Saurina: "Une année capitale"

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Saurina: "Une année capitale"
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C'est reparti pour un tour ! Pour la quatrième édition de la Ligue féminine de handball qui s'ouvre ce vendredi, la présidente de la LFH, Patricia Saurina, est revenue pour nous sur les moments forts de la saison. Hormis le Championnat, elle a également évoqué la bonne santé des clubs français sur la scène européenne.

C'est reparti pour un tour ! Pour la quatrième édition de la Ligue féminine de handball qui s'ouvre ce vendredi, la présidente de la LFH, Patricia Saurina, est revenue pour nous sur les moments forts de la saison. Hormis le Championnat, elle a également évoqué la bonne santé des clubs français sur la scène européenne. Patricia, comment appréhendez-vous cette nouvelle saison ? Elle va être palpitante dès le début parce les collectifs se sont renforcés à l'intersaison avec le retour de nos expatriés et l'arrivée d'excellentes étrangères. Et cela démarre très fort dès vendredi avec un Arvor-Le Havre en ouverture. La saison passée le titre s'est joué sur la dernière journée entre Metz et Brest. Mais je pense que cette année, cela va vraiment être très intéressante à suivre. Est-ce un souhait de la Ligue de remettre la phase des Play-offs pour l'exercice 2011/2012 ? Le retour des Play-offs a été discuté avec les présidents, entraineurs et les joueuses. C'est une bonne chose d'avoir opté pour cette formule jusqu'aux Jeux Olympiques de Rio en 2016. Par ailleurs, aucune équipe ne fera l'impasse sur le début de saison car cette année, il y a plus de six formations prétendantes aux play-offs. Cela va forcément donner des matches à enjeux. Au final, tout le monde est gagnant. Avec le retour des play-offs, le public répondra-t-il présent ? Je le pense. Avec des matches couperets, cela va forcément renforcer l'attrait du public pour venir dans les salles. "Réduire le fossé entre le secteur professionnel et le monde amateur" Pouvez-vous nous expliquer les raisons pour lesquelles le champion de France de D2, Noisy-le-Grand, n'a pas pu accéder à la première division ? Elles sont essentiellement financières et structurelles. Depuis la création de la LFH en 2008, le fossé s'est creusé entre les clubs de D1 et ceux de D2. Aujourd'hui, les équipes de deuxième division ont beaucoup de difficultés à accéder au haut niveau. C'est pour cette raison que nous avons mis en place un projet intitulé « la voix d'accès à la professionnalisation » afin d'aider les formations de D2 à se structurer et à se professionnaliser. Que devront faire les clubs de D2 pour intégrer le "VAP" ? Il est impératif d'être inscrit dès le début de la saison. Seuls les clubs qui auront pris part à ce projet pourront accéder à l'élite. Cela demandera aux équipes de tenir un cahier des charges aménagés par rapport à celui de la D1 mais qui leur permettra de réduire l'écart entre le secteur professionnel et le monde amateur. Par ailleurs, il y aura aussi une aide de la Fédération française de Handball (FFHB) pour ces clubs. Petit à petit, toute la D2 s'engagera dans cette voie d'accès à la professionnalisation. Quelle est le budget d'un club de LFH ? C'est très variable mais le budget minimum s'élève à 700 000 euros. Mais aucune équipe n'est en-dessous de ce seuil. De plus, le budget maximum tourne autour de 1,2 à 1,3 millions d'euros. "Gardillou connaît très bien le handball féminin" Etes-vous satisfaite de la bonne santé des clubs français sur la scène européenne ? Nous avons six clubs français sur dix engagés en Coupe d'Europe. Mais je préférerais en avoir deux en Ligue des champions plutôt que deux en Challenge Cup. On est tout de même ravis quand Mios ou Nîmes l'an passé nous rapporte une Coupe d'Europe mais ce n'est que la Challenge Cup. Cela témoigne toutefois de la bonne santé du handball français sur la scène européenne mais notre objectif, c'est d'obtenir cette deuxième place en Ligue des champions. Il faut y parvenir. Metz a-t-il les chances de se qualifier pour le Tour principal de la Ligue des champions ? C'est un groupe très relevé avec les Hongroises de Gyor, les Autrichiennes d'Hypo Niederosterreich et elles pourraient retrouver les Danoises de Randers pour ce premier tour de Ligue des champions. Moi, j'ai confiance. Je pense qu'elles vont y arriver. Les Messines sont en capacité de se défendre contre des équipes comme Gyor car sur une rencontre, personne n'est imprenable. L'entraineur des Messines, Sébastien Gardillou pourra-t-il se tirer de ce mauvais pas ? Metz a un effectif de qualité qui s'est renforcé à l'intersaison. De plus, Sébastien Gardillou est un gros bosseur et connaît très bien le handball féminin. Par ailleurs, l'entraineur messin est très affûté sur les équipes étrangères, il arrivera à trouver les solutions pour surmonter ces montagnes-là. "De l'or en barre avec cette équipe" C'est une année cruciale pour le handball féminin ? Bien évidemment mais avant le Championnat du monde au Brésil, nous avons une qualification pour le Championnat d'Europe face à la Turquie à Metz avant un déplacement à Vilnius face à la Lituanie. Dès notre retour, nous enchainons sur le Tournoi de Paris avant de s'envoler pour le Mondial brésilien. Mais au Brésil, il faudra bien négocier ce premier tour car il n'y a plus de deuxième tour comme c'est le cas chez les messieurs et les matches à éliminations débuteront dès les huitièmes de finale. Avec une qualification olympique en ligne de mire, c'est capital de terminer parmi les sept meilleures nations lors de ce Mondial. Mais je pense que nous avons une équipe de France qui est tout à fait capable de jouer les premiers rôles. Ce serait dommage de louper cette qualification olympique alors que l'équipe arrive à maturité. Selon vous, Olivier Krumbholz est en train de constituer une redoutable équipe de France ? On connaît les qualités de technicien d'Olivier Krumbholz. C'est un alchimiste qui a réussi une nouvelle fois à nous amener de l'or en barre avec cette équipe. Je crois que cela va le faire. Avec cette équipe, les Françaises peuvent-elles décrocher le titre mondial ? L'objectif, c'est la qualification pour les Jeux Olympiques. Ensuite, on prendra tout ce que l'on pourra. Mais on voudra finir sur le podium et le plus haut possible.