Talabardon: "Il fallait oser"

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Talabardon: "Il fallait oser"
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Après Anthony Delaplace, l'équipe Saur-Sojasun était encore aux avant-postes vendredi entre Le Mans et Châteauroux avec la présence de Yannick Talabardon dans une échappée de quatre coureurs. A l'origine de l'attaque dès le kilomètre zéro, le Parisien et ses compagnons d'un jour ont été repris à une quinzaine de kilomètres de l'arrivée. Mais Talabardon a été récompensé de sa prise de risque par le prix de la combativité.

Après Anthony Delaplace, l'équipe Saur-Sojasun était encore aux avant-postes vendredi entre Le Mans et Châteauroux avec la présence de Yannick Talabardon dans une échappée de quatre coureurs. A l'origine de l'attaque dès le kilomètre zéro, le Parisien et ses compagnons d'un jour ont été repris à une quinzaine de kilomètres de l'arrivée. Mais Talabardon a été récompensé de sa prise de risque par le prix de la combativité. Yannick, comment s'est passée cette journée à l'avant ? On est parti assez tôt, même très tôt, au kilomètre zéro. Il fallait oser. Avec ce vent de face et ce vent de côté, c'était très usant. Après c'était moins stressant d'être à l'avant que dans le peloton. Cela fait deux, trois jours que c'est très nerveux. Il faut éviter les chutes, les bordures. Ces échappées qui partent de très loin ne sont-elles pas vouées à l'échec ? Mentalement, j'ai pris du plaisir aujourd'hui, peut-être pas physiquement, car je me suis fait mal aux jambes. Mais pour le moral, c'était bon d'être à l'avant. Avez-vous eu peur pour votre leader Jérôme Coppel, pris dans la chute qui contraint Bradley Wiggins à l'abandon ? J'ai eu en tout et pour tout quinze kilomètres pour prendre des nouvelles de Jérôme. Quand j'ai été rattrapé, je suis tout de suite allé le voir. Il n'avait pas le bon vélo puisqu'il avait celui de Jonathan Hivert. Il était donc un peu bas. Il avait aussi mal à la main, mais bon, il limite bien la casse en terminant dans le peloton. J'espère qu'il n'a pas trop mal. Il a passé la première semaine, on espère que cela ira pour la suite. Pour récupérer pas de problèmes, vous avez un bon kiné dans l'équipe ? Oui, j'ai imposé que mon frère (Sébastien) soit kiné dans l'équipe (rires). Donc, cela ne se passe pas trop mal pour moi. Je crois qu'il va avoir beaucoup de travail ce soir au niveau des jambes et des fessiers, car j'étais à la limite des crampes en arrivant.