Stoner, comme une évidence

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Stoner, comme une évidence
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Casey Stoner s'est imposé dans la nuit qatarie, dimanche, au terme du premier Grand Prix MotoGP de la saison. Au guidon de sa Honda, l'Australien a déposé le champion du monde Jorge Lorenzo, s'imposant devant la Yamaha de ce dernier et son coéquipier Dani Pedrosa. Valentino Rossi, sur Ducati, n'a pu se mêler à la lutte pour le podium. Randy de Puniet a lui chuté dès le premier tour.

Casey Stoner s'est imposé dans la nuit qatarie, dimanche, au terme du premier Grand Prix MotoGP de la saison. Au guidon de sa Honda, l'Australien a déposé le champion du monde Jorge Lorenzo, s'imposant devant la Yamaha de ce dernier et son coéquipier Dani Pedrosa. Valentino Rossi, sur Ducati, n'a pu se mêler à la lutte pour le podium. Randy de Puniet a lui chuté dès le premier tour. Vainqueur trois fois à Losail ces quatre dernières années tandis qu'il courait sous les couleurs de Ducati, Casey Stoner n'a pas perdu la main en passant sous la bannière de Honda. Seul pilote à avoir permis au constructeur nippon de décrocher la pole au Qatar - à ses débuts dans la catégorie reine en 2006 - l'Australien avait annoncé la couleur samedi, en se réservant la première place sur la grille de départ. Une position privilégiée tenue jusqu'à la ligne d'arrivée ce dimanche, malgré les contestations de Dani Pedrosa ou de Jorge Lorenzo. Jamais depuis 2004 et un succès de Sete Gibernau Honda n'avait été à pareille fête à Losail. Mieux, la firme nippone n'avait plus eu l'honneur d'ouvrir la saison victorieusement depuis le triomphe d'un certain Valentino Rossi à Suzuka il y a huit ans. D'abord surpris par un Jorge Lorenzo remonté comme une pendule aux premiers tours de roues, Casey Stoner a attendu la mi-course avant de faire la différence. S'il ne lui a pas fallu plus de deux tours pour déposer le champion du monde en titre, l'ancien fer de lance de la maison Ducati n'a pris le meilleur sur son coéquipier Dani Pedrosa qu'à compter de la 11e boucle. Au prix d'une accélération fulgurante. Pedrosa perd deux duels Lors du 12e tour, l'Australien tourne 1"1 plus vite que son partenaire et néanmoins rival, l'écart est fait, le lauréat du championnat 2007 parvient à s'échapper en solitaire vers la gagne. Derrière, toutefois, la bataille continue de faire rage. Alors que Ben Spies s'offre Valentino Rossi pour porter sa Yamaha au sixième rang (15e tour), Jorge Lorenzo fond sur Dani Pedrosa et finit par remporter le bras de fer ibérique (18e tour). Entre le Majorquin et le Catalan, l'antagonisme est d'autant plus fort que les deux hommes ont grandi ensemble à l'échelle mondiale, et compte le même nombre de succès: 35, toutes catégories confondues. Au final, Dani Pedrosa doit s'avouer vaincu. Un coup dur pour celui qui aura par ailleurs à digérer la prise de pouvoir de Casey Stoner au sein même de son équipe. Avec un clan Ducati qui pour cette première aura dû se contenter des septième et neuvième places de Valentino Rossi et Nicky Hayden, le Catalan est peut-être le grand perdant de la soirée, malgré sa présence sur le podium. A voir la joie de Jorge Lorenzo à l'arrivée, véritable empêcheur de tourner en rond au Qatar alors qu'on peut dénombrer quatre Honda aux cinq premières places - Andrea Dovizioso et Marco Simoncelli complétant le quinté de tête - la question se pose. La pilule est cela dit plus difficile à avaler encore pour le team Pramac. Victime d'une chute dans la première boucle, Randy de Puniet a entrainé l'abandon de son coéquipier Loris Capirossi, touché à la main gauche par la Ducati de l'infortuné Français. Un Grand Prix d'ouverture à oublier pour l'écurie satellite.