Simon: "J'avais une bonne tactique"

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Simon: "J'avais une bonne tactique"
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Vainqueur samedi de Mardy Fish (6-3, 6-4, 6-2), Gilles Simon attaquera la deuxième semaine de Roland-Garros après trois tours relativement faciles. Contre l'Américain, le 18e joueur mondial estime avoir usé d'un bon schéma de jeu, d'une capacité à lire les intentions de son adversaire. Il espère que la réussite ne le lâchera pas en huitièmes de finale face à Robin Söderling.

Vainqueur samedi de Mardy Fish (6-3, 6-4, 6-2), Gilles Simon attaquera la deuxième semaine de Roland-Garros après trois tours relativement faciles. Contre l'Américain, le 18e joueur mondial estime avoir usé d'un bon schéma de jeu, d'une capacité à lire les intentions de son adversaire. Il espère que la réussite ne le lâchera pas en huitièmes de finale face à Robin Söderling. Aviez-vous imaginé un match aussi aisé ? Non, mais ce que j'ai aimé, c'est qu'il n'a pas très bien servi alors qu'en général, son service te met sous pression et tu sens que c'est dur de le breaker. En général, si c'est un jeu de service, il ramène bien la balle dans le court et tu sais que les échanges vont être longs. Et tu sais que si tu te fais breaker une fois, cela peut être difficile. Il m'a posé moins de problèmes que prévu avec son service. J'ai senti que j'arrivais à le retourner la plupart du temps. C'est vraiment simplement un combat du fond qui s'est installé. Je suis plus fort que lui dans ce domaine et ça m'a bien aidé. Qu'est-ce qui a vraiment fait la différence ? Je pense simplement que j'avais une bonne tactique. J'ai réussi à bien m'adapter à ce qu'il me proposait à chaque fois. Parfois, il attend. Parfois, on sent qu'il a envie d'en mettre un peu plus, de taper, de monter un peu plus au filet. Il varie sur ses services. De temps en temps, il vient faire son service en volée, parfois, non. Donc, j'essayais d'être bien en réaction par rapport à ce qu'il faisait et surtout de ne pas trop en faire dans les moments où il faisait beaucoup de fautes. Il m'a donné un jeu, parfois deux jeux. Je n'avais pas envie à ce moment-là de trop extérioriser, j'avais envie d'essayer d'en tirer profit un maximum. Je pense que c'est ce qui explique que, quand il montait son niveau de jeu tout d'un coup, c'était un peu plus dur. Dans l'ensemble, j'ai réussi à bien gérer ces moments. "Avec Novak, c'est dur d'être optimiste" Avez-vous le sentiment que votre jeu comporte moins de failles ? Je crois que je sais un peu plus à quoi m'attendre, surtout concernant ces joueurs-là, cela fait un moment que je joue avec eux, c'est ce qui aide. Quand on arrive sur le circuit, il y a beaucoup d'inconnus, c'est bien, ça permet de jouer son tennis, libérer sans trop se poser de questions. À d'autres moments, on se fait piéger, on ne s'attend pas à une telle difficulté. Bien connaître mes adversaires me permet de rentrer plus sur le jeu. Soderling, a priori, en 8e ? Comment le jouer justement ? Quelles sont ses forces ? Ses forces, bien évidemment : son service et sa frappe de balle. Une frappe très sèche, qui part très vite. Il ne te laisse pas beaucoup le temps de jouer. Même si c'est un joueur qui n'a pas un grand déplacement en terre battue, c'est finalement sur une terre rapide à Roland Garros que tu arrives à moins le faire bouger. Il peut frapper fort dès le service, même si tu as envie de le faire courir, c'est souvent lui qui a la mainmise sur l'échange. Il est très performant sur les mises en jeu. Ce sera à moi d'essayer d'être bon sur la mienne, de travailler un maximum sur les siennes et d'essayer de ne pas être trop timide sur mon service. Voilà la clé face à ce genre de joueurs. Souvent, comme tu t'attends à te faire castagner, tu rentres sur le terrain en te disant « Tu recules tout de suite, acceptes tout de suite de reculer.» Dimanche, Richard Gasquet joue Djokovic. Peut-il l'inquiéter ? Avec ses armes, il peut l'inquiéter. Dans ce genre de match, il n'est pas important de savoir s'il a une chance sur deux, une chance sur quatre, une chance sur dix ou une chance sur mille de gagner, c'est simplement de savoir qu'il a une chance. Il est en confiance. Il a eu beaucoup de victoires. Il n'a rien à perdre. Il va essayer de jouer son match à fond. On sait que sa chance il va la jouer à fond, est-ce que cela va suffire ? Malheureusement, en ce moment, avec les résultats de Novak, c'est dur d'être optimiste. Mais pourquoi pas ? À un moment, il va forcément perdre, alors pourquoi pas demain ?