Sept groupes de supporters dissous

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Sept groupes de supporters dissous
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LIGUE 1 - Cinq groupes ultras du PSG sont concernés par la décision publiée au Journal Officiel.

LIGUE 1 - Cinq groupes ultras du PSG sont concernés par la décision publiée au Journal Officiel.C'est une décision inédite par son ampleur. Par décrets signés du Premier ministre et du ministre de l'Intérieur et publiés jeudi au Journal officiel, sept associations de supporters de clubs de football de Ligue 1 ont été dissoutes.Sont concernés cinq groupes parisiens : le "Commando Loubard" et la "Milice Paris" de la tribune Boulogne du Parc des Princes, ainsi que les "Supras Auteuil 1991", "Paris 1970 la Grinta" et "Les Authentiks" de la tribune Auteuil. Le mesure est aussi valable pour un groupe de l'OGC Nice "Brigade Sud de Nice" et pour une association de l'Olympique lyonnais "Cosa Nostra de Lyon".Mardi, la Commission nationale consultative de prévention lors des manifestations sportives avait auditionné certains des dirigeants de ces groupes pour connaître leurs explications quant à certains faits de violence relevés autour des stades. Un rapport a ensuite été rendu au ministère de l'Intérieur puis à Matignon. Qui a décidé de trancher très vite.Dans le cas des supporters parisiens, ce sont les violents affrontements du 28 février, en marge du match PSG-OM à Paris, qui ont été retenus. Un supporter de la tribune Boulogne avait alors été tabassé par des supporters de la tribune Auteuil. Il avait succombé à ses blessures deux semaines plus tard.Pour Brice Hortefeux, le ministre de l'Intérieur, ces dissolutions "s'inscrivent dans une démarche résolue d'élimination de nos stades de pseudos supporteurs au comportement totalement insupportable" pour "permettre aux véritables supporteurs de venir au stade en famille, entre amis et en toute tranquillité".Certaines associations de supporters concernées avaient fait savoir en début de semaine qu'elles s'opposeraient à leur dissolution en engageant une procédure devant le Conseil d'Etat. Une décision confirmée par les avocats des Supras et des Authentiks, qui ont indiqué jeudi à l'AFP leur intention de déposer un recours "dans les jours ou les heures qui viennent" auprès du Conseil d'Etat.