Show bouillant ?

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Show bouillant ?
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A priori, le Super Bowl XLV entre les Pittsburgh Steelers et les Green Bay Packers, qui ont les deux meilleures défenses de la NFL, devrait être sobre. Mais cette affiche, dimanche soir au Cowboys Stadium de Dallas, oppose deux quarterbacks, Ben Roethlisberger et Aaron Rodgers, qui sauront donner du piment à l'évènement. Forcément spectaculaire.

A priori, le Super Bowl XLV entre les Pittsburgh Steelers et les Green Bay Packers, qui ont les deux meilleures défenses de la NFL, devrait être sobre. Mais cette affiche, dimanche soir au Cowboys Stadium de Dallas, oppose deux quarterbacks, Ben Roethlisberger et Aaron Rodgers, qui sauront donner du piment à l'évènement. Forcément spectaculaire. Pas de Barack Obama ni de cheerleaders, mais Christina Aguilera, les Black Eyed Peas et Usher. Que les fans se rassurent: en dehors du terrain, le Super Bowl XLV sera servi bien show. L'essentiel est sauf. Mais c'est surtout sur la pelouse du bijou qui valait un milliard, le Cowboys Stadium, que le spectacle devra être au rendez-vous, dimanche soir à Dallas, pour satisfaire tout le monde. Le problème, c'est que Pittsburgh et Green Bay, les deux finalistes du championnat NFL, n'ont pas vraiment la "West Coast offense" dans la peau. Les passes longues à tout-va, très peu pour eux. Les Steelers et les Packers, qui avaient respectivement les première et deuxième meilleures défenses de la ligue en saison régulière, risquent fort de jouer la sécurité. Du moins en début de match. Leur religion: les plaquages et les sacks. Avec des joueurs comme le chevelu Troy Polamalu ou James Harrison d'un côté, le bouillant Clay Matthews ou Charles Woodson de l'autre, difficile de faire autrement. Surtout qu'en attaque, le quarterback pennsylvanien Ben Roethlisberger n'a jamais eu un don pour amuser la galerie. Son style à lui, c'est de gagner. Point barre. Il l'a déjà fait à deux reprises, en 2006 et 2009. Une troisième bague lui permettrait de rejoindre dans la légende Tom Brady, la star des New England Patriots. Et conforterait Pittsburgh au sommet de la pyramide des équipes les plus titrées de l'ère moderne, avec sept trophées Vince Lombardi dans la vitrine. Peu de gens l'auraient parié en début de saison, quand Ben Roethlisberger a écopé de quatre matches de suspension pour une louche affaire de moeurs et lorsque Santonio Holmes, auteur du touchdown de la victoire lors du Super Bowl XLIII face aux Arizona Cardinals, a filé aux New York Jets. Mais trois succès lors des quatre premières rencontres ont mis les hommes de Mike Tomlin sur les bons rails, le retour aux manettes de "Big Ben" faisant le reste. Les bookmakers misent sur Green Bay Pour Green Bay, tout a été moins évident. Annoncé parmi les favoris en septembre, les Packers ont perdu leur running-back vedette Ryan Grant dès le premier match. C'est donc avec un jeu au sol très limité, parfois même inexistant, qu'ils ont traversé l'automne et l'hiver, arrachant leur billet pour les playoffs sur le fil. Une libération. Têtes de série n°6 dans la NFC, ils ont ensuite sorti les Philadelphia Eagles, les Atlanta Falcons et les Chicago Bears. A chaque fois à l'extérieur. Cette réussite, un joueur l'incarne: Aaron Rodgers. Le quarterback des Verts, qui a grandi dans l'ombre de Brett Favre, a enfin éclos aux yeux de tous. En remportant un Super Bowl, il pourrait réussir en cinq ans ce que son glorieux prédécesseur, désormais retraité, a accompli en quinze saisons. Mais si la dynamique est clairement en faveur des joueurs du Wisconsin, sur la lancée de leur parcours incroyable en phases finales, l'expérience est un paramètre à ne pas négliger. Et les "Black and Gold" en ont à revendre. A priori, les Steelers auront donc le statut de favori au coup d'envoi de ce Super Bowl 45e du nom. Mais les Packers, sacrés en 1996 pour la dernière fois, ne se laisseront pas déchiqueter par la défense adverse aussi facilement. En début de semaine, les bookmakers de Las Vegas donnaient Green Bay vainqueur... de trois points, donc pas grand-chose. Preuve que ces deux équipes, au profil assez similaire, ne seront pas simples à départager. Du suspense, sans doute. Du spectacle, pourquoi pas. Les raisons de rester éveillé ne manquent pas.