Seydoux hausse le ton

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Seydoux hausse le ton
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LIGUE 1 - Le président du LOSC s'agace des états d'âme du "Big Four".

LIGUE 1 - Le président du LOSC s'agace des états d'âme du "Big Four". "S'ils veulent se raconter des histoires de Big Four, ils se racontent des histoires de Big Four." Le président du LOSC, Michel Seydoux, n'a pas apprécié la montée au front contre la LFP des quatre dirigeants du quatuor OL-OM-Bordeaux-PSG, qui ont fait part mercredi de leur mécontentement vis-à-vis de la gestion actuelle du président de la LFP, Frédéric Thiriez. "Si on fait de la communication, c'est une forme de provocation par rapport aux institutions, estime Michel Seydoux, invité de l'émission Europe 1 Foot, lundi. Ces institutions sont en place, elles fonctionnent depuis longtemps comme ça, c'est vrai qu'elles peuvent être améliorées mais dire que ce "Big Four" n'est pas bien représenté dans les instances, c'est une erreur." Sans nier l'apport des "clubs à forte notoriété", comme il préfère les appeler, le président du LOSC dénonce avant tout une opération de communication. "Personnellement, je commence par la diplomatie avant de lancer des scuds de communication. (...) Et les révolutions se font sur un programme et non sur un lâcher d'idées." Remonté contre le comportement de ces quatre représentants de clubs, Michel Seydoux a également dénoncé le calendrier de la L1, rendu fou par le report incessant de matches. "Je fais partie des gens qui ont un sens éthique développé, a estimé le boss du LOSC. Je trouve que c'est trop facile de changer les matches au gré des compétitions européennes. Aujourd'hui, que les matches soient annulés pour des conditions extrêmes, de météo ou de maladie, ça me paraît normal. Mais qu'on joue des matches avec des joueurs qui n'auraient pas forcément été présents à telle ou telle date, je trouve ça ni juste ni fair-play." La volonté de garder Hazard Sans y faire directement allusion, Michel Seydoux avait en tête les déplacements de matches dont on bénéficié l'OL et Bordeaux, un privilège que le LOSC "n'a pas demandé", a-t-il précisé. Éliminé de la Ligue Europa, Lille bénéficie désormais d'un calendrier beaucoup plus dégagé qui lui permet d'aborder le sprint final avec ambition. "Il y a six ou sept candidats, avec des matches en retard pour deux clubs (Marseille et Bordeaux, 2). Ce sera une finale par soirée. L'équipe qui gagnera les huit matches qui restent, pour celles qui n'ont pas de matche en retard, sera probablement championne", a-t-il même glissé avec malice. Ambitieux pour la fin de saison, le président nordiste l'est également pour les années à venir et compte bien, dans cette perspective, conserver la pépite belge Eden Hazard. "Lille a déjà beaucoup parlé beaucoup avec ce garçon, qui a de très bons conseils autour de lui. Il a fait ses classes au LOSC et il a envie de rester ici. Il sait très bien que sa progression passe par ici. Il a dit qu'il avait envie de voir le grand stade et nous, on a envie de voir le grand stade avec Eden Hazard sur la pelouse. Il y a des gros chèques qui ne se refusent pas mais il y a des échéances qui se travaillent." Et les prochaines échéance du LOSC l'amèneront à se déplacer deux fois de suite, d'abord à Valenciennes, samedi prochain, puis à Lyon, le dimanche 11.