Söderling comme Tsonga !

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Söderling comme Tsonga !
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Jo-Wilfried Tsonga peut se consoler, un peu. Son tombeur à l'Open d'Australie, Alexandr Dolgopolov, a prouvé qu'il n'était pas n'importe qui, en éjectant Robin Söderling dès les huitièmes de finale, en cinq manches (1-6, 6-3, 6-1, 4-6, 6-2). A 22 ans, l'Ukrainien dispute pourtant le quatrième tournoi du Grand Chelem de sa carrière, seulement. Au prochain tour, Murray l'attend.

Jo-Wilfried Tsonga peut se consoler, un peu. Son tombeur à l'Open d'Australie, Alexandr Dolgopolov, a prouvé qu'il n'était pas n'importe qui, en éjectant Robin Söderling dès les huitièmes de finale, en cinq manches (1-6, 6-3, 6-1, 4-6, 6-2). A 22 ans, l'Ukrainien dispute pourtant le quatrième tournoi du Grand Chelem de sa carrière, seulement. Au prochain tour, Murray l'attend. Pour faire mieux, il devra aller chercher Nadal en demi-finale ! Deux jours après sa victoire au troisième tour face à Jo-Wilfried Tsonga, Alexandr Dolgopolov a tombé le quatrième joueur mondial, à savoir Robin Söderling, en cinq sets et 2h36' de jeu (1-6, 6-3, 6-1, 4-6, 6-2). Même Andy Murray, son futur adversaire en quarts, serait donc une proie moins reluisante en cas de nouvel exploit, du strict point de vue de la hiérarchie bien sûr. Seulement 46e joueur mondial, Dolgopolov est désormais le seul non-membre du top 20 mondial à demeurer encore en course à Melbourne. Surtout, il redonne le goût du tennis à son pays, en devenant le premier Ukrainien à atteindre les quarts de finale d'un Grand Chelem depuis Andreï Medvedev, qui avait été jusqu'en finale à Roland-Garros en 1999, seulement défait par Agassi après un joli parcours. Deux fois plus de fautes, deux fois moins d'aces Tranquille malgré la perte sèche du premier set (6-1), Dolgopolov a décontenancé Söderling, qui s'avançait pourtant comme un outsider très crédible sur ce premier Grand Chelem de l'année, au moins pour une place dans le dernier carré. Le Suédois venait en effet de remporter le tournoi de Brisbane au début du mois et n'avait pas connu de difficultés majeures au cours de ses trois premiers tours, ne concédant pas une seule manche face à Starace, Muller et Hernych. Il n'avait d'ailleurs pas perdu le moindre set depuis le début de la saison... Complètement déréglé en coup droit après la première manche, Söderling est simplement humain, tombé sur une machine en état de grâce. Même si ses critiques se sont portées avant tout sur son propre jeu, au moment d'analyser sa défaite. "Je ne sous-estime jamais personne. Je n'ai pas assez bien joué, c'est aussi simple que ça (...) Mes deux armes majeures sont mon service et mon coup droit. Ce n'étaient pas des armes aujourd'hui." En dépit de ses 62% de première balle, le Suédois a en effet passé presque deux fois moins d'aces que son adversaire (6 contre 11) et commis trois fois plus de doubles fautes (6 contre 2). Avec seulement 34 coups gagnants mais surtout 51 fautes directes à son actif, soit là aussi plus du double par rapport à Dolgopolov, Söderling a craqué lors d'un match au score décousu, où il a tout de même pris trois, un et deux jeux dans la vue lors de chacune de ses manches perdues. L'Ukrainien, nouveau tombeur de têtes, n'avait pas vraiment d'explication rationnelle à sa victoire, si ce n'est de ne pas spécialement cogiter. "Je joue détendu, vraiment libéré. Des fois, ça paye. Je m'amuse." Papa doit être content, lui qui avait été l'entraîneur de Medvedev il fut un temps. Désormais, la boucle est bouclée.