Supportez le coeur bien accroché

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Supportez le coeur bien accroché
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CM 2010 - D'après plusieurs études, le Mondial met le coeur des supporters à rude épreuve.

CM 2010 - D'après plusieurs études, le Mondial met le coeur des supporters à rude épreuve.La Coupe du monde de football, un divertissement dangereux ? Le bimensuel américain Miller-McCune explique, dans un article relayé par Courrier international, que, d'après plusieurs études européennes, le nombre d'accidents cardiaques tendraient à augmenter lors d'un Mondial. Un rapport du British Medical Journal a par exemple démontré que les centres médicaux anglais avaient enregistré une hausse de 25 % des hospitalisations pour un infarctus du myocarde le 30 juin 1998 à l'occasion de la rencontre Argentine-Angleterre - un match indécis qui s'était achevé par une séance de tirs au but (2-2 a.p., 4 t.a.b à 3 pour l'Argentine) - lors du Mondial organisé en France. Une moyenne plus élevée que le normale qui s'est confirmée lors des deux jours suivants en raison de la tension générée par le match mais aussi des épisodes d'alcoolisation qui l'ont accompagné.Le coeur souffre, pas forcément l'espritAu Brésil, terre de football par excellence, certains médecins, réunis au sein de la Société des cardiologues brésiliens, vont eux tester le coeur des supporters brésiliens pour évaluer les risques de problème cardiaques durant le Mondial 2010 en Afrique du Sud. Les hôpitaux de Sao Paulo, Porto Alegre, Rio de Janeiro, Campinas, Belo Horizonte et Salvador seront concernés par cette étude qui sera menée dans les services d'urgence sur environ 200 personnes. Outre les infarctus du myocarde, les chercheurs porteront leur attention sur les angines de poitrine et les différents troubles du rythme cardiaque. Alors soutenir son équipe menace-t-il vraiment la santé ? Le pic de stress observé lors des rencontres du mondial, souvent indépendamment du résultat final, n'est évidemment que l'élément déclencheur de l'infarctus qui intervient généralement sur un terrain propice favorisé par une mauvaise alimentation, un manque d'exercices physiques ou encore des prédispositions génétiques.Certaines études prouvent par ailleurs que supporter une équipe peut également s'avérer bénéfique pour le corps... et l'esprit. Le bimensuel Miller-McCune rapporte ainsi qu'en Ecosse, un groupe de psychiatres a observé, dans une étude rendue publique dans le British Journal of Psychiatry en 1990, une "une baisse du nombre d'admissions en urgence dans les hôpitaux psychiatriques pendant et après les finales de la Coupe du monde", expliquée par un regain d'optimisme et un possible "sursaut de cohésion nationale". Alors que l'équipe de France disputera, jeudi, face au Mexique, un match presque décisif pour sa qualification pour les huitièmes de finale, les supporters des Bleus, malgré leur pessimisme, devront avoir le coeur bien accroché.