Simon, le cou d'accélérateur

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Simon, le cou d'accélérateur
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Entrée en matière réussie pour Gilles Simon à l'Open 13 de Marseille. Le Français s'est qualifié pour le deuxième tour ce mercredi aux dépens du Russe Nikolay Davydenko (7-6, 6-4). Les deux jours d'entraînement, après un torticolis, ont donc suffi à le remettre en selle. De son côté, Jo-Wilfried Tsonga a déjà son billet pour les quarts de finale.

Entrée en matière réussie pour Gilles Simon à l'Open 13 de Marseille. Le Français s'est qualifié pour le deuxième tour ce mercredi aux dépens du Russe Nikolay Davydenko (7-6, 6-4). Les deux jours d'entraînement, après un torticolis, ont donc suffi à le remettre en selle. De son côté, Jo-Wilfried Tsonga a déjà son billet pour les quarts de finale. Freiné par un torticolis à Rotterdam la semaine passée, pour son tournoi de reprise après l'Open d'Australie, Gilles Simon est sorti du court la tête haute ce mercredi après sa victoire en deux manches (7-6, 6-4) face à Nikolay Davydenko au premier tour de l'Open 13 de Marseille. Depuis sa défaite avec les honneurs contre Roger Federer à Melbourne, le Niçois n'a joué, et perdu, qu'un match et s'est avancé sur le court marseillais avec seulement deux jours d'entraînement derrière lui. Mais le Russe, ancien n°3 mondial, n'a plus grand-chose à voir avec la terreur du circuit qu'il était il y a un an et demi. Simon, titré à Sydney en début de saison (le huitième de sa carrière), s'en est donc débarrassé pour la cinquième fois d'affilée en six confrontations. Les deux hommes offraient un début de match étonnant avec quatre breaks lors des quatre premiers jeux. Une anomalie rapidement réparée avec d'abord Simon, premier joueur à remporter sa mise en jeu et obligeant le Russe à courir derrière le score dans la manche inaugurale, puis la disparition pure et simple des balles de break jusqu'à six partout. Des breaks, mini pour le coup, il y en avait dans le jeu décisif. Et après avoir sauvé une balle de set sur son service, le Niçois remportait la première manche sur un joli retour long de ligne en coup droit (7-6). Avec un double-break en poche et une balle de 4-0 dans la raquette, Simon aurait pu se rendre la fin de match tranquille. Davydenko lui donnait malgré tout un peu de fil à retordre, avant de lâcher prise (6-4). "Je savais à quoi m'attendre, j'ai joué relâché, avec moins d'intensité que d'habitude, mais le plus tranquille possible. Je servais bien, mais je me suis crispé dans le deuxième set. Dans l'ensemble, ça s'est bien passé", a-t-il expliqué sur Sport+. Rendez-vous dès jeudi avec un autre Russe de l'autre côté du filet, Mikhail Youzhny. Jo-Wilfried Tsonga, lui, a déjà son billet pour les quarts de finale après un succès difficile (5-7 6-4 6-2) face à l'Ukrainien Sergiy Stakhovsky, 43e mondial. Longtemps malmené par un adversaire inspiré et très à l'aise en indoor, le Français a su faire tourner la rencontre à 4-4 au deuxième set. A partir du moment où il a signé le break crucial, il a effectué un cavalier seul, n'abandonnant que quatre points sur sa mise en jeu dans la manche décisive. "Il n'est pas facile à jouer en salle, d'ailleurs, c'est là qu'il a conquis deux de ses quatre titres, a déclaré après coup le Manceau. J'étais mal embarqué mais le public m'a poussé à un moment charnière. Je me suis jeté sur toutes les balles et c'est passé. J'ai cette capacité à rebondir." Tsonga pourrait d'ailleurs retrouver Simon si le Niçois se débarrasse jeudi de Mikhail Youzhny. Pas gagné d'avance puisque le Russe mène 6-0 dans leurs affrontements. Une série à laquelle il aimerait sans doute tordre le cou.