Tamgho oui, Lavillenie non !

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Tamgho oui, Lavillenie non !
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La première étape de la Diamond League, vendredi à Doha, a été le théâtre de fortunes diverses pour Renaud Lavillenie et Teddy Tamgho, deux des chefs de file de l'athlétisme français. Le perchiste tricolore s'est en effet heurté à une barre de 5,60 m, échouant ainsi au pied du podium. En revanche, Teddy Tamgho a tenu son rang de recordman du monde en salle, en remportant le concours du triple saut avec 17,49 m.

La première étape de la Diamond League, vendredi à Doha, a été le théâtre de fortunes diverses pour Renaud Lavillenie et Teddy Tamgho, deux des chefs de file de l'athlétisme français. Le perchiste tricolore s'est en effet heurté à une barre de 5,60 m, échouant ainsi au pied du podium. En revanche, Teddy Tamgho a tenu son rang de recordman du monde en salle, en remportant le concours du triple saut avec 17,49 m. L'un qui rit, l'autre qui pleure. Le raccourci est facile, mais extrêmement révélateur du déroulement du meeting de Doha, première étape de la Diamond League qui s'ouvrait vendredi, d'un point de vue franco-français. Car dans le stade Hamad Bin Suhaim, Renaud Lavillenie et Teddy Tamgho, deux des plus importants chefs de file de l'athlétisme tricolore, n'auraient pas pu s'y prendre différemment s'ils avaient voulu entamer leur saison en plein air de manière opposée. Grand favori du concours de saut à la perche qui ouvrait le meeting, Lavillenie, champion d'Europe en salle en mars dernier avec un saut à 6,03 m, n'aura jamais semblé dans le coup, dans un concours relevé pour une rentrée. Son échec initial à 5,50 m avait sonné comme un avertissement, son triple échec dix centimètres plus haut relève de l'accident de parcours, pour un athlète qui a signé six concours à 5,85 m ou plus cet hiver. Lavillenie, qui se disait "fatigué physiquement mais mentalement très bien" dans une interview accordée à notre site cette semaine, paye peut-être là son stage de préparation au Portugal. Pour Tamgho, le constat est donc tout autre. Même après deux semaines de stage "nerveusement fatigantes", le recordman du monde en salle (17,92 m à Bercy en mars dernier) semble avoir acquis au fil des mois une marge importante vis-à-vis de ses concurrents. A Doha, Leevan Sands et Alexis Copello avaient pourtant dégainé les premiers, en signant respectivement 17,09 m et 17,05 m alors que le Français mordait son premier essai. Hurtis, rentrée prometteuse Mais ce dernier, sur sa deuxième tentative, bondissait à 17,49 m, signant ainsi la meilleure performance mondiale de la saison, suffisante pour écraser le concours. Au passage, le natif de Montreuil s'offre le record du meeting, jusqu'alors détenu par son adversaire cubain du soir, Alexis Copello. Une petite revanche, certes anecdotique, mais qui témoigne toutefois de la supériorité de Tamgho depuis quatorze mois, et son titre mondial en salle à... Doha. Sandra Gomis, pour sa part, est encore loin de ce niveau. Venue au Qatar pour se frotter à quelques-unes des meilleures hurdleuses du moment, la Française aura payé cher pour apprendre, en prenant la huitième place du 100 m haies, derrière l'armada des Américaines débarquée à Doha. La surprise est venue de Kellie Wells, qui a égalé sa meilleure performance mondiale en couvrant la distance en 12''58, devançant Danielle Carruthers et Lolo Jones, la championne du monde signant là une timide rentrée en 12''67. Au contraire, Allyson Felix a tenu son rang de tête d'affiche du 400m. La détentrice du record du meeting a signé la meilleure performance mondiale de l'année en 50''33, devant Amantle Montsho et Patricia Hall. Muriel Hurtis a connu une rentrée plutôt convaincante, prenant la quatrième place de la course, en 52''30.