Simon, la mauvaise passe

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Simon, la mauvaise passe
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Au lendemain de l'éviction de Jo-Wilfried Tsonga, Gilles Simon s'est incliné jeudi en 8e de finale du Masters 1 000 de Shanghai, écarté par le qualifié australien Matthew Ebden (6-2, 2-6, 7-6). Cette défaite intervient une semaine après la déconvenue cuisante de Pékin, et scelle sans doute la fin des espoirs de Masters pour le Niçois... Rafael Nadal est également tombé, surpris par l'Allemand Florian Mayer (7-6, 6-3).

Au lendemain de l'éviction de Jo-Wilfried Tsonga, Gilles Simon s'est incliné jeudi en 8e de finale du Masters 1 000 de Shanghai, écarté par le qualifié australien Matthew Ebden (6-2, 2-6, 7-6). Cette défaite intervient une semaine après la déconvenue cuisante de Pékin, et scelle sans doute la fin des espoirs de Masters pour le Niçois... Rafael Nadal est également tombé, surpris par l'Allemand Florian Mayer (7-6, 6-3). Quelques jours après son passage éclair à Pékin - une parenthèse refermée à peine ouverte par Marcel Granollers (6-3, 6-1) - Gilles Simon se devait de repartir de l'avant à Shanghai. "Même si mon match contre Granollers donne l'impression que c'est n'importe quoi, ça ne l'est vraiment pas. Quand tu as envie d'être ambitieux, d'être fort, tu prends des risques. Et quand ça fait trois ans que tu n'en as pas pris, c'est dur, avait confié le Niçois, alors en pleine crise de foi, sitôt éliminé du tournoi pékinois. Voilà, c'est peut-être trois ans de frustration qui sont ressortis sur un seul match. Fallait bien que ça arrive à un moment. Cela me permet de voir tout ce qu'il me reste à faire." Le chemin, manifestement, est encore long. Expéditif mardi contre Albert Montanes, vainqueur 6-1, 6-1 en 57 minutes sur le Grandstand, Gilles Simon n'a pas su se montrer aussi autoritaire face à Matthew Ebden, un jeune Australien de 23 ans qui n'a pas froid aux yeux. Issu des qualifications, celui qui pointe aujourd'hui au 124e rang mondial a certes concédé son premier set du tournoi ce jeudi, mais c'est bien lui qui défiera vendredi en quarts Andy Murray. Une surprise pour l'Ecossais, sans doute, un soulagement peut-être pour Jo-Wilfried Tsonga. Battu 6-2, 2-6, 7-6 en s'étant montré incapable de convertir l'une de ses cinq balles de break dans le premier acte et en ayant passé une première balle sur deux seulement tout au long du match, Gilles Simon - qui a toutefois eu le mérite de ne baisser pavillon que sur la cinquième balle de match de son adversaire dans le tie-break ultime (10-8) - a ainsi rendu un sacré service à son partenaire de sélection. Dixième à la Race, le Niçois était de ceux qui pouvaient inquiéter le Manceau, pour l'heure détenteur du dernier billet pour le Masters de Londres, en allant loin à Shanghai. Dans la matinée, Nicolas Almagro, le neuvième homme, avait déjà épargné "Jo" en tombant devant Andy Roddick (6-3, 6-4). Pour Gilles Simon comme pour l'Espagnol, le rendez-vous des maîtres semble désormais très lointain. En attendant, Matthew Ebden tient la performance de sa carrière... et Florian Mayer n'est pas près non plus d'oublier cette soirée chinoise ! Promis au terminus ce jeudi face au n°2 mondial, l'Allemand s'est sublimé pour dominer Rafael Nadal en deux manches (7-6, 6-3), réussissant le tour de force de ne pas offrir une seule opportunité de break au Majorquin. Avec 89% de points obtenus derrière ses premières balles, Mayer s'est montré souverain dans l'échange, tirant profit au mieux des largesses d'un Nadal encore finaliste la semaine passée à Tokyo et manifestement rincé. Plus que jamais l'Espagnol devrait militer pour une refonte du calendrier mondial. Un sujet délicat qui courait encore dans les coulisses de ce Masters 1000 de Shanghai hier...