plutôt dans le beau rôle, mais qui vécut dans la peau d'un réserviste tout le Mondial 2003, "le terme "toasty" n'a pas été employé cette année parce que c'est peut-être un groupe qui présente plus d'émulation et c'est peut-être une autre manière de gérer un groupe." Peut-être, mais la frustration est inévitable chez tous ces compétiteurs que la logique du staff, de ne pas graver dans le marbre une équipe type, a entretenu jusqu'au dernier moment dans cet espoir... "Quand mon fils me dit: "Papa, pourquoi t'es remplaçant ?", ça me fait chier", ne peut s'empêcher de lâcher Dimitri Szarzewski, dans la forme de sa vie selon le sélectionneur, mais une fois encore cantonné an rang de n°2. David Skrela, qui au moins a la chance d'apparaître sur le banc, mesure à quel point ces instants sont sensibles dans la trajectoire de l'équipe, lui qui déjà figura en tant que doublure en 2007: "C'est dur, parce qu'on ne joue pas, on est moins concerné par le match, et pourtant, on a un rôle important parce que l'équilibre d'un groupe, c'est tellement dur à bâtir, mais si facile à détruire, souligne le néo-Clermontois. Il faut savoir mettre au placard sa rancoeur personnelle et sa frustration. C'est facile à dire, mais je crois que c'est eux qui font qu'on sera en mesure de réaliser de belles choses dans la compétition." Des paroles certes, mais aussi des attentions, des gestes pour rassurer son partenaire ébranlé: "Ce groupe est assez sain, travaille bien ensemble, à nous de le garder sain." Une tâche d'une complexité évidente. Dusautoir dans la lignée Quatre ans après l'emblématique Raphaël Ibanez, c'est à Thierry Dusautoir de mener à son tour, en tant que capitaine, les Bleus du XV de France dans le contexte si particulier de la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande (9 sept.-23 oct.). Une charge et un honneur que le flanker toulousain assume plus que jamais: "Ça fait très plaisir. Il y a eu très peu de capitaines en Coupe du monde, souligne-t-il. Désormais j'en fais partie, mais ce n'est pas le plus important. C'est notre performance qui m'intéresse et m'anime en ce moment. On connait nos forces et nos faiblesses." Et de conclure: "On ne perd pas de vue qu'on est ici pour gagner la Coupe du monde." Un Pacs pour Estebanez et Palisson ? L'un sera titulaire samedi, à North Shore, face au Japon, lors du premier match du XV de France en Coupe du monde, l'autre soigne sa déchirure au psoas. Fabrice Estebanez et Alexis Palisson n'abandonnent pourtant pas le rêve de disputer un match ensemble dans la compétition. Compagnons de chambrée, les deux futurs ex-inséparables du CABC restent indissociables, comme l'a souligné Estebanez, non sans humour: "Tous nos amis de Brive nous proposent de nous pacser. On va y réfléchir (rires), lance-t-il dans un sourire. On a eu du mal à se séparer en sachant qu'on allait se quitter à la fin de l'aventure briviste. On a la chance de se retrouver en équipe de France, en espérant qu'on aille le plus loin possible et que notre séparation soit le plus tard possible." Quant à savoir à quoi les deux potes passent leur temps libre à Takapuna, là aussi, le futur Racingman ne se prend pas au sérieux: "Comme un couple, on se promène, on regarde des films, on prépare le thé..." Un tour par l'infirmerie... S'il a dû interrompre mardi sa séance d'entraînement, victime d'une légère tension au niveau du mollet droit, David Marty, désigné en tant que remplaçant face aux Nippons, devrait toutefois être en mesure de tenir sa place. L'autre Perpignanais, Maxime Mermoz, dont la reprise de l'entraînement collectif, est attendue en fin de semaine, laisse à penser qu'il postulera pour le Canada. Un match qu'Alexis Palisson, victime d'une déchirure au psoas droit et absent lors de la séance, ne sera a priori pas non plus en mesure de disputer. Mercredi: Estebanez joue "l'homme pressé"