Théaux à l'assaut de la Saslong

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Théaux à l'assaut de la Saslong
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Premier grand rendez-vous européen de la saison, la descente de Val Gardena se déroule samedi, précédée par un Super-G ce vendredi. Quatrième du deuxième entrainement jeudi, Adrien Théaux tentera de confirmer son podium de Lake Louise sur une piste mythique, la Saslong. L'ancien royaume d'Antoine Deneriaz sera encore difficile à dompter cette année après les chutes de neige survenues dans la semaine.

Premier grand rendez-vous européen de la saison, la descente de Val Gardena se déroule samedi, précédée par un Super-G ce vendredi. Quatrième du deuxième entrainement jeudi, Adrien Théaux tentera de confirmer son podium de Lake Louise sur une piste mythique, la Saslong. L'ancien royaume d'Antoine Deneriaz sera encore difficile à dompter cette année après les chutes de neige survenues dans la semaine. Si Adrien Théaux veut rivaliser avec les meilleurs descendeurs cette saison, sa progression passe par d'avantage de régularité. Le Pyrénéen, originaire de La Mongie mais licencié à Val Thorens en Savoie, le sait, surtout après une tournée américaine qui lui laisse autant d'espoirs que de regrets. Sixième de la descente de Lake Louise après s'être montré impressionnant à l'entraînement, le Français avait surtout souffert de conditions climatiques changeantes que le vieux routard Didier Cuche avait su optimiser. Qu'importe, le Super-G, sa discipline de prédilection, allait être bien mieux qu'un lot de consolation avec une belle troisième place à la clé. De quoi fournir les plus beaux espoirs: "Je suis accompagné par deux gros clients sur le podium (Svindal et Cuche, ndlr). C'est vraiment une bonne semaine", confiait-il alors à nos confrères du Dauphiné Libéré. "C'était de la neige molle et nous allons voir ce qu'il en est sur le dur. J'aime Beaver Creek car c'est pentu, avec aussi des sauts." Avec une telle forme, Théaux était en effet impatient de retrouver la Birds of Prey, théâtre de son premier podium l'an passé (2e en Super-G). Mais les années se suivent et ne se ressemblent pas dans le Colorado. Pas dans le coup, le Français a dû se contenter d'une 18e place en Super-G comme meilleur résultat. Val Gardena arrive donc à temps pour se relancer. 22e d'un premier entraînement perturbé par le brouillard posé sur les monts des Dolomites, Théaux s'est parfaitement adapté jeudi en prenant la quatrième place, toujours dans le brouillard. Suffisant pour qu'il se prenne à rêver d'enfin dompter la Saslong, piste atypique comprenant de nombreux mouvements de terrain et des sauts comme celui du Kamel ("saut du chameau", près de 80 mètres en l'air pour Michael Walchoffer), lieu de la spectaculaire envolée de David Poisson en 2009. Une belle performance dans les Dolomites serait une première pour lui après sa 12e place en Super-G l'an passé, son meilleur résultat à Val Gardena. Dans le jardin de Deneriaz... Problème, après un début d'hiver aride, la neige est tombée abondamment la semaine dernière sur le massif alpin, rendant l'approche de cette course plus difficile. L'ancien jardin d'Antoine Deneriaz, vainqueur de la descente en 2002 et 2003, sera donc encore plus délicat à apprivoiser. Et ce n'est pas Didier Cuche et toute son expérience qui dira le contraire: "Cela change du tout au tout avec le frigo de Beaver Creek. Là-bas, la neige était agressive au possible. Chaque petite erreur se payait cash avec une perte de vitesse et donc des centièmes en moins, expliquait mercredi le Suisse au Matin. Ici avec une température élevée avec, en plus, de la neige fraîche, les cristaux sont totalement différents. Il faut donc en faire le moins possible tout en parvenant à négocier tous les virages. Dans ces conditions, une faute freine moins les skis et il y a une possibilité de retrouver de la vitesse. A moins d'un changement de temps radical, la piste ne sera pas beaucoup plus rapide samedi." D'ici là, et si le temps incertain sur les Alpes le permet, puisqu'une tempête est annoncée sur le versant français dès jeudi soir, moins en Italie, Cuche comme Théaux auront pu emmagasiner de la confiance en Super-G. L'occasion aussi de réussir leur approche de "La Ciaslat", un passage clé à mi-course. Malgré un tracé très direct, favorisant les purs descendeurs, le Français a une vraie carte à jouer. Là, résidera sa faculté à passer à l'échelon supérieur. Celui qui lui permettra de rivaliser pour de bon avec les meilleures flèches du circuit.