Simon s'invite au bal, Benneteau cale

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Simon s'invite au bal, Benneteau cale
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Gilles Simon a gravi la Tour de Tandil, dimanche, tombeur de Juan Martin Del Potro en quatre sets après quatre heures d'un âpre combat (4-6, 7-6, 6-2, 7-6). Pour la première fois de sa carrière, le Niçois atteint ainsi les huitièmes de finale de l'US Open. Une chance que n'aura pas Julien Benneteau, victime d'un faux départ et sorti par Andy Roddick en trois manches (6-1, 6-4, 7-6).

Gilles Simon a gravi la Tour de Tandil, dimanche, tombeur de Juan Martin Del Potro en quatre sets après quatre heures d'un âpre combat (4-6, 7-6, 6-2, 7-6). Pour la première fois de sa carrière, le Niçois atteint ainsi les huitièmes de finale de l'US Open. Une chance que n'aura pas Julien Benneteau, victime d'un faux départ et sorti par Andy Roddick en trois manches (6-1, 6-4, 7-6). Gilles Simon-Juan Martin Del Potro à Flushing Meadows, l'affiche n'avait rien d'inédit ce dimanche sur le court Louis-Armstrong. En 2008, déjà à ce stade du troisième tour, les deux hommes avaient eu l'occasion de s'expliquer, avec à l'arrivée une victoire en cinq sets de l'Argentin. Trois ans plus tard, soit cet été, à Wimbledon, autre Majeur, autre surface mais même résultat: un revers pour le Français après trois manches on ne peut plus accrochées (7-6, 7-6, 7-5). C'est dire si le Niçois devait avoir un goût de revanche dans la bouche à l'heure de retrouver la Tour de Tandil sur son passage. Barré ces trois dernières années à New York au stade du troisième tour, Gilles Simon, quart de finaliste au Masters 1000 de Cincinnati dernièrement, aspirait légitimement à mieux cette saison, lui qui a su atteindre dans sa carrière les huitièmes de finale de chacun des trois autres tournois du Grand Chelem. Un pari gagné ce dimanche, avec, comme en 2007 à New Haven, une victoire sur le colosse sud-américain au terme d'une bataille indécise. Le vainqueur de l'US Open 2009, certes loin de son meilleur niveau encore, demeurant un sacré client. Gilles Simon a pu s'en rendre compte dès le premier set, concédé 4-6 malgré une entrée en matière probante du Français. Un seul jeu de service moyen aura suffi à l'Argentin pour faire la différence dans ce set. Largesse que ne commettra plus Simon de sitôt. Dans le deuxième acte, chacun des deux joueurs tient fermement sa mise en jeu, jusqu'au tie-break. Les points valent chers, l'atmosphère est pesante mais la guerre des nerfs voit sa première bataille remportée par le Niçois (7-6 [5]). Un coup rude pour Juan Martin Del Potro qui dans la foulée ne tarde pas à craquer. Dès lors moins précis et plus court dans ses offensives, l'intéressé peine à prendre à revers un adversaire dont le balayage incessant fait mouche. A 2-2 dans le troisième set, Gilles Simon breake et se détache, raflant le set 6-2 pour se retrouver en position de force, après deux heures et demie d'échanges. Le combat durera finalement une heure et demie de plus, l'Argentin, de nouveau breaké à 2-2, refusant de baisser pavillon. Revenu à hauteur (3-3), Del Potro s'offrira trois balles de set, trois balles de sursis, à 5-4 en sa faveur, manquant alors le coche avant de s'incliner au jeu décisif (7-6 [3]). Ses 72 fautes directes, pour l'essentiel dues à la fatigue, lui auront été fatales, mais le potentiel de la Tour de Tandil reste impressionnant. La victoire de Gilles Simon, après deux premiers tours quelque peu poussifs, n'en est que plus belle. Benneteau, si près si loin Un retard à l'allumage qui coûte cher... En concédant les cinq premiers jeux de son match face à Andy Roddick, ce dimanche, sur le court Arthur-Ashe, Julien Benneteau a eu le don de se compliquer la tâche. Balayé 6-1 en 25 minutes dans le premier set, le Bressan a toutefois eu le mérite d'offrir un tout autre visage ensuite. Au point de laisser augurer un improbable renversement de situation. Las, celui qui pointe aujourd'hui au 81e rang mondial n'a jamais pu ravir la mise en jeu de son adversaire. Difficile dans ces conditions de créer l'exploit... Déjà du troisième tour à Flushing Meadows il y a deux ans, Julien Benneteau avait sans doute le tennis cet été pour faire mieux, lui le récent finaliste du tournoi de Winston-Salem. Sa hargne dans les deuxième et troisième sets, perdus 6-4 et 7-6, en aura attesté. Et ses deux balles de break obtenues en début de dernier acte, à 0-1 en sa faveur, auraient dû être mieux payées. Régulier au service, avec notamment 21 aces à la clef et deux premières balles sur trois passées, Andy Roddick ne lui a laissé que peu d'occasions de se refaire, commettant du reste un nombre infime de fautes (16 en trois sets contre 36 pour le Français). Il fallait bien ça, ce dimanche, pour que le Texan, flanqué de son pire classement depuis août 2001 (21e à l'ATP), retrouve les huitièmes de finale de l'US Open. Une première depuis 2008.