Sans Parker, c'est plus dur

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Sans Parker, c'est plus dur
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Premier match sans Tony Parker, absent de deux à quatre semaines, et première défaite pour San Antonio... Privés de leur meneur de jeu français, les Spurs ont en effet calé à Memphis, les Grizzlies l'emportant 109-93 après la faillite du cinq majeur texan. Gregg Popovich n'a pas apprécié...

Premier match sans Tony Parker, absent de deux à quatre semaines, et première défaite pour San Antonio... Privés de leur meneur de jeu français, les Spurs ont en effet calé à Memphis, les Grizzlies l'emportant 109-93 après la faillite du cinq majeur texan. Gregg Popovich n'a pas apprécié... Manu Ginobili ne croyait pas si bien dire. "C'est Tony qui donne le rythme à notre attaque. C'est lui qui fait jouer les autres et qui créent la première impulsion. C'est toujours plus difficile pour nous dès qu'il n'est pas sur le terrain", expliquait lundi l'Argentin en réponse à l'absence de Tony Parker, touché à un mollet et absent de deux à quatre semaines. A tel point que pour leur première sortie de l'année sans leur meneur tricolore, à Memphis, Ginobili et consorts en ont été quittes pour une faillite collective, les Grizzlies en profitant pour prendre leur revanche trois jours après s'être inclinés dans le Texas. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Plus encore que les 22 pertes de balle commises par les troupes de Gregg Popovich, George Hill, la doublure de TP, en commettant six à lui seul, ou les 44% de réussite collective, c'est bien les difficultés du cinq majeur qui ont frappé les esprits. Aucun des cinq titulaires n'a en effet réussi à atteindre la barre des dix points, les deux membres du Big Three texan, Manu Ginobili et Tim Duncan, plafonnant ainsi à 9 points. Et ce ne sont pas les 6 points et 4 passes de Hill qui allaient faire oublier le meneur français. Ni la domination des Grizzlies pouvant s'appuyer sur les 21 points-10 rebonds de Zach Randolph ou les 20 points de Tony Allen et plus que jamais candidats aux playoffs de la Conférence Ouest. Gregg Popovich tentait bien d'ouvrir son banc, mais si Garry Neal parvenait à terminer meilleur marqueur du match avec 14 points, son 5 sur 13 aux tirs n'allait finalement pas plaider en faveur des Spurs. L'entraîneur texan ne savait d'ailleurs pas quoi retenir de cette rencontre. "Ce n'est pas juste nos pertes de balle, ce n'est pas juste nos difficultés au rebond offensif, ce n'est pas juste notre manque de concentration. Rien n'allait ce soir. C'est vraiment un match très décevant de notre part. Et il n'y a rien dont on peut être fier", expliqua ainsi très brièvement Pop' à l'issue du match, 38 secondes lui suffisant à analyser le match devant la presse. C'est à peine moins que le temps qui lui fut nécessaire pour appeler son premier temps-mort: 54 secondes étaient passées et Popovich savait déjà que la soirée allait lui paraître bien longue... Alors que les Spurs s'en étaient tirés, la saison passée, avec 16 victoires lors des 26 rencontres manquées par Tony Parker, le ratio pourrait être paradoxalement moins favorable aux confortables leaders de la Ligue. La route risque en effet de s'élever d'ici la fin de semaine. Après une petite visite, ce mercredi, chez les cancres de Cleveland, le Heat et les Lakers sont au programme des Spurs ce vendredi et dimanche.