Simon: "Du mal à me faire violence"

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Simon: "Du mal à me faire violence"
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Sorti mercredi de Bercy par la petite porte, battu 6-4, 6-0 par Soderling, Gilles Simon est revenu sur ce match qu'il pensait pourtant maîtriser. Le Français a également accepté de se projeter sur le mois prochain et la finale de la Coupe Davis contre la Serbie. "On aura un peu la pression, ils l'auront aussi", estime-t-il.

Sorti mercredi de Bercy par la petite porte, battu 6-4, 6-0 par Soderling, Gilles Simon est revenu sur ce match qu'il pensait pourtant maîtriser. Le Français a également accepté de se projeter sur le mois prochain et la finale de la Coupe Davis contre la Serbie. "On aura un peu la pression, ils l'auront aussi", estime-t-il. Que s'est-il passé pour que vous preniez 8 jeux à 0 ? Je n'ai pas réussi à passer au-dessus de la déception de la perte du premier set que je maîtrisais pourtant bien. Contrairement à hier (mardi contre Golubev) où j'ai réussi à rebondir dans une situation difficile et compliquée. Aujourd'hui, ce n'est pas la même chose, ça été un peu plus dur. Y a-t-il des similitudes avec Rotterdam ? (défaite 6-2, 6-1 en 2008) Pas du tout. A Rotterdam, je n'avais pas eu la moindre occasion, c'était vraiment à sens unique. On peut dire pareil pour aujourd'hui, vu le score mais j'ai des balles de break en premier, je suis deux fois à 0-30. Je suis déçu d'avoir fait des coups trop timides, trop poussifs. Surtout, j'étais tranquille sur mes mises en jeu. A l'arrivée on est à 4 partout. Il faut un beau point à 15-A, avec un revers croisé, un des premiers du match. Je sens que je me crispe et que tout vient : les occasions manquées, le fait d'être mené au score. C'était un peu dur. L'accumulation des matches a-t-elle joué ? Mentalement, dans le sens où sur la fin je n'y arrivais plus du tout. Un point, j'essayais de rester, un autre je le laissais dedans. J'ai perdu ma tactique et le fil sur le match. Si je fais ça sur le court, c'est que ce jour-là j'étais fatigué. Est-ce l'accumulation ? Peut-être. J'avais du mal à me faire violence pour repartir sur un bon rythme. Votre objectif de la saison indoor était de terminer à un classement décent. Contrat rempli ? Je finis entre la 40 et 45e place, ce n'est pas si mal. J'étais 33 en juin. Avoir perdu 10 places alors que je ne suis plus tête de série...J'ai été mieux classé que cela. Le classement ne me fait pas super vibrer. C'est bien quand même d'avoir limité la casse. Etes-vous capable dans un bon jour de « taper » Djokovic ? On risque de vous poser la question dans les semaines à venir. Je n'en sais rien. C'est difficile de prétendre le battre quand on compare ma saison et la sienne. Maintenant, Djokovic est plus fort que nous, les Français, d'une manière générale. Il faudra qu'il le soit en finale de la Coupe Davis. Je pense qu'on aura un peu la pression, ils l'auront aussi. Ce sera lui le favori. Maintenant, pourquoi pas.