Simon est à fond

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Simon est à fond
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En stage avec l'équipe de France depuis lundi à Saint-Cyprien, Gilles Simon, s'il n'est pas encore certain d'être titularisé, se prépare à 100% pour la finale de la Coupe Davis, avec l'idée fixe d'affronter Novak Djokovic pour les premiers simples, le vendredi 3 décembre. Une possible rencontre que le Niçois aborde sans se mettre de pression.

En stage avec l'équipe de France depuis lundi à Saint-Cyprien, Gilles Simon, s'il n'est pas encore certain d'être titularisé, se prépare à 100% pour la finale de la Coupe Davis, avec l'idée fixe d'affronter Novak Djokovic pour les premiers simples, le vendredi 3 décembre. Une possible rencontre que le Niçois aborde sans se mettre de pression. A 9 jours de la finale de la Coupe Davis à Belgrade, l'équipe de France, en stage depuis lundi à Saint-Cyprien, ne pense, ne respire et ne mange que Serbe. Gilles Simon, lui, a d'ores-et-déjà choisi son menu. Il prendrait bien une bonne louche de Djokovic en entrée. A l'heure actuelle, le Niçois, qui n'a quasiment aucune chance de jouer en double, est en balance avec Michaël Llodra pour être aligné en simple le vendredi. Que ce soit derrière Monfils ou Llodra (si le n°1 tricolore rencontrait des soucis physiques, voir par ailleurs), Simon serait alors n°2 français, et affronterait, comme le veut le règlement, le mieux classé des adversaires des Bleus. Là-dessus, il n'y a pas de mystère. "Je suis configuré pour jouer le simple. Si je joue, a priori, ce sera n°2, donc contre Novak Djokovic, le vendredi, et c'est pour ça que je suis là", a expliqué Simon en conférence de presse ce mercredi. "Je me prépare dans mon jeu pour affronter Djokovic. Je repense à ce que j'ai déjà fait contre lui, je travaille les coups qui ont pu le gêner." Une focalisation extrême, qui peut être risquée. Mais Simon ne craint pas de trop jouer le match "dans sa tête" avant le jour J et de passer à côté de la rencontre. "C'est toujours un risque mais tu ne peux pas dire 'j'y penserai au dernier moment'", a-t-il répondu. "Des matches à pression, j'en ai déjà joués" Au contraire, l'ancien n°6 mondial aurait plutôt tendance à se réjouir de connaître le programme à l'avance, et de bénéficier de 10 jours pour préparer la finale, un laps de temps dont ne dispose habituellement pas le groupe avant une rencontre de Coupe Davis. "Pour une fois, on a du temps pour préparer une compétition. Là, on sait qui on va jouer, où elle aura lieu et sur quelle surface, ce qui n'arrive jamais sur le circuit. C'est toujours plus facile de se projeter quand tu sais ce qui t'attend." Rempli de certitudes, et contrairement à beaucoup d'autres joueurs, notamment Français, Simon se refuse à dire qu'une finale de Coupe Davis représente davantage de pression que d'autres compétitions, et se montre résolument optimiste. "D'une manière générale, il n'y a pas plus de pression en Coupe Davis, assure le Niçois. Des matches à pression, j'en ai déjà joués. Quand je joue Federer lors du premier match du Masters (en 2008), j'avais envie de sortir du court, quand je joue Nadal à Madrid devant son public, j'avais envie de me cacher sous le banc." A chaque fois, des duels épiques dont Simon est sorti vainqueur. Alors... "A Belgrade, oui, il y aura le public, oui, ça va faire du bruit mais pas plus qu'à Madrid avec Nadal. Il n'y a pas de raison pour que ça se passe mal."