Simone, bon point de départ

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Simone, bon point de départ
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Pour sa grande première en tant qu'entraîneur de Monaco, Marco Simone a vu son équipe décrocher vendredi un bon point du match nul (1-1) sur la pelouse de Bastia. Un nul arraché contre le cours du jeu, mais qui peut servir de base pour la suite. Cette 7e journée de Ligue 2 a également vu Clermont, vainqueur (2-0) face à Arles-Avignon, s'emparer de la tête du classement aux dépens de Reims, surpris à Laval (2-3).

Pour sa grande première en tant qu'entraîneur de Monaco, Marco Simone a vu son équipe décrocher vendredi un bon point du match nul (1-1) sur la pelouse de Bastia. Un nul arraché contre le cours du jeu, mais qui peut servir de base pour la suite. Cette 7e journée de Ligue 2 a également vu Clermont, vainqueur (2-0) face à Arles-Avignon, s'emparer de la tête du classement aux dépens de Reims, surpris à Laval (2-3). Les attitudes des deux entraîneurs, au dernier coup de sifflet donné par un M. Piccirillo au centre de toutes les attentions, parle plus que leurs discours. Frédéric Hantz ne décolère pas, il applaudit amèrement l'arbitre de la rencontre, alors que Marco Simone, loin de la foule qui se presse à côté du tunnel, donne une accolade souriante à Marama Vahirua. C'est clair, l'entraîneur italien, pour sa grande première dans le costume d'entraîneur, se satisfait du résultat nul (1-1) que viennent de décrocher ses joueurs en Corse. Il faut dire que pendant plus d'une heure, Monaco aura surtout passé son temps à défendre, face à une formation bastiaise en osmose avec son bouillant public de Furiani, et bien décidée à revenir sur le podium. Dans son attitude générale, l'ASM est irréprochable et se bat avec ses armes. La vaillance est là, mais les situations favorables sont inexistantes, ou presque. Au contraire, Maoulida impose sa mobilité à Adriano, un duel qui va d'ailleurs faire basculer le match dans un contexte bien plus houleux. A la 37e minute, Maoulida pousse légèrement le Brésilien dans le dos, il entre dans la surface et efface Carrasso qui le fauche. Furiani explose, réclamant un penalty et un carton rouge... Mais l'arbitre ne siffle pas. Ce n'est que partie remise pour l'ancien Lensois qui, deux minutes plus tard, part dans le dos d'Adriano et efface Carrasso d'un crochet un peu long, mais suffisant pour ouvrir le score (1-0). Monaco toujours relégable Maoulida peut exulter et sortir sa traditionnelle bandelette, inscrite en corse pour l'occasion et clamant "Ensemble, nous vaincrons !". A ce moment du match, en effet, difficile d'imaginer Monaco revenir dans un match bien mal embarqué. Mais la pause, et l'essoufflement des Bastiais qui ne parviennent pas à doubler la mise, vont donner à la fin de match un tout autre visage. Peu à peu, les jeunes pousses monégasques reprennent le fil du jeu et sortent davantage. Muratori, à la 73e, donne un coup de semonce d'une superbe demi-volée croisée. On pense à l'égalisation, mais Novaes s'envole pour préserver l'avantage des siens. Il y parvient en fait deux minutes, le temps qu'il faut au jeune Eysseric pour s'échapper sur la gauche sur un long ballon, et réussir lui aussi une demi-volée croisée sur laquelle Novaes, cette fois, ne peut rien (1-1, 75e). Enervés, frustrés, les Bastiais repartent à l'assaut du but de Carrasso, mais la muraille monégasque tient jusqu'au bout. Il était dit que M. Piccirillo allait avoir du travail jusqu'au bout, car dans le temps additionnel Maoulida et Adriano, décidément inséparables, en viennent aux mains. Carton rouge pour les deux joueurs, et sortie du terrain chahutée pour l'homme en noir et ses assesseurs, chaleureusement applaudis par un exemplaire président bastiais. Ce petit point, s'il laisse Monaco dans la zone rouge, lui permet tout de même de quitter le dernier rang, longtemps occupé durant la soirée. Un moindre mal. S'il est une équipe qui semble aujourd'hui bien loin de toutes ces considérations négatives, c'est bien le Stade de Reims. Leader invaincu du championnat, le club champenois se déplace en favori sur la pelouse de Laval, qui peine à trouver ses marques en ce début de saison. A vingt minutes du terme, Hubert Fournier et ses hommes respirent même la sérénité, guère inquiétés par des Tango pas dans le rythme. Ghilas, auteur de ses 3e et 4e buts, offre aux siens un avantage de deux unités, et Reims se dirige vers sa sixième victoire de la saison... Sedan et Lens, prétendants crédibles Oui mais voilà, un match de football peut basculer en un clin d'oeil. Laval va le rappeler amèrement à son adversaire, en inversant totalement le cours d'une soirée bien mal embarquée. A la 73e, Badiane redonne espoir aux siens, à la conclusion d'un superbe mouvement collectif. Moins de dix minutes plus tard, Gimbert l'imite (2-2, 82e), une fois de plus sur un mouvement collectif inspiré. La Ligue 2 est un championnat serré, où tout le monde peut battre tout le monde... Un adage que Laval va se faire un immense plaisir d'appliquer, Do Marcolino faisant chavirer tout le stade Francis-Le Basser en inscrivant le but vainqueur dans le temps additionnel (3-2, 90e+2) ! Un scénario incroyable, qui laissera à n'en pas douter d'immenses regrets aux Rémois. Au contraire, Clermont et Michel Der Zakarian ont du être bien surpris en regardant les résultats au coup de sifflet final. Bien sûr, en déplacement au Parc des Sports d'Avignon, les Clermontois avaient fait le boulot, et plutôt bien. Romain Armand, auteur de deux buts, un dans chaque période, avait concrétisé la domination des siens par son sens du but (33e, 75e). Mais de là à voir Clermont dominer le classement... Ce début de saison, remarquable, prend certainement sa source dans la saison précédente, qui avait vu les Auvergnats croire longtemps à la montée. Peut-être fallait-il tout simplement attendre un an de plus. Enfin, deux autres prétendants affichés à l'accession à l'élite ont aisément tenu leur rang vendredi. Sedan, qui recevait Le Havre, n'a montré aucune pitié pour le club normand, balayé (3-0) à Louis-Dugauguez sur des buts de Fauvergue, Valdivia et Diaby. De même, Lens s'est aisément adjugé le derby du Pas-de-Calais, qui l'opposait à Boulogne-sur-Mer, battu (0-2) à Bollaert sur des réalisations signées Pollet et Démont. Voilà Lens dans la première moitié de tableau, pour la première fois de la saison.