Si les Berjalliens n'étaient pas là...

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Si les Berjalliens n'étaient pas là...
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Tout au long de cette VIIe Coupe du monde, notre site vous fait vivre au plus près de l'équipe de France. Tout ce qu'il faut savoir de l'actualité tricolore est à suivre au quotidien dans le Journal des Bleus. A l'heure de la prise de conscience de l'équipe de France, la Berjallie impose un axe fort sur le terrain comme au dehors. Les Tricolores n'oublient pas les Argentins, Barcella se fiche bien de sa carrière et Rougerie tient le coup.

Tout au long de cette VIIe Coupe du monde, notre site vous fait vivre au plus près de l'équipe de France. Tout ce qu'il faut savoir de l'actualité tricolore est à suivre au quotidien dans le Journal des Bleus. A l'heure de la prise de conscience de l'équipe de France, la Berjallie impose un axe fort sur le terrain comme au dehors. Les Tricolores n'oublient pas les Argentins, Barcella se fiche bien de sa carrière et Rougerie tient le coup. Au départ était le contingent toulousain, le plus représenté, suivi de près par la colonie biarrote, deux communautés fortes de ce groupe France, où l'esprit club a souvent pris le pas, mais appelées malgré tout à cohabiter durant plus de trois mois entre préparation et compétition cumulées. Reste qu'à l'heure où se joue l'avenir des Bleus dans cette Coupe du monde, c'est un autre axe fort du paysage tricolore qui s'est dégagé pour constituer aujourd'hui, dans le contexte brûlant d'un quart de finale de muerte face à l'Angleterre, l'épine dorsale de cette équipe de France. Et cet axe, on l'appelle Berjallie. Un terme générique pour désigner les anciens du CSBJ qui, bien qu'exilés dans les plus grandes écuries du Top 14, ont conservé cet ADN commun. Et ce n'est sans doute pas un hasard si, samedi, à l'Eden Park, ils seront pas moins de cinq anciens Ciel et grenat à figurer sur la feuille de match la plus importante de ces quatre dernières années en équipe de France. Une phalange, à des postes clés, tel que Parra à l'ouverture, Bonnaire, devenu indispensable en troisième ligne, l'attelage Nallet-Papé recomposé dans la cage, à laquelle Lièvremont, inconsciemment ou pas, a accordé une large part. Pour Thomas Lombard, consultant RMC, le vécu particulier des ex-Berjalliens n'est pas neutre dans la situation d'urgence que vit cette équipe de France aux abois: "Effectivement, on n'a peut-être pas des cornacs comme Philippe Saint-André pouvait l'être en 1995 ou comme Fabien Galthié l'a été en 1999, consent l'ancien international. Mais je pense qu'on a des joueurs qui véhiculent certaines valeurs dans l'état d'esprit. Je fais allusion aux Berjalliens, à ceux qui ont connu les années de galère à Bourgoin et qui s'en sont sortis avec cette hyper solidarité, cette unité. Je vais aller plus loin, je vais les citer... Pascal Papé, Lionel Nallet, Morgan Parra, Julien Bonnaire et Julien Pierre sont des garçons qui savent ce que c'est que d'être solidaires, de combattre dans l'adversité et de réaliser parfois des choses extraordinaires. J'ose espérer que ces garçons ont pris la parole. Je pense que ça a été le cas parce qu'on les a vus de plus en plus présents, s'impliquer et s'exprimer aussi bien dans les médias que dans la vie du groupe. Je pense qu'ils ont un message à faire passer. Il sera peut-être moins fort que celui de certains joueurs français du passé, mais il peut avoir son importance." Mais aussi: Message aux Argentins Si les Bleus ne sont logés qu'à quelques centaines de mètres à peine de leurs adversaires anglais dans le centre-ville d'Auckland, ils ont aussi tout près de leurs collègues argentins, qui dimanche, au lendemain du match des Français, défieront les All Blacks à l'Eden Park. Une tâche immense pour les Pumas, dont certains évoluant dans le Top 14 ont pu rencontrer leurs partenaires de club. On a ainsi pu voir François Trinh-Duc et Santiago Fernandez converser dans le hall de leur hôtel, mais aussi les Biarrots retrouver leurs coéquipiers. "On a vu quelques collègues de Biarritz, explique Dimitri Yachvili, et on a eu du mal à leur donner des conseils parce que les Blacks sont vraiment impressionnants actuellement. Ceci dit, on les a aussi sentis bien dans leurs têtes et dans leurs jambes depuis le début de la compétition, donc sur un match, avec beaucoup d'envie, pourquoi pas, ils sont capables de le réaliser..." Barcella se fout de sa carrière Alors que pour beaucoup de trentenaires notamment, cette Coupe du monde sera la dernière, d'autres plus jeunes seraient en droit de s'interroger sur les conséquences qu'aurait une élimination de l'équipe de France samedi, dès les quarts de finale de la compétition, sur la suite de leur carrière internationale. Pas vraiment la préoccupation d'un Fabien Barcella: "On ne pense pas à notre avenir international sur ce match-là, avoue le pilier biarrot. L'histoire de ce groupe, elle va s'écrire lors de cette Coupe du monde, elle ne s'écrira pas dans le futur. On veut avant tout aborder ce match pour le gagner, après, le futur, on s'en fiche un petit peu, c'est le présent qui compte et surtout ce match de samedi contre les Anglais. On n'est pas là pour sauver notre peau, ou quoi que ce soit. On est là pour se réhabiliter après le match des Tonga, où on est tous passés à côté notamment en termes d'envie." Quoi de neuf, Doc ? C'est sous l'oeil d'un spectateur un peu particulier que les joueurs du XV de France ont sacrifié ce jeudi matin (heure locale), sur le terrain du Mount Smart Stadium, à leur seule séance d'entraînement de la journée. Aujourd'hui consultant pour la télévision anglaise, Phil Vickery, ancien pilier international du XV de la Rose, sera resté très attentif au degré d'engagement des Bleus, toujours élevé à un peu plus de 48 heures du quart de finale de la Coupe du monde entre les Bleus et le XV de la Rose samedi, à l'Eden Park. Tout comme il n'aura rien raté de l'échauffement d'Aurélien Rougerie, l'épaule droite (luxation acromio-claviculaire) toujours solidement strappée, mais qui n'aura durant le quart d'heure ouvert aux médias laissé transparaître aucun signe particulier laissant à penser qu'il pourrait venir à renoncer. MERCREDI: Lettre aux supporters