Sy: "Profiter au maximum"

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Sy: "Profiter au maximum"
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Drafté par les Hawks en 2010, Pape Sy rêve de se faire une vraie place en NBA, lui qui évolue le temps du lock-out à Gravelines, en déplacement à Poitiers samedi. Auteur d'un match énorme face à Pau, il s'est rappelé au bon souvenir de la Pro A et compte bien continuer durant toute la durée de la grève qui paralyse le championnat nord-américain. Avant de s'imposer à Atlanta.

Drafté par les Hawks en 2010, Pape Sy rêve de se faire une vraie place en NBA, lui qui évolue le temps du lock-out à Gravelines, en déplacement à Poitiers samedi. Auteur d'un match énorme face à Pau, il s'est rappelé au bon souvenir de la Pro A et compte bien continuer durant toute la durée de la grève qui paralyse le championnat nord-américain. Avant de s'imposer à Atlanta. Pape, vous avez réalisé votre match le plus abouti en Pro A avec 25 points en 20 minutes lors de la dernière journée contre Pau. Votre entraîneur Christian Monschau dit d'ailleurs que votre personnalité a évolué et que vous voulez désormais plus de responsabilités. Vous confirmez ? Ça fait du bien, j'essaie de montrer ce que je sais faire. Contre Pau, je me suis senti à l'aise, ça a aidé l'équipe et c'est tant mieux. J'essaie de grandir dans mon jeu et c'est vrai que j'ai envie de prendre des responsabilités et de m'affirmer dans l'équipe. Et c'est ce que j'essaie de faire. Même en sortant du banc ? Ça ne me dérange pas du tout. On est dans un bon collectif, je me sens bien dans la rotation donc ce n'est pas du tout un problème. Qu'est-ce qui vous a convaincu de venir à Gravelines ? La présence de Christian Monschau, l'effectif très franco-français ? Si avoir une ossature de joueurs français est un avantage pour l'ambiance du groupe et que ça aide forcément un petit peu, ça n'a pas vraiment joué dans ma décision. La présence de Christian Monschau fait, par contre, partie des facteurs de ma présence ici. Je l'avais eu au Havre, ça s'était très bien passé et j'avais gardé contact avec lui. Et puis Gravelines a un bon projet, c'est une équipe qui est très bien construite, et tout ça a fait que j'ai eu envie de m'inscrire dedans. Aviez-vous d'autres propositions, à l'étranger notamment ? J'avais d'autres options mais par rapport à l'adaptation, au type de jeu, c'était mieux d'arriver dans un championnat que je connaissais déjà. Et comme le lock-out est pour une durée indéterminée, je pense que c'était plus sûr de venir en France. Contrairement aux autres joueurs NBA qui sont revenus en France, vous ne disposez pas de contrat garanti avec les Hawks... C'est pour ça que j'essaie d'optimiser le temps que j'ai à Gravelines, de continuer à travailler et à progresser, et d'utiliser au mieux mon temps pour être prêt à saisir ma chance en NBA dès que le lock-out sera terminé. Car j'appartiens aux Hawks et je serai dans l'obligation de repartir là-bas. "Le Nord, c'est très chaud !" Votre avenir est donc toujours à Atlanta ? La fin de saison s'était assez bien passée, j'ai même eu ma chance en playoffs alors que je ne m'y attendais pas forcément. C'était donc assez positif. Maintenant, c'était la saison dernière et ils vont vouloir que je continue à progresser une fois que ça reprendra. Et c'est là que j'en saurais plus sur mon avenir. On imagine que la perspective de retourner en NBDL ne vous enchante guère... C'est sûr. Maintenant que j'ai vécu l'expérience, je sais que ce n'est pas un niveau auquel j'ai envie d'évoluer. Mon objectif est vraiment d'aller à Atlanta et de rester avec le groupe. Donc on verra à ce moment-là. Que peut apporter le retour des joueurs NBA en Pro A sur la durée ? Ne risquez-vous pas de fausser le championnat en le quittant au bout de quelques mois ? Ça va vraiment aider au niveau de l'image du basket français d'avoir des têtes d'affiche et des grands noms comme Tony (Parker), Nicolas (Batum), ou même Boris (Diaw). Les gens vont forcément s'y intéresser plus. Après, je pense que par rapport à l'intensité du jeu notamment, c'est un plus pour le championnat. C'est donc vraiment positif et je pense que c'est de ce côté-là qu'il faut le prendre, pour profiter au maximum le temps de cette grève. Et au niveau de l'ambiance et de l'affluence dans les salles ? Gravelines, c'est peut-être à part parce qu'il y a une autre ambiance. C'est le Nord, et c'est très chaud ! Ça fait d'ailleurs plaisir d'évoluer dans ce genre de contexte. Sinon, quand on a joué à Villeurbanne la salle était pleine et il y avait également une très bonne affluence à Chalon. Tout ça va ramener plus de monde dans les salles, et c'est positif pour nous. Vous entamez samedi à Poitiers une série de trois matches consécutifs à l'extérieur. Qu'en attendez-vous ? Poitiers, c'est une bonne équipe qui a accroché Nancy et qui ne lâche rien. Ils n'ont jamais perdu de beaucoup et ça risque donc d'être compliqué, surtout chez eux. Maintenant, on va essayer de prendre les matches les uns après les autres. On est dans une bonne dynamique et on doit continuer sur ce chemin-là. Après, c'est vrai que ce n'est pas facile d'enchaîner les matches à l'extérieur. Mais on va essayer de rester unis et de garder les principes qu'on a eus jusqu'à maintenant. Et j'espère que ça va sourire.