Strasbourg, la fin d'une histoire

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Strasbourg, la fin d'une histoire
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La sanction est imminente, et le chaotique feuilleton du RC Strasbourg prend fin. La DNCG a confirmé sa décision de première instance: Strasbourg est relégué en CFA et perd par la même occasion le statut professionnel qu'il possédait depuis 1933. Sébastien Graeff, acteur principal de la tentative de reprise du club, essaiera d'éviter cette rétrogradation administrative, afin de sortir le club d'un cauchemar devenu réalité pour les Alsaciens.

La sanction est imminente, et le chaotique feuilleton du RC Strasbourg prend fin. La DNCG a confirmé sa décision de première instance: Strasbourg est relégué en CFA et perd par la même occasion le statut professionnel qu'il possédait depuis 1933. Sébastien Graeff, acteur principal de la tentative de reprise du club, essaiera d'éviter cette rétrogradation administrative, afin de sortir le club d'un cauchemar devenu réalité pour les Alsaciens. En chute libre depuis 2008, le Racing Club de Strasbourg n'aura pas survécu aux problèmes qu'il a dû affronter depuis sa relégation de Ligue 1 en 2007-2008. Décimé par les déboires financiers, le club est aujourd'hui décimé et devra se reconstruire en amateur à partir de la saison prochaine. Fondé en 1906, le RC Strasbourg restera un important protagoniste du paysage du football français. Champions de France en 1979, le RCS a également glané 3 Coupes de France (1951, 1966 et 2001), ainsi que deux Coupes de la Ligue (1997, 2005). La dernière tentative de sauvetage du club de Sébastien Graeff aura donc été infructueuse, mais l'intéressé ne compte pas rendre les armes, et grillera ses dernières cartouches jusqu'au bout: "On va étudier tous les recours possibles, on va s'accrocher et essayer de faire le maximum pour sauver le Racing", déclarait-il dans L'Equipe ce samedi. Le président du Racing Club de Strasbourg, Jafar Hilali, et le repreneur Sébastien Graeff ont tous deux reçu la mauvaise nouvelle vendredi soir à l'issue de leur audition devant la DNCG. Les deux hommes n'ont pas convaincu l'instance nationale de contrôle, et les nombreuses questions portant sur les créances des Strasbourgeois n'ont pas trouvé de réponse. Entre incompréhension de certains, choc émotionnel pour d'autres, la légende du Racing Léonard Specht, champion de France en 1979, ne cherche pas d'excuses: "La DNCG examine des faits concrets, des chiffres précis. Elle ne juge pas à la tête du client. Si elle a pris cette décision, c'est qu'elle a estimé qu'il lui manquait des éléments", a-t-il déclaré dans les colonnes du quotidien L'Alsace. Effectivement, un club qui a connu pas moins de sept présidents depuis 2009 dénote un manque de stabilité incompatible avec le haut niveau sportif. Cet argument n'a pas démotivé Sébastien Graeff qui connaissait l'ampleur de la tâche devant lui. Une reprise inespérée pour le RC Strasbourg compte-tenu de toutes les casseroles financières et judiciaires que le club traînait. Néanmoins, malgré le soutien financier de la ville, la mission s'avérait impossible, l'effort insuffisant pour que le Racing sorte la tête de l'eau. Le naufrage est imminent, et le nouveau propriétaire se retrouve devant deux issues de secours: couler avec sa nouvelle acquisition en CFA, ou abandonner le navire avec un dépôt de bilan quasi inévitable.