Silva bien, City aussi

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Silva bien, City aussi
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A l'heure où Manchester City se déplace à Villarreal, dans le cadre de la 4e journée de la Ligue des champions, les Citizens pourront une nouvelle fois compter sur leur perle espagnole, David Silva. Décisif depuis le début de la saison, l'ancien joueur de Valence marque la Premier League de sa douce empreinte.

A l'heure où Manchester City se déplace à Villarreal, dans le cadre de la 4e journée de la Ligue des champions, les Citizens pourront une nouvelle fois compter sur leur perle espagnole, David Silva. Décisif depuis le début de la saison, l'ancien joueur de Valence marque la Premier League de sa douce empreinte. Au sein d'un club où Mario Balotelli attire le plus souvent la couverture à lui, la plupart du temps pour ses étranges comportements, d'autres se chargent de faire tourner la machine. Et à Manchester City, celui qui fait la pluie et le beau temps sur les différentes pelouses d'Angleterre et d'Europe s'appelle David Silva. A 25 ans, et un peu plus d'un an après son arrivée, l'ancien joueur de Valence réalise en effet un début de saison de feu, et plane sur la Premier League de tout son talent. Un exemple ? Quand les Citizens démolissent les voisins de United 6-1, "El Chino" (le chinois, en raison de ses origines coréennes, ndlr) est impliqué dans cinq des six réalisations. "C'est lui qui était au coeur du jeu, et il a prouvé sur ce match que sa réputation grandissante n'était pas usurpée. United ne pouvait tour simplement pas le maîtriser", explique Terry Venables, l'ancien sélectionneur de l'Angleterre, dans les colonnes du Sun. Avec trois buts et sept passes décisives depuis le début de saison en championnat, le natif d'Arguineguín, sur les îles Canaries, postulerait presque déjà au trophée de meilleur joueur de l'année. "Il y a encore du temps avant la fin de saison, et il y a de nombreux bons joueurs, mais je serai étonné de voir ses performances baisser vu comment il est parti, lance David Platt, l'adjoint de Mancini, sur Skysports. Pourtant, tout ne fut pas simple pour celui que ses coéquipiers appellent désormais "Merlin", pour ses talents de magicien balle au pied. Arrivé à l'été 2010 pour 35 millions d'euros en provenance de Valence, le milieu de terrain a eu bien du mal à se faire au jeu rugueux pratiqué outre-Manche. Du haut de son mètre soixante-dix, le gaucher faisait en effet figure de poids plume, et peinait à imposer sa patte gauche. Quelques mois de musculation et d'adaptation plus tard, la machine est donc désormais lancée, et ses attaquants se régalent désormais des caviars qu'il se plaît à leur offrir. Del Bosque n'est pas fan "David est un mix entre un magicien et une petite belette, rigole Joe Hart, son gardien, sur le site du club. Plus belette que magicien d'ailleurs." Reste que la petite belette intéresse désormais les deux ogres espagnols, alors même que le Real avait jugé le petit David trop court sur pattes, dans sa jeunesse. "Madrid et Barcelone sont deux grandes équipes, mais je suis très heureux ici et j'aimerai rester de nombreuses années ici. Ma famille est comme moi, heureuse. Les gens me traitent très bien et je suis très tranquille", les a gentiment éconduits l'intéressé, sur la Cadena Ser. Reste que si David Silva a désormais une bonne partie de l'Europe à sa botte, un homme reste toujours sceptique devant le talent du jeune homme. Un certain Vicente Del Bosque, sélectionneur de la Roja de son état. "L'entraîneur ne compte pas sur moi, ça je le sens. Je ne crois pas que de jouer un peu plus ou un peu moins, ou d'être titulaire, dépende de mon rendement. En Afrique du Sud, j'ai été la seule victime de la défaite contre la Suisse. Et ça continue plus ou moins de la même façon depuis", s'était plaint le Citizen dans les colonnes de Marca. Depuis, il a marqué un doublé face à l'Ecosse. Une mise au point définitive ?