Tchicamboud: "Pas d'ego"

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Tchicamboud: "Pas d'ego"
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A l'heure de retrouver Nicolas Batum, son partenaire en équipe de France, dimanche à 13h30 pour le Match des Champions entre Chalon et Nancy, Steed Tchicamboud revient sur son surprenant Euro argenté et évoque son duel avec un néo-Nancéien qu'il a "hâte de retrouver." Le meneur chalonnais tient surtout à "vite savoir" si l'Elan peut "jouer les premiers rôles."

A l'heure de retrouver Nicolas Batum, son partenaire en équipe de France, dimanche à 13h30 pour le Match des Champions entre Chalon et Nancy, Steed Tchicamboud revient sur son surprenant Euro argenté et évoque son duel avec un néo-Nancéien qu'il a "hâte de retrouver." Le meneur chalonnais tient surtout à "vite savoir" si l'Elan peut "jouer les premiers rôles." Steed, vous avez repris avec Chalon dès votre retour du championnat d'Europe, sans vraiment couper. Comment vous sentez-vous physiquement ? Là, ça va. Mais comme le coach l'a dit, je pense que je ne ressentirai le contrecoup que dans quelques temps. Pour l'instant, je suis bien. Après, j'ai perdu un peu du punch que j'avais avant, parce que j'avais arrêté de faire de la musculation. J'en ai parlé avec le staff médical des Bleus mais aussi avec mon coach en fin de saison dernière. Je continue donc à en faire aujourd'hui, et ce n'est pas de la "muscu" poussée, mais tranquille (rires) ! Tranquille, soit tout le contraire de votre début de saison... C'est sûr ! L'année dernière, on avait eu un début de championnat à notre portée alors que là on commence très, très fort avec Gravelines, puis Orléans et ensuite Cholet. Mais ce n'est pas plus mal parce qu'on va vite savoir où on en est, si on peut jouer les premiers rôles ou pas. Que pouvez-nous dire sur ce groupe chalonnais, qui a finalement très peu bougé ? On a voulu conserver le même groupe sur deux, trois ans. Marquez (Haynes, ndlr) est parti, et on a pris le même profil en un peu plus shooteur (Malcolm Delaney, ndlr). L'équipe reste donc globalement la même. Lors de mon retour, il y a juste eu un petit problème de cohésion avec Malcolm. Comme je n'étais pas là, il a joué meneur toute la préparation. Et après il est passé en poste deux mais ça va se régler vite fait, ce n'est pas un souci. "Chez les Bleus, chacun avait sa place et savait où se mettre" Eprouvez-vous des regrets après votre courte victoire en match qualificatif aller de l'Eurocoupe face à Zagreb (78-73), alors que vous avez compté jusqu'à 22 points d'avance ? Déjà, c'est une très bonne équipe, qui a terminé à la 3e place de cette compétition la saison dernière. Sinon, ce résultat nous maintient sous pression. Parce que si on était parti là-bas avec 22 points d'avance, on serait peut-être tombés sur un Zagreb agressif dès le début, ce qui aurait pu nous surprendre. Là, on est prévenus. On va être agressifs, parce qu'on n'a que cinq points d'avance. Revenons maintenant sur l'Euro lituanien où, appelé de dernière minute en équipe de France, vous avez réussi à remporter la médaille d'argent et à vous qualifier pour la prochaine olympiade. Comment avez-vous vécu tout cela ? Déjà, c'était vraiment une grosse satisfaction. A chaque fois que le coach a fait appel à moi, j'ai répondu présent. J'ai d'ailleurs vu qu'il faisait mon "éloge" dans la presse, donc je suis forcément content. Tony (Parker, ndlr) m'a aussi félicité mais c'est surtout de la part du coach que ça fait plaisir. Car au début je ne devais pas être là, et que je n'ai été retenu qu'après la blessure d'Antoine Diot. Vincent Collet a-t-il évoqué les prochaines échéances avec vous, et notamment les Jeux Olympiques de Londres ? Non, pas du tout. On s'est juste projeté sur la compétition en cours et on n'a pas vraiment pas parlé de la prochaine étape avec l'équipe de France. A vrai dire, personne n'en a parlé. Après, j'espère vraiment être à Londres. Il faut continuer à travailler toute l'année, essayer de toujours progresser et, bien sûr, faire une bonne saison avec Chalon. Quels autres souvenirs conserverez-vous de ce championnat d'Europe ? Déjà, que la Lituanie est un très beau pays et un vrai pays de basket, comme la France peut l'être avec le football. Et puis que l'ambiance dans le groupe était très bonne, même s'il y a toujours de bonnes ambiances. Là, c'était bien hiérarchisé. Chacun avait sa place, savait où se mettre et surtout, il n'y avait pas d'egos. "Le retour de Batum ? Une très bonne nouvelle pour le basket français" Et qu'allez-vous faire de votre médaille ? J'avais déjà commencé à faire mon petit musée, et elle va y tenir une bonne place... Un musée qui pourrait s'enrichir dimanche d'un nouvel élément avec le Trophée des Champions. Est-ce votre principal objectif pour cette rencontre face à Nancy ? On veut déjà savoir où on est, car on n'a pas encore joué de match au complet. Et puis on veut surtout voir où on se situe par rapport à une grosse équipe de Pro A. Chalon contre Nancy, c'est aussi Steed Tchicamboud contre Nicolas Batum, ou bien "l'escroc" contre "la crevette atrophiée" (leurs surnoms respectifs chez les Bleus, ndlr). C'est bien ça ? On va dire ça, oui (rires). Pendant tout l'Euro on se chambrait là-dessus. Il pense que Nancy va gagner et moi je pense le contraire. Mais on a hâte de se retrouver ! Quel regard portez-vous sur son retour en Pro A ? C'est une très bonne nouvelle pour le championnat et pour le basket français. Voir des joueurs comme ça revenir avec un très gros statut et en plus une belle médaille autour du cou, c'est vraiment bien pour notre sport.