Silva, l'ombre d'un doute

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Silva, l'ombre d'un doute
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L'équipe d'Espagne caracole en tête du groupe I des qualifications au point d'avoir déjà validé son billet pour l'Euro 2012. Vicente Del Bosque entend néanmoins jouer le jeu dans ce groupe I, en République tchèque, vendredi, puis face à l'Ecosse lors de la dernière journée. Mais dans ce panorama presque parfait pour les champions du monde, David Silva, lui, n'est pas content. Et il le dit.

L'équipe d'Espagne caracole en tête du groupe I des qualifications au point d'avoir déjà validé son billet pour l'Euro 2012. Vicente Del Bosque entend néanmoins jouer le jeu dans ce groupe I, en République tchèque, vendredi, puis face à l'Ecosse lors de la dernière journée. Mais dans ce panorama presque parfait pour les champions du monde, David Silva, lui, n'est pas content. Et il le dit. David Silva fait partie du groupe espagnol champion du monde et champion d'Europe, il évolue par ailleurs à Manchester City qui nourrit de grosses ambitions pour cette saison au point de figurer en tête, ex-aequo avec Manchester United en tête du classement de Premier League. Excellent avec son club, le milieu de terrain n'a pas la même réussite en sélection. Et ça le chagrine depuis suffisamment longtemps pour qu'il ait fini par le dire haut et fort. "Je me sens chanceux d'être là, de faire partie de ce groupe extraordinaire qui est en train d'écrire l'histoire de notre football, a-t-il expliqué en marge du rassemblement de la sélection espagnole avant les deux derniers matches contre les Tchèques et les Ecossais. Mais l'entraîneur ne compte pas sur moi, ça je le sens. Je ne crois pas que de jouer un peu plus ou un peu moins, ou d'être titulaire, dépende de mon rendement. En Afrique du Sud, j'ai été la seule victime de la défaite contre la Suisse. Et ça continue plus ou moins de la même façon depuis." Silva ne discute pas les compositions d'équipe Un mal être évident qui survient malgré les excellents résultats d'une équipe qui ne manque pas de talent en milieu de terrain. Mais si Silva a explosé en club, notamment avec les Citizens, sa situation n'a effectivement pas vraiment évolué avec l'Espagne. "La confiance que je sentais avec le sélectionneur précédent, à Valence ou aujourd'hui à Manchester, je ne la ressens pas avec la Roja. Del Bosque est libre de choisir celui qui lui paraît le meilleur. J'exprime simplement ce que je ressens", plaide-t-il dans les colonnes de Marca. Il y a beaucoup de très bons milieux de terrain, très très bons même et je n'ai rien à objecter au fait qu'ils soient titulaires. Je ne discute pas les compositions d'équipe, j'analyse ma situation et je ne suis pas content. Si l'idée lui a traversé l'esprit qu'en ayant opté pour le Real Madrid ou le Barça, les choses seraient différentes, cela ne fera guère avancer sa situation. Silva est simplement tombé dans une génération dorée et il en profite évidemment en accumulant les titres. Vouloir encore plus est nécessaire pour un sportif de haut niveau. Et ce ne sont pas ces quelques mots qui feront changer d'idée un Vicente Del Bosque qui entend ne rien changer afin de ne pas brouiller les cartes dans la course à la deuxième place. Du coup, malgré la qualification en poche, seul Jordi Alba découvre la Roja. C'est peu et cela ressemble surtout à un signe de plus dans le sens de la continuité. A David Silva de continuer de briller avec Manchester City. En attendant son heure.