Simone: "Je n'accepte pas la médiocrité"

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Simone: "Je n'accepte pas la médiocrité"
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Actuelle lanterne rouge de Ligue 2, l'AS Monaco joue depuis mi-septembre sous la férule de Marco Simone, pour un bilan de deux défaites, trois nuls et une victoire en championnat. Délicate à son arrivée, la situation du club de la Principauté demeure aujourd'hui préoccupante. Le technicien transalpin ne le nie pas, mais se veut confiant. Confiant dans ses troupes et l'expérience qu'il a acquise pour en arriver jusqu'au banc monégasque.

Actuelle lanterne rouge de Ligue 2, l'AS Monaco joue depuis mi-septembre sous la férule de Marco Simone, pour un bilan de deux défaites, trois nuls et une victoire en championnat. Délicate à son arrivée, la situation du club de la Principauté demeure aujourd'hui préoccupante. Le technicien transalpin ne le nie pas, mais se veut confiant. Confiant dans ses troupes et l'expérience qu'il a acquise pour en arriver jusqu'au banc monégasque. Agent, consultant télé et puis entraîneur, c'est l'appel du terrain qui a fait pencher la balance dans votre décision de rejoindre Monaco ? Depuis plusieurs années, j'avais envie de retrouver le terrain mais le travail que je faisais ne me laissait pas le temps de m'engager sérieusement. J'ai franchi le premier pas cette année en débutant ma formation à Nice. J'avais envie de rester et de travailler dans le football en France. L'aspect vrai du terrain et du contact avec les joueurs me manquait. Il y avait bien eu une première expérience en Italie, comme directeur sportif à Legnano... Mais ça restait une approche côté dirigeant et donc moins près du terrain, même si l'expérience en gestion, problématique économique et ressources humaines a été très enrichissante. Tout cet acquis va m'être utile. Comment voyez-vous votre rôle d'entraîneur ? J'ai eu la chance d'avoir de grands entraîneurs en Italie et en France. J'ai appris de chacun des bonnes choses comme des mauvaises. J'ai profité de tout ça au cours de mes 20 ans de carrière. C'est avec ma personnalité que j'ai emmagasiné et c'est à partir d'elle que je vais le répercuter. Je le répercuterai à ma manière, je ne changerai jamais ma façon de travailler, ni de m'exprimer. Ancien joueur de caractère, comment l'entraîneur envisage-t-il la relation avec les joueurs ? Pour moi, avoir du caractère, ça ne veut pas dire être négatif. J'étais un joueur de caractère parce que j'étais très exigeant dans le travail avec moi-même et avec l'équipe. Etre exigeant, c'est être sérieux aux entraînements, dans les matches et dans la vie quotidienne sachant qu'on a des responsabilités et des obligations. J'aime le dialogue qui peut amener sérénité et confiance. Je serais un entraîneur exigeant car je n'accepte pas la médiocrité. "Je connaissais la situation en arrivant" Quelles sont aujourd'hui vos priorités ? Le fondamental, c'est le collectif. Jouer, travailler, se déplacer ensemble, faire vivre les mouvements et le jeu ensemble. La répétition de ces éléments est nécessaire. Le groupe est jeune, issu pour beaucoup du centre de formation, ils doivent encore apprendre ? Oui mais c'est un groupe très réceptif. J'ai constaté depuis mon arrivée qu'ils adhèrent au projet, s'investissent et sont combatifs. Même dans la difficulté, ils ne lâchent pas. C'est une garantie pour l'avenir. Il y a des choses prometteuses mais le contexte est difficile. Comment le vivez-vous ? Moi, je ne me sens pas en difficulté. Bien sûr, notre situation est difficile parce qu'on est lié au résultat mais je ne sens aucune pression. Je connaissais la situation en arrivant, je l'envisage avec beaucoup de sérénité. Je ne me suis pas dit que si ça ne marchait pas, j'aurais l'excuse que c'était mal parti et que ce n'était pas mon groupe. Ou, au contraire, si ça souriait, je ne me dirais pas que je suis un héros. Je suis très "clean" avec ça et c'est pour cette raison que je ne focalise pas sur la situation actuelle. Je savais qu'il fallait repartir à zéro. Monaco mal en point, comment voyez-vous l'avenir ? Il faut parler vrai et dire les choses. La réalité sportive est là, il y a des gamins sur le terrain et une équipe qui n'est pas dans les conditions de jouer la montée en Ligue 1. Ça va être difficile mais je suis confiant car le potentiel existe. C'est un défi à relever. Je n'ai moi-même pas envie de m'éterniser en Ligue 2. On a l'impression de voir un Marco Simone plus impliqué que jamais ? Oui parce ce que je sais ce que je veux, je sais ce qu'il faut faire pour le club. C'est normal que je lui rende un peu de ce qu'il m'a donné. Ce n'est pas facile, je sais qu'il va falloir du temps. Aurai-je le temps ? Ça, je ne sais pas. En tout cas, je viens tous les matins au centre d'entraînement avec de nouvelles idées et j'y prends du plaisir, beaucoup de plaisir.