Séville et Moscou dos à dos

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Séville et Moscou dos à dos
@ Reuters
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LIGUE DES CHAMPIONS - Le FC Séville a obtenu le nul (1-1) sur la pelouse du CSKA Moscou.

LIGUE DES CHAMPIONS - Le FC Séville a obtenu le nul (1-1) sur la pelouse du CSKA Moscou. Dominer n'est pas gagner. S'il ne le savait pas encore, le CSKA l'a appris à ses dépens mercredi soir, face au FC Séville, en huitièmes de finale aller de la Ligue des champions. Dans un Luzhniki Stadium toujours aussi dégarni, les Russes n'ont pas su profiter au maximum de leur mainmise sur un match qu'ils ont pourtant pris par le bon bout, relevant le défi tactique imposé par les Andalous. Dommage car ce match nul (1-1), concédé sur leur pelouse synthétique, les place dos au mur avant le retour en Espagne où, c'est une certitude, ils devront marquer pour se qualifier en quarts. Le scénario n'est pas idéal, donc, mais il aurait pu être bien pire si Gonzalez en un éclair, sur une frappe lointaine et subite, n'avait pas égalisé après l'heure de jeu (1-0, 66e). Malgré leur tranchant, matérialisé par la faculté de percussion de Honda, les joueurs de Leonid Slutski ont couru après le score, ouvert en première période par Negredo, à la réception au second poteau d'un centre tendu de Jesus Navas (1-0, 26e). Un avantage pas vraiment mérité tant les Moscovites ont multiplié les intrusions devant le but de Palop, notamment Necid (8e), Honda (13e, 31e), Aldonin (39e) et Krasic (48e). Séville garde le résultat Ce déchet dans la finition, que l'ultime tentative de Necid superbement sauvée par le portier sévillan n'a fait que confirmer (85e), s'est retourné contre le CSKA, du moins jusqu'à ce missile de Gonzalez. Il a même failli lui coûter encore plus cher quand Negredo, sur un centre-tir de Jesus Navas, a été à deux doigts de reprendre le ballon (68e) ou lorsque le coup franc de Stankevicius est venu flirter avec le poteau gauche d'Afinfeev (84e). S'il n'arrange pas les Russes, bien plus entreprenants ce soir, ce résultat nul ne les condamne pas pour autant. Mais ce sont bien les hommes de Manuel Jimenez qui, malgré leur attentisme, sortent la tête haute de cette rencontre. Leur manière de faire tourner après l'égalisation des locaux prouve bien qu'ils n'étaient pas venus chercher beaucoup plus à Moscou. Un calcul, ou un manque d'ambition au choix, qui pourrait se retourner contre eux dans trois semaines.