Santos n'attend que ça

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Santos n'attend que ça
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Dimanche, au Japon, la finale de la Coupe du monde des clubs opposera le FC Barcelone aux Brésiliens de Santos. Si pour les Catalans l'objectif sera de remporter un 14e trophée en trois ans, pour les Brésiliens, cette rencontre est une question de prestige. Le prestige de tout un continent qui se désespère de voir ses meilleurs joueurs le quitter chaque année.

Dimanche, au Japon, la finale de la Coupe du monde des clubs opposera le FC Barcelone aux Brésiliens de Santos. Si pour les Catalans l'objectif sera de remporter un 14e trophée en trois ans, pour les Brésiliens, cette rencontre est une question de prestige. Le prestige de tout un continent qui se désespère de voir ses meilleurs joueurs le quitter chaque année. C'est l'obsession, chaque année, du vainqueur de la Copa Libertadores. Prouver lors de la Coupe du monde des clubs que le football sud-américain, malgré l'exode massif de ses meilleurs joueurs, peut rivaliser avec les meilleures formations européennes, ne serait-ce que l'espace d'une courte compétition. Cette mission, d'intérêt continental, incombe cette année à Santos. Et les Brésiliens ont rempli la première partie de leur contrat en dominant les Japonais du Kashiwa Reisol (3-1), mercredi, lors de la demi-finale. Dimanche, Santos défiera donc le FC Barcelone, qui s'est de son côté défait des Saoudiens d'Al-Sadd (4-0), avec une idée en tête : mettre fin aux quatre ans de domination européenne (AC Milan, Manchester United, Barcelone, Inter Milan) au palmarès. Le modèle, lui, est tout trouvé : en 2006, l'Internacional était devenu champion du monde en dominant en finale un certain FC Barcelone... Avec Neymar, le meilleur footballeur (ou en tout cas le plus médiatique) évoluant sur le continent, mais aussi Ganso, Elano et Borges, l'ancien club du roi Pelé ne manque pas d'arguments footballistiques. Mais si l'affiche promet du spectacle entre deux formations au potentiel technique hors norme, du côté brésilien, on s'attend à une rencontre plutôt tactique. Santos, "l'exact opposé du Barça" Avant-même le début de la compétition, Ramalho, l'entraîneur de Santos avait livré quelques clés tactiques concernant cette finale tant attendue. Sur le site de la Fifa, la qui lui était posée était simple : comment rivaliser avec le Barça ? Selon le technicien paulista, ballon au pied, c'est impossible. "Essayer de les dominer en possession de balle est une bonne idée, mais le problème c'est que même le Real Madrid n'a pas réussi à le faire. Pas plus que Valence ou Manchester United, d'ailleurs... Personne, à vrai dire. Donc il faut être suffisamment intelligent pour expliquer aux joueurs que c'est leur principal atout, avait expliqué Ramalho, qui prône la patience. Les Brésiliens n'aiment pas courir après le ballon. Pourtant, il faudra bien se préparer à attendre le moment le plus approprié pour leur subtiliser la balle cuir et dérouler notre jeu, qui ne repose pas sur la possession." Ramalho ne prévoir rien d'autre qu'une opposition de style. "Notre jeu est l'exact opposé de celui du Barça, détaille-t-il. Notre atout, c'est la vitesse, la verticalité dans la recherche de la surface adverse. Mes joueurs ne sont pas là pour gérer le ballon, au contraire des Barcelonais, qui redoublent les passes jusqu'à ce qu'ils trouvent la faille. Ils attendent que les adversaires quittent leur poste pour profiter des espaces avec leurs attaquants, ou bien avec les montées des milieux de terrain. C'est l'impatience de l'adversaire qui fait apparaître ces brèches. (...) Dès que les défenseurs sortent un peu pour essayer de couper les trajectoires, ils dézonent et se font prendre dans le dos. Il faut donc bien garder à l'esprit que quand ils ont le ballon, à un moment donné quelqu'un va plonger dans un intervalle. Il faut donc penser à tout verrouiller." On attend de voir à quoi ressemble un catenaccio à la sauce brésilienne...