Strasbourg, le grand vacarme

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Strasbourg, le grand vacarme
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Poussé vers la sortie après la défaite à Cannes (1-0), Laurent Fournier a finalement été maintenu au poste d'entraîneur de Strasbourg par le président Jafar Hilali, après la victoire face à Evian-Thonon Gaillard (1-0) en 16e de finale de la Coupe de France. Alors que le club alsacien, neuvième du National, n'a concédé que trois défaites en championnat depuis le début de saison, Hilali maintient que l'ex coach parisien "n'a pas le niveau pour faire remonter le club en Ligue 2".

Poussé vers la sortie après la défaite à Cannes (1-0), Laurent Fournier a finalement été maintenu au poste d'entraîneur de Strasbourg par le président Jafar Hilali, après la victoire face à Evian-Thonon Gaillard (1-0) en 16e de finale de la Coupe de France. Alors que le club alsacien, neuvième du National, n'a concédé que trois défaites en championnat depuis le début de saison, Hilali maintient que l'ex coach parisien "n'a pas le niveau pour faire remonter le club en Ligue 2". Limogé samedi, confirmé dimanche, Laurent Fournier a connu une semaine riche en rebondissements. Sur la sellette après la contre-performance en championnat sur le terrain de Cannes (1-0), concurrent direct du RC Strasbourg pour l'ascension en Ligue 2, l'ancien entraîneur du Paris Saint-Germain a finalement été maintenu par son président, Jafar Hilali, après la qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe de France face au club de Ligue 2 Evian Thonon Gaillard (1-0). Alors qu'il avait déjà préparé son départ, prévoyant un retour en région parisienne et anticipant un changement d'établissement scolaire pour sa fille, Fournier sera finalement conservé. Hilali, mis sous pression par l'ensemble des joueurs strasbourgeois, a fait volteface, abandonnant la piste Zeidler, successeur annoncé. "Ce qui a vraiment changé la donne dans mon esprit, c'est la défaite de Cannes. Il y a le résultat, mais il y a surtout la manière dont ce match a été perdu. Contre Evian, nos joueurs étaient plus forts. Et pourtant, c'était les mêmes sur la pelouse. J'ai été fier d'eux. Et d'un autre côté, ça m'a foutu les boules, assure le président dans les Dernières Nouvelles d'Alsace. En mettant sur la sellette Laurent Fournier, on se retrouve avec un résultat comme ça. C'est comme si les joueurs ne couraient pas pour Strasbourg mais pour leur entraîneur. Au final, le problème, ce sont les joueurs. Et la solution, ce sont les joueurs." Fournier: "Personne ne m'apprendra ce qu'est la vie de groupe" Si Hilali blâme les joueurs, il maintient que Fournier "n'a pas le niveau et les compétences pour faire remonter le club" à l'échelon supérieur. L'ancien coach du Paris Saint-Germain assure de son côté qu'un autre facteur est venu envenimer la situation, déjà explosive. "On me reproche d'avoir donné quartier libre à mes joueurs après la défaite à Cannes. Certains se sont rendus au casino, moi je suis allé manger au resto avec un ami et Loïc (Damour) est allé voir Nice-Lille", explique l'ancien joueur de Lyon à L'Alsace.fr. Et d'ajouter: "La sortie au casino, ça ne plaît peut-être pas à tout le monde, mais ce sont des trucs de groupe et personne ne m'apprendra ce qu'est la vie d'un groupe. Joueur, je l'ai vécu pendant 20 ans. C'est dans des moments comme ceux-là que tu te dis les choses." Hilali est sceptique, mais les joueurs, eux, sont unanimes: Fournier est l'homme de la situation. "Je suis plus que content de continuer avec M. Fournier. On n'est pas les seuls à être heureux, les supporters ont scandé son nom face à Evian", se réjouit Farez Brahmia, dans les colonnes de 20 Minutes. Mathlouthi, buteur salvateur en Coupe de France, liait quant à lui son avenir professionnel à celui de son coach. "Si je suis resté à Strasbourg cet été, c'est pour le coach, s'il était parti, j'aurais eu du mal à travailler avec un autre entraîneur. Je suis pas mal courtisé actuellement, j'avais donc des idées de départ", assure l'ancien Castelroussin. Si le Racing, prétendant à la montée en début de saison, ne totalise que trois défaites en championnat depuis le début de l'exercice, sa neuvième place au classement est beaucoup moins flatteuse. Les trop nombreux matches nuls concédés (onze au total) auront selon toute vraisemblance eus raison des ambitions alsaciennes. "Je sais très bien que ça peut se reproduire si je ne gagne pas les deux prochains matches. Je suis encore entraîneur, sans savoir jusqu'à quand. Mais ce qui m'intéresse, c'est de bosser, par respect pour le groupe, pour l'attachement qu'il m'a montré hier", a assuré l'entraîneur alsacien. Conscient de la précarité de sa situation, Laurent Fournier sait qu'il est toujours en terrain miné.