Shanghai sans le boss

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Shanghai sans le boss
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Sans le n°1 mondial Luke Donald, le dernier WGC de la saison débute jeudi à Shanghai. Alors que le plateau est aussi amputé d'autres têtes d'affiches, telles que Padraig Harrington ou Sergio Garcia, cet ultime grand rendez-vous international de l'année (Dubaï, en décembre, ne concernera que le circuit européen) est plus ouvert que jamais. Parmi tous les grands vainqueurs de l'année, Rory McIlroy est peut-être le mieux placé.

Sans le n°1 mondial Luke Donald, le dernier WGC de la saison débute jeudi à Shanghai. Alors que le plateau est aussi amputé d'autres têtes d'affiches, telles que Padraig Harrington ou Sergio Garcia, cet ultime grand rendez-vous international de l'année (Dubaï, en décembre, ne concernera que le circuit européen) est plus ouvert que jamais. Parmi tous les grands vainqueurs de l'année, Rory McIlroy est peut-être le mieux placé. Dommage, il y avait pourtant tout pour que ce WGC de Shanghai soit presque aussi beau qu'un Majeur. Mais il faut croire que malgré son attrait de plus en plus prononcé pour les grands tournois ou évènements sportifs, la plus grande ville de Chine doit encore se régler. Peut-être est-ce simplement de la malchance, ou un placement pas tout à fait préférentiel dans le calendrier, mais le Masters 1 000 de tennis avait connu la même hécatombe que le tournoi de golf il y a trois semaines. Rafael Nadal avait été très vite sorti, alors que Novak Djokovic et Roger Federer avaient décliné l'invitation. Comme un calque, le n°1 mondial fera lui aussi défaut lors du WGC. Il ne sera pas le seul, puisque Padraig Harrington, Sergio Garcia (voir encart) ou encore Thomas Levet brilleront également par leurs absences. Luke Donald sera lui au côté de son épouse, pour la naissance de leur deuxième enfant. "C'est important pour ma femme que je sois avec elle, et c'est important pour moi, déclarait l'Anglais pour justifier son retrait, dans des propos relayés par le site de l'European Tour. Ce n'est pas une coïncidence si la naissance de notre première fille m'a inspiré pour jouer parfaitement." Pour une fois, le bonheur des uns va aussi faire le bonheur des autres. Molinari: "Ma bagarre avec Westwood, c'était ma meilleure semaine sur un parcours" Car même si un tournoi de golf, surtout aussi relevé que celui-ci, n'est jamais gagné d'avance, Donald faisait bien sûr figure de favori. Et en son absence, les portes s'ouvrent, notamment pour Lee Westwood et Rory McIlroy. Bien d'autres outsiders auront leur mot à dire, à commencer par Francesco Molinari, qui l'avait emporté en Chine l'an passé. "Ma bagarre avec Westwood, c'était ma meilleure semaine sur un parcours, et le meilleur golf que j'aie joué depuis longtemps sur le circuit." Mais la meute de joueurs affamés est tellement homogène, que parier sur un succès, ou même sur un top 10, serait bien prétentieux. S'il en faut une preuve, le palmarès de la saison se charge de l'apporter. En effet, pour la première fois de l'histoire, une saison de golf pourrait s'achever avec uniquement de nouveaux vainqueurs sur les Majeurs et les WGC, c'est-à-dire des joueurs qui n'avaient jamais gagné à ce niveau auparavant. McIlroy en fut le symbole le plus éloquent à l'US Open, mais Charl Schwartzel au Masters, Darren Clarke à l'US Open et Keegan Bradley à l'USPGA - pour les Majeurs - étaient également des rookies, tout comme Donald à Marana, Nick Watney à Doral et Adam Scott à Akron, en ce qui concerne les WGC. Il serait tentant de mettre une pièce sur McIlroy, qui a bien pris ses marques en gagnant un tournoi exhibition à Shanghai le week-end dernier. Mais ce serait lui porter le mauvais oeil, dans cette nouvelle ère post-Woods où avancer caché semble être la seule chance de victoire.