Szarzewski: "Il y a pire pour une reprise"

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Szarzewski: "Il y a pire pour une reprise"
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Rentré de Nouvelle-Zélande il y a tout juste une semaine, Dimitri Szarzewski a participé mercredi à son deuxième entraînement de la semaine avec le Stade Français, un club où beaucoup de choses ont changé cet été. Le talonneur international, frustré par son statut de remplaçant pendant la Coupe du monde, sera titulaire samedi contre Clermont au Stade de France. Prêt à aider son équipe même s'il est incertain sur son avenir.

Rentré de Nouvelle-Zélande il y a tout juste une semaine, Dimitri Szarzewski a participé mercredi à son deuxième entraînement de la semaine avec le Stade Français, un club où beaucoup de choses ont changé cet été. Le talonneur international, frustré par son statut de remplaçant pendant la Coupe du monde, sera titulaire samedi contre Clermont au Stade de France. Prêt à aider son équipe même s'il est incertain sur son avenir. Dimitri, avez-vous bien digéré le retour à la maison ? Normalement, c'est plus facile dans ce sens là, mais là ça a été un peu compliqué. Mais c'est un peu normal avec la décompression après la finale, le voyage en avion où on n'a pas beaucoup dormi et la journée de mercredi qui a été assez chargée. Tout ça fait que j'ai eu un peu de mal à récupérer mais bon, j'ai eu toute la fin de semaine pour me reposer. Maintenant les choses sérieuses reprennent. N'est-ce pas trop dur de replonger de suite dans le bain du Top 14 ? Ça va. Jouer au Stade de France samedi, il y a pire pour une reprise. C'est sympa d'affronter Clermont, leader du championnat, devant 70 000 spectateurs. Vous n'avez pourtant pas que de bons souvenirs dans ce stade... C'est vrai que je garde un sentiment mitigé de ma dernière sortie au Stade de France. D'un côté, on a gagné contre Toulouse avec le bonus offensif. De l'autre, je me suis blessé sur ce match, ce qui m'éloigne des terrains pendant cinq mois. J'avais raté pas mal d'échéances. Mais je suis toujours ravi de jouer au Stade de France même si ça nous est arrivé de connaître quelques désillusions. Quoiqu'il arrive, ce week-end nous ferons tout pour l'emporter parce que nous avons besoin de points et parce que nous avons envie de montrer aux Clermontois que nous sommes une grande équipe. Avez-vous suivi à distance le parcours de votre équipe pendant la Coupe du monde ? C'était un peu difficile avec le décalage horaire mais j'ai suivi par internet, de temps en temps j'avais aussi des coéquipiers au téléphone... Mais c'est vrai que je n'ai pas pu voir de match en direct. Après, on était plutôt bien parti donc j'étais content et je chambrais un peu mes coéquipiers en équipe de France mais je me suis vite arrêté parce que les résultats étaient moins bons. Ces trois dernières défaites nous font beaucoup de mal mais j'espère qu'on va renouer avec la victoire samedi. "Content de tourner la page" Avez-vous eu droit à une séance de rattrapage spéciale avec Pascal Papé ? Depuis le début de la semaine, on nous a montré le système de jeu, parce que ça a changé au niveau des annonces notamment. En plus, j'ai un rôle important, que ce soit en touche, en mêlée ou sur le terrain. Il a fallu travailler notre positionnement. Après, on s'est contenté des vidéos collectives, on a regardé notamment le dernier match de Clermont contre Biarritz. On sait à quoi nous attendre : c'est une belle équipe, ils se font plaisir, ils sont en pleine confiance. Nous, on l'est un peu moins. Il faudra prendre ce match par le bon bout. Compliqué quand on débarque à peine, non ? Non. Pendant la Coupe du monde, j'ai souvent été remplaçant, je n'ai pas eu beaucoup de temps de jeu. Donc je suis vraiment content de tourner la page et de reprendre rapidement en championnat. Ça me fait plaisir de commencer ce match. Et puis, j'ai envie de m'inscrire dans cette nouvelle histoire. Beaucoup de choses ont changé ici pendant l'été : les dirigeants, les joueurs... Le Stade Français est en reconstruction. Mais l'équipe monte en puissance. Et j'espère que, dès samedi, on pourra montrer ce que l'on est capable de faire. Avez-vous rapidement repris vos marques ? Il y a du changement ! Mais ça fait plaisir, ça nous empêche de tomber dans une routine qui peut être lassante. Là, tout est nouveau. Ça m'a fait bizarre d'ailleurs mardi de voir autant de monde à l'entraînement. L'année dernière, entre les blessures et l'effectif qui était peu juste en nombre, il y avait moins de monde. Là, notamment devant, on peut faire deux voire trois équipes. C'est bien, on peut faire de bons entraînements. Reste à traduire ce travail en match. Qu'est-ce que ça fait d'être entraîné par Mario Ledesma ? J'ai joué un paquet de fois contre lui. C'est quelqu'un que j'apprécie, on s'est toujours respecté sur le terrain. Il est ambitieux, très impliqué lors des entraînements. Il a fait ses preuves en tant que joueur, ça a été un grand leader. Maintenant , il faut qu'il fasse ses preuves en tant qu'entraîneur (sourires) mais ça a l'air bien parti. Avez-vous le sentiment d'avoir un rôle particulier à jouer du fait de votre statut de vice-champion du monde ? Ça fait plaisir à tout le groupe de nous retrouver, c'est vrai qu'on a fait un beau parcours. On est enthousiaste et on a essayé de transmettre notre joie de vivre au groupe. Je pense que c'est important pour le groupe.