Saur-Sojasun sort de l'ombre

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Saur-Sojasun sort de l'ombre
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Après quatre premiers jours difficiles au cours desquels l'équipe n'a guère eu l'occasion de se montrer, Saur-Sojasun a décidé de sortir de l'ombre mercredi, à l'occasion de la cinquième étape. Si Anthony Delaplace a pu se glisser dans l'échappée, cette dernière n'est pas arrivée au bout. Qu'importe pour les hommes de Stéphane Heulot, ils sont bien décidés à montrer le maillot.

Après quatre premiers jours difficiles au cours desquels l'équipe n'a guère eu l'occasion de se montrer, Saur-Sojasun a décidé de sortir de l'ombre mercredi, à l'occasion de la cinquième étape. Si Anthony Delaplace a pu se glisser dans l'échappée, cette dernière n'est pas arrivée au bout. Qu'importe pour les hommes de Stéphane Heulot, ils sont bien décidés à montrer le maillot. Yannick Talabardon nous l'avait annoncé dans la matinée au départ de Carhaix. Ce mercredi, on allait voir du Saur-Sojasun à l'avant. Après quatre premiers jours d'apprentissage sur les routes de son premier Tour de France, la formation de Stéphane Heulot, qui ne voulait pas gaspiller trop d'énergie, avait en effet désormais le champ libre pour se porter à l'avant. Si le dossard numéro 219 n'a pas pu prendre la bonne roue le jour de ses 30 ans, le benjamin de l'équipe et de cette Grande Boucle, Anthony Delaplace, pas encore 22 ans, a quant à lui pris la bonne échappée. Sorti au kilomètre 4 en compagnie de Tristan Valentin (Cofidis), Sébastien Turgot (Europcar) et José Ivan Gutierrez (Movistar), le Normand, qui a pris au passage le point de la montagne décerné au sommet de la côte de Gurunhuel, et ses compagnons d'un jour comptaient sur le vent et un final sur des routes étroites et vallonnées pour résister au retour du peloton, mais les équipes de sprinteurs ne leur ont fait aucun cadeau et les ont rattrapé à 45 kilomètres de l'arrivée. Coppel: "J'espère que la chance va tourner""C'est dommage, car je sentais que l'échappée pouvait aller loin aujourd'hui, un peu comme tout le monde. Malheureusement, on se fait reprendre bien trop loin de l'arrivée, tant pis. Si les jambes sont là, j'essaierai de nouveau avant la fin du Tour. Après, ça fait plaisir d'être devant, même si on aimerait que les échappées aillent plus loin. Mais c'est le peloton qui décide", concluait, philosophe, le jeune coureur. Ce n'est donc que partie remise pour Saur-Sojasun, qui est loin d'avoir renoncé à briller sur ce Tour, comme nous l'a expliqué son leader Jérôme Coppel. "C'est sûr qu'on aurait préféré ne pas perdre de temps lors de ces premiers jours (il est 67e à 3'16" au classement général)". Mais c'est dû à des coups du sort, des chutes. Il faut faire avec. C'est aussi cela le Tour, il faut savoir jouer avec la malchance. Ça a été un coup dur, mais il reste encore beaucoup d'étapes. J'espère juste que la chance va tourner. Comme dans toutes les courses, les premières étapes sont toujours nerveuses. On essaye toujours de faire au mieux, de courir placé pour ne pas perdre de temps, mais ça n'est pas toujours évident. Quand je chute samedi, j'étais bien placé. C'est un manque de chance. Mais désormais, j'ai peut-être un peu moins de pression. Comme je suis moins dangereux au général, j'aurais peut-être l'occasion de courir devant". L'ambition est toujours de mise chez Saur-Sojasun.