Schiavone: "C'est la vie..."

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Schiavone: "C'est la vie..."
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Battue, logiquement par Na Li (6-4, 7-6), samedi en finale des Internationaux de France, Francesca Schiavone a échoué dans sa tentative de réaliser le doublé à Roland-Garros. Mais l'Italienne, dont la préparation n'avait guère été très fructueuse, se satisfait de sa quinzaine, voulant "profiter de chaque instant". Et félicite son adversaire qu'elle a trouvé bien meilleure qu'il y a un an.

Battue, logiquement par Na Li (6-4, 7-6), samedi en finale des Internationaux de France, Francesca Schiavone a échoué dans sa tentative de réaliser le doublé à Roland-Garros. Mais l'Italienne, dont la préparation n'avait guère été très fructueuse, se satisfait de sa quinzaine, voulant "profiter de chaque instant". Et félicite son adversaire qu'elle a trouvé bien meilleure qu'il y a un an. Francesca, qu'est-ce qui vous a le plus gêné dans son jeu aujourd'hui ? Elle a très bien servi pendant le match, elle a eu un bon pourcentage de premières balles. Elle savait que si elle servait beaucoup de deuxièmes balles j'allais pouvoir l'attaquer. Elle a été très solide côté revers et son coup droit trouvait beaucoup de profondeur. Elle m'a contraint à jouer le plus souvent derrière ma ligne de fond de court. J'étais toujours sur la défensive. Je dois reconnaître qu'elle a bien joué. Vous étiez tenante du titre. Avez-vous eu plus de pression cette fois et avez-vous ressenti la peur de perdre ? Non, pourquoi avoir peur ? J'aurais plutôt peur de gagner. J'étais prête à jouer, de façon intense. Aujourd'hui, je crois qu'elle a su jouer des points de manière incroyable. J'étais prête à saisir toutes les occasions mais ça n'a pas marché. J'ai vécu de bons moments durant cette quinzaine, c'est comme ça, c'est la vie... Vous pouvez gagner, vous pouvez perdre. Cela a été dur, c'est vrai mais ça va. Vous l'aviez battu l'année dernière ici. Qu'a-t-elle amélioré dans son jeu ? Elle se déplace beaucoup mieux sur terre battue. Lorsque j'essayais de la déplacer sur le court elle était capable de très bien remettre la balle. Avant, elle courait puis frappait un peu n'importe comment. Là, elle arrive, pose bien ses appuis, puis assène de grands coups puissants. Elle peut le faire parce qu'elle glisse mieux qu'auparavant. "Je ressens encore plus cette réussite de l'année dernière" Vous avez une culture de tennis occidentale, européenne, elle vient de Chine. Comprenez-vous l'importance que peut avoir ce titre pour elle ? Bien sûr, j'imagine que des millions et des millions de Chinois ont regardé ce match de tennis. C'est important pour eux de connaître cette surface de terre battue. Là-bas, ils n'ont que des surfaces dures, je crois. Cela peut être un bon déclic pour les Chinois. En Europe, nous connaissons beaucoup mieux la terre battue. C'est une différence culturelle qui existe entre eux et nous. C'est sans doute une très bonne chose pour eux. Pensez-vous qu'elle peut devenir numéro 1 mondiale ? Je ne sais pas. Tout est ouvert, mais pour être numéro 1, il faut gagner toute une série de matches, pas juste un tournoi, ni même un Grand Chelem. Il faudrait en gagner peut-être un autre pour elle. Tout le monde a le désir d'en gagner plus, tout le monde a faim ! (Rires) Dans quel état d'esprit quittez-vous le tournoi si vous comparez par rapport à l'an dernier ? Quand on gagne, l'impact sur vous, sur vos émotions, est bien différent par rapport à une défaite. Je suis contente d'être là, vous savez, parce que maintenant, je ressens encore plus cette réussite de l'année dernière. Arriver presque au point de gagner, c'est bien différent par rapport à remporter le titre. Mais aujourd'hui je suis heureuse d'en être arrivée là. Peu importe, gagnante, perdante, je veux vivre chaque instant.