Simon pas assez décisif

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Simon pas assez décisif
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Frustré, Gilles Simon. Le Niçois n'a rien pu faire pour contrer le service puissant de John Isner, et s'est incliné jeudi en 8e de finale de l'US Open (7-6, 3-6, 7-6, 7-6). L'Américain s'est appuyé sur une excellente première balle dans les moments importants, notamment dans les trois jeux décisifs. C'est passé pour Nadal, Murray et Roddick. Djokovic est lui déjà en demie et attend Tsonga ou Federer.

Frustré, Gilles Simon. Le Niçois n'a rien pu faire pour contrer le service puissant de John Isner, et s'est incliné jeudi en 8e de finale de l'US Open (7-6, 3-6, 7-6, 7-6). L'Américain s'est appuyé sur une excellente première balle dans les moments importants, notamment dans les trois jeux décisifs. Pas de quart de finale donc pour Simon. Grande première en revanche pour Isner, qui sera opposé à Andy Murray. Gilles Simon a eu le malheur de tomber sur "Monsieur jeu décisif", alias John Isner. S'il a remporté un set, le deuxième sur le score de 6-3, le Français a perdu les trois autres, tous conclus au tie-break, lors de son match des 8e de finale de l'US Open (7-6 [2], 3-6, 7-6 [2], 7-6[4]). De quoi nourrir de gros regrets chez le marathon man du circuit, qui aura encore passé plus de trois heures sur le court (3h39') jeudi, comme lors de ses trois premiers matches de la quinzaine à New York. Une défaite d'autant plus rageante qu'il y avait la place pour passer, en atteste le total supérieur de points gagnés par le Français sur le modeste court n°17, re-programmation oblige (155 points à 151). Mais tout le monde le sait, Isner possède dans son jeu une arme redoutable: le service. Du haut de ses 205cm, le 22e joueur mondial a encore fait pleuvoir les aces sur le pauvre Simon, logiquement frustré à chaque fois que l'Américain écartait le danger en sortant une grosse première, voire deuxième balle. Parce qu'il est surtout là, le mérite du géant de Greensboro sur ce match: avoir servi le plomb sur la majorité des points importants. S'il a parfois négligé ses jeux de service - permettant à Simon de lui ravir à cinq reprises ses mises en jeu - l'ancien universitaire a surtout bombardé son adversaire de services gagnants aux moments où ça comptait vraiment. Le tout en montant en puissance dans ce secteur, au fur et à mesure que le match avançait. Isner sert 21 aces dans les deux derniers sets Avant de perdre la première manche, Simon avait pris deux fois le service de l'Américain, dont la première dès le jeu initial. Il avait même servi pour le gain du premier set à 6-5, avant de céder pour la deuxième fois son engagement. Contre un joueur qui présentait cette saison, avant leur premier rendez-vous sur le grand circuit, un bilan de 30-19 dans les jeux décisifs (dont six sur six remportés depuis le début de cet US Open 2011), Simon savait à quoi s'attendre. Ce qui ne l'a pas aidé, pour autant, à trouver la parade. Surtout qu'après avoir empoché la deuxième manche pour recoller au score, le protégé de Thierry Tulasne avait le malheur de constater qu'Isner passait la vitesse supérieure au service. S'il n'avait passé que cinq aces dans les deux premiers sets, le joueur local allait en claquer 21 supplémentaires dans les deux derniers. Tout bonnement écoeurant pour Simon qui, la plupart du temps, trouvait la solution dans l'échange, bien que l'Américain était capable de lui faire mal dès qu'il entrait dans le court. Le deuxième tie-break de la partie ressemblait comme deux gouttes d'eau au premier. Quasiment injouable sur ses mises en jeu, Isner prenait le jeu à son compte avec succès, dès que l'échange s'engageait. Ne restait qu'une chose à espérer pour le Niçois: que la quatrième, voire la cinquième manche, ne se décide pas au jeu décisif. Las, malgré deux balles de set en sa faveur à 5-4 - écartées par l'Américain grâce à une énorme deuxième balle et un ace - le n°12 mondial se voyait embarquer dans une nouvelle galère. Un ultime jeu décisif fatal, qui mettait fin aux espoirs du Français de découvrir les quarts de finale de l'US Open. Son adversaire, opposé au prochain tour à Andy Murray, n'avait jamais été à pareille fête lors d'un tournoi du Grand Chelem.