Sy: "La défense, notre force"

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Sy: "La défense, notre force"
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De retour dans le championnat de France après son périple américano-espagnol, Amara Sy est comme un poisson dans l'eau à Orléans, où "l'Amiral" semble déjà avoir fait siennes les valeurs collectives et défensives de Philippe Hervé. Invaincus en préparation, le nouveau capitaine orléanais et ses troupes affrontent Cholet samedi soir pour un indécis match des champions qui lance véritablement la saison.

De retour dans le championnat de France après son périple américano-espagnol, Amara Sy est comme un poisson dans l'eau à Orléans, où "l'Amiral" semble déjà avoir fait siennes les valeurs collectives et défensives de Philippe Hervé. Invaincus en préparation, le nouveau capitaine orléanais et ses troupes affrontent Cholet samedi soir pour un indécis match des champions qui lance véritablement la saison. Amara, vous voici de retour en Pro A après une année un peu galère à l'étranger. Que retenez de vos expériences à Bakersfield, en NBDL, puis au sein du club espagnol de Murcie ? Je ne m'en rappelle même plus (Rires) ! Je suis concentré sur la saison à venir et pour moi tout ça c'est du passé. J'ai pris ce qui était bon à prendre, j'ai oublié ce qu'il fallait oublier et maintenant je suis à fond avec Orléans. Car il ne faut pas que je regarde derrière moi si je veux continuer à avancer, donc voilà ! En parlant d'Orléans, on imagine que la présence de Philippe Hervé a dû beaucoup jouer dans votre choix... On a parlé un long moment avant de signer, par rapport à ce qu'allait être mon rôle ici, les objectifs du club... Philippe Hervé, et tout le monde le sait maintenant, c'est l'un des tout meilleurs coaches de notre championnat et il est en constante progression. Ici, il a un bon concept, il a fait grandir le club et il va continuer dans cette voie. Et c'est très bien pour moi ! Et au niveau de l'état de forme, où se situe l'équipe ? Physiquement, c'est un peu chaud mais ça on le savait car on a fait une très grosse préparation. On est donc tous un peu fatigués même si ça va beaucoup mieux par rapport à la semaine dernière. Mais on a le sentiment d'avoir bien travaillé et bien progressé en tant qu'équipe, et c'est tout "bénéf" pour la suite. Invaincus en préparation (9 victoires et aucune défaite), vous affrontez Cholet samedi soir lors du match des champions. Qu'attendez-vous de cette rencontre ? On veut toujours gagner. On l'a d'ailleurs prouvé en préparation où, même en match amical, même quand on n'était pas bien physiquement, on est allé chercher des victoires qui étaient presque improbables. Et samedi, il y a un trophée à prendre. Je pense donc que la motivation viendra toute seule. "On a un jeu très collectif" Et que vous inspire cette équipe de Cholet ? Franchement, je ne les connais pas. Et puis ici à Orléans, le travail est plus basé sur nous que sur l'adversaire. Et comme je n'étais pas en France l'année dernière, je n'ai pas suivi Cholet. Je sais qu'ils avaient une très bonne équipe puisqu'ils ont été sacrés champions après avoir terminé premiers de la saison régulière. Mais à part les Français et ceux qui ont déjà évolué dans le championnat de France, je ne les connais pas. On devra donc jouer sur nos forces le plus possible, se concentrer sur nous pour faire ce qu'on à faire et ça devrait aller. L'une des forces de l'équipe cette saison est de ne plus seulement compter sur quelques joueurs au niveau du scoring, comme cela pouvait être le cas la saison dernière... Les équipes ne peuvent pas se concentrer sur un seul joueur puisque c'est l'équipe en général qui est une menace. C'est donc encore mieux. Car si on ne se repose que sur un seul joueur à la marque et que ce n'est pas son jour où qu'il est blessé, on peut vite avoir des problèmes. Alors que là, on a un jeu qui est très collectif, avec la volonté de se passer la balle et de la donner au joueur qui est le mieux placé. Et je pense que c'est une bonne chose, ça a payé jusqu'à présent et je pense que ça va être notre marque de fabrique jusqu'à la fin de saison. L'effectif orléanais a été considérablement bouleversé à l'intersaison (7 départs, 6 arrivées), à tel point que les jeunes Adrien Moerman et Aldo Curti font presque figure de survivants. La mayonnaise prend elle facilement avec les nouveaux, notamment au niveau de la défense ? C'est clair que ce sont les deux anciens et qu'ils maîtrisent les rotations défensives. Et quand on a des oublis, ils sont là pour nous rappeler où on doit se positionner. Ils nous orientent défensivement sur le terrain et ça nous aide beaucoup. Et la défense c'est notre force, on doit s'appuyer là-dessus.