Swiadek passe la main

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Swiadek passe la main
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Le Castres Olympique change de tête. Propulsé président du CO en décembre 2008 quand Pierre-Yves Revol a pris la président de la Ligue nationale de rugby (LNR), Jean-Philippe Swiadek s'apprête à céder la main à Michel Dhomps, jusqu'à présent président de l'association du Castres Olympique. Une décision justifiée par une promotion au sein du groupe Pierre Fabre qui s'explique aussi par des tensions au sein du club tarnais.

Le Castres Olympique change de tête. Propulsé président du CO en décembre 2008 quand Pierre-Yves Revol a pris la président de la Ligue nationale de rugby (LNR), Jean-Philippe Swiadek s'apprête à céder la main à Michel Dhomps, jusqu'à présent président de l'association du Castres Olympique. Une décision justifiée par une promotion au sein du groupe Pierre Fabre qui s'explique aussi par des tensions au sein du club tarnais. Alors qu'il faisait encore la semaine dernière le bilan du début de saison de son équipe, Jean-Philippe Swiadek, le président du Castres Olympique, peut aujourd'hui faire le sien à la tête du club tarnais. "Si on a rarement des encouragements quand on a un poste à responsabilité, on doit en revanche très souvent subir les critiques. Et je dois dire que je n'ai pas eu à faire face à trop de manifestations de mécontentement. C'est que mon travail pour faire avancer le club a été apprécié", explique-t-il dans les colonnes de La Dépêche du Midi. A 44 ans, celui qui était le plus jeune président en exercice dans le Top 14 a décidé de passer la main. Propulsé président du CO en décembre 2008 quand Pierre-Yves Revol a pris la président de la Ligue nationale de rugby (LNR), l'ancien troisième-ligne castrais a été promu au sein du groupe Pierre Fabre, propriétaire et mécène du club, et sera remplacé à la tête du Conseil d'administration d'ici une quinzaine de jours par Michel Dhomps, actuel président de l'association du Castres Olympique, rapporte le club tarnais dans un communiqué. "C'est un choix personnel mûrement réfléchi. J'ai tout fait dans ce club. J'ai d'abord été joueur. Et depuis 4 ans, manager puis président. J'ai beaucoup travaillé ces quatre dernières années et je suis un peu épuisé", justifie le champion de France 1993 dans les pages du quotidien régional. Une sortie par le haut pour Swiadek, victime de ses relations tendues, avec les entraîneurs du club, Laurent Labit et Laurent Travers, qui lui reprochaient en interne ses échecs dans les recrutements de Jamal Fakir, la star française du rugby à XIII qui, lassé par des négociations à rallonge, a finalement prolongé chez les Dragons catalans, ou encore dernière de Rupeni Caucaunibuca. "Des tensions il y en a toujours dans ce milieu surtout quand on doit gérer un club, concède Swiadek. Jusqu'à présent, je les acceptais. Mais je sens aujourd'hui que je suis dans une disposition où je ne veux plus supporter ces tensions. Je suis quelqu'un d'entier et je sens que je dois passer à autre chose." Charge à Michel Dhomps, 63 ans, de prendre le relais, avec pour principale mission la rénovation des infrastructures de Pierre-Antoine. Puisse-t-il méditer les conseils de son prédécesseur: "Il faut du cran, du courage et de la détermination."