Souvenirs de Ronaldo

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Souvenirs de Ronaldo
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FOOT - La rédaction d'Europe 1 a sorti sa boîte à souvenirs pour évoquer le retraité Ronaldo.

Jean-Charles Banoun, rédacteur en chef du service des sports d'Europe 1

Ronaldo, le ressuscité. "Lors de la Coupe du monde 2002, Ronaldo a autant marqué les esprits avec sa coupe de cheveux improbable - une crête sur le devant de son crâne rasé - qu’avec sa formidable performance : 8 buts marqués lors de la compétition dont il finit meilleur buteur, s’offrant même le luxe d’un doublé en finale contre l’Allemagne (victoire du Brésil 2-0). Et pourtant, depuis 2000, et une deuxième opération au genou, Ronaldo avait disparu des terrains et semblait presque perdu pour le football….Opéré une nouvelle par le Pr Gérard Saillant à Paris, le Brésilien a fait comme sur le terrain face aux défenses adverses : il a pris tout le monde de vitesse pour retrouver la forme et être au rendez-vous de cette coupe du monde 2002 qu’il va offrir au Brésil sur un plateau. Pour tous les amoureux du football, ce fut un régal de le voir revenir à un tel niveau en Coupe du Monde, et je n’oublierai jamais ses larmes d’émotion après la finale quand Pelé vint le féliciter…"

Jérôme Lacroix, de la rédaction des sports d'Europe 1

Ronaldo, le technicien. "On est à quelques semaines de la Coupe du monde en France, où il doit briller. Ce Mondial, il est pour lui. Tout le monde attend celui qui détient le titre de joueur FIFA de l’année depuis deux ans déjà. Ce soir de mai 1998, au Parc des Princes, Ronaldo sait que, sous peu, il va revenir fouler les pelouses françaises avec le maillot auriverde. 69 minutes écoulées, l’Inter mène 2-0 face à la Lazio en finale de la Coupe UEFA. Lui a touché la barre transversale avant le repos, mais n’a toujours pas marqué. Sans relâche, il s’obstine à créer la brèche dans la défense centrale romaine. La synchronisation parfaite avec Francesco Moriero lui permet de scotcher sur leurs appuis Paolo Negro et Alessandro Nesta. Les 45.000 spectateurs du Parc des Princes se lèvent et retiennent leur respiration. Ronaldo face à Marchegiani. Une feinte de corps, deux feintes de corps… La troisième, le gardien romain ne la voit même pas. Il vise à droite, Ronaldo file à gauche. Les yeux du buteur, eux, ne lâcheront pas le ballon avant qu’il n’ait franchi la ligne. Juste au cas où…"

Rémi Duchemin, de la rédaction d'Europe1.fr

Ronaldo, le fragile. "Ronaldo, c’est aussi l'histoire de blessures. La plus marquante reste celle du 12 avril 2000. Il effectue alors son retour avec l’Inter, après cinq mois sans jouer en raison d’une rupture partielle du tendon rotulien du genou droit. Sept minutes seulement après son entrée en jeu face à la Lazio Rome, c’est le drame. Sur une accélération, Ronaldo chute et hurle sa peine. Le visage déformé par la douleur, 'il fenomeno' se tient le genou droit. Il quittera le terrain en pleurs, sur une civière. Verdict : rupture totale du même tendon rotulien. Suite à cette image terrible, beaucoup - moi y compris - jugeront que Ronaldo ne sera plus jamais capable d’évoluer son meilleur niveau. Mais son épatante période madrilène et surtout sa Coupe du monde 2002 en tous points réussie (titre et meilleur marqueur, dont deux buts en finale) feront taire les sceptiques."

Nicolas Rouyer, de la rédaction d'Europe1.fr

Ronaldo, le dragster. "Lorsqu'il débarque à Barcelone à l'été 1996, on connaît déjà Ronaldo de nom et un peu de vue : pour son titre de champion du monde en 1994, pour sa première saison exceptionnelle au PSV Eindhoven en 1994-95 ou pour son tournoi olympique en 1996 aux côtés de Bebeto. Mais rien ne pouvait nous préparer au choc de sa première saison avec le Barça. Ses raids solitaires au coeur des défenses espagnoles habiteront pour longtemps les souvenirs de ceux qui ont grandi avec L'Equipe du dimanche. Un joueur aussi physique que technique, capable de réaliser le geste juste au bout d'une course de quarante mètres, c'était totalement nouveau. Avec cette saison 1996-97 de folie - à près d'un but par match -, Ronaldo a fait entrer le football dans une autre dimension. 'Il fenomeno' allait trop vite, pour ses adversaires, mais peut-être aussi pour son propre corps."