Terminus pour l'Asvel...

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Terminus pour l'Asvel...
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Il n'y aura qu'un club français en Euroligue cette saison. Après Cholet et Gravelines-Dunkerque, c'est Villeurbanne qui a échoué dans sa mission de rejoindre Nancy en phase de poules. Au lendemain de son succès face au BCM, l'Asvel a buté sur le Galatasaray (83-93), ce samedi soir à Vilnius, au tour préliminaire de la compétition.

Il n'y aura qu'un club français en Euroligue cette saison. Après Cholet et Gravelines-Dunkerque, c'est Villeurbanne qui a échoué dans sa mission de rejoindre Nancy en phase de poules. Au lendemain de son succès face au BCM, l'Asvel a buté sur le Galatasaray (83-93), ce samedi soir à Vilnius, au tour préliminaire de la compétition. Au départ, ils étaient trois. A la fin, il n'en reste aucun. L'aventure de l'Euroligue a été très éphémère pour les clubs français engagés au tour préliminaire de la compétition. Comme Cholet, éliminé jeudi par le Cibona Zagreb (70-77), et Gravelines-Dunkerque, qu'il avait dominé la veille (80-72), Villeurbanne n'obtiendra pas l'un des deux derniers tickets qualificatifs pour la phase de poules encore en jeu: l'un à Vilnius, l'autre à Charleroi. Opposée au Galatasaray, ce samedi soir en Lituanie, l'Asvel s'est accrochée tant qu'elle a pu avant de lâcher prise (83-93), la faute à un Lakovic meurtrier (22 points, à 6/8 à trois points, 3 passes). A un peu plus de deux minutes de la fin, les joueurs de Pierre Vincent étaient ainsi encore dans le coup, à seulement quatre longueurs de l'équipe turque (80-84, 37e). Mais l'ancien Barcelonais a, d'un tir primé foudroyant, calmé leurs espoirs de retour. Il n'y aura donc, cette saison encore, qu'un seul club de Pro A en Euroligue. Au lieu de Cholet, ce sera Nancy. Un constat révélateur du retard qu'a le basket tricolore sur ses voisins continentaux, l'Espagne étant elle représentée par cinq formations. Le plus triste, c'est que cela ne surprend personne. Se qualifier directement pour le tour principal est déjà une sacrée mission, que seul le champion de France peut remplir. Passer par ce tour préliminaire en trois matches couperet, au mieux, est également une affaire des plus délicates, surtout vu la densité du tableau. Westermann étincelant puis transparent Gros morceau de cette phase qualificative avec Vilnius, qui a dominé le Cibona Zagreb un peu plus tôt (88-71), le Galatasaray a été surpris en début de match par l'adresse de Jackson et Goss. Mais les Stambouliotes se sont vite ressaisis et, dans le sillage notamment de Songaila et Lakovic, ont repris les commandes de la rencontre malgré l'énergie de Lacombe (28-23, 10e). Le mérite de l'Asvel est alors de ne pas avoir lâché. Présents au rebond, et dans un premier temps pas maladroits de loin, les Villeurbannais ont trouvé en Westermann une arme absolue, auteur de 18 points à la pause. Cette réussite ne leur a toutefois pas suffi à regagner les vestiaires en tête (51-52, 20e). Et le problème, c'est que l'adresse rhodanienne a peu à peu disparu après le repos, Goss (13 points) ayant dû se contenter d'un seul shoot inscrit lors des deux derniers quarts et Westermann ayant été, lui, tout bonnement muselé en attaque. Si Thompson (17 points) et Armstrong (11 points, 11 rebonds), à l'intérieur, ont essayé comme ils ont pu de prendre le relais, leurs efforts sont restés vains. Ce sont bien les Stambouliotes qui joueront la finale de ce tournoi contre Vilnius. L'Asvel, elle, se consolera avec l'Eurocoupe.