Sans Evra, avec Koscielny

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Sans Evra, avec Koscielny
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Laurent Blanc a donc tranché. S'il avait annoncé que Patrice Evra faisait bien partie des joueurs sélectionnables, le sélectionneur a choisi de se passer du défenseur mancunien pour la rencontre entre la France et le Brésil qui se déroulera le 9 février prochain au stade de France. On notera également la présence de Laurent Koscielny et les retours de Blaise Matuidi et Jérémy Ménez.

Laurent Blanc a donc tranché. S'il avait annoncé que Patrice Evra faisait bien partie des joueurs sélectionnables, le sélectionneur a choisi de se passer du défenseur mancunien pour la rencontre entre la France et le Brésil qui se déroulera le 9 février prochain au stade de France. On notera également la présence de Laurent Koscielny et les retours de Blaise Matuidi et Jérémy Ménez. Patrice Evra devra encore patienter. Laurent Blanc ne l'a pas intégré dans sa liste des 23 appelés à rencontrer le Brésil le 9 février prochain. Un choix dicté par "des raisons sportives", a martelé le sélectionneur national en conférence de presse. "Il a purgé sa suspension, il était préselectionné à ce poste où il y a le de plus de concurrence. On a de très bons joueurs à ce poste qui sont titulaires dans de grands clubs comme Barcelone, Bordeaux, Valence, Arsenal... J'ai également tenu compte de la dernière prestation d'Eric Abidal (contre l'Angleterre)", a poursuivi Laurent Blanc. Le sélectionneur a néanmoins confirmé que "la porte est encore ouverte" comme pour mieux confirmer qu'il s'agissait uniquement "d'un choix sportif sans prendre en compte les éléments extérieurs". La suspension purgée n'a pas suffi à le convaincre que Patrice Evra était passé devant un Eric Abdial bon en Angleterre ainsi qu'avec un Barcelone impressionnant depuis le début de la saison. C'est également une main tendue à un Gaël Clichy dont il attend plus mais qui selon lui va dans le bon sens. Cette sélection face au Brésil marque également l'arrivée de Laurent Koscielny qui évolue depuis cette saison à Arsenal. Blanc a donc choisi de prendre un quatrième défenseur central avec Adil Rami, Philippe Mexès et Mamadou Sakho. "Il prend de l'assurance et possède une qualité de relance. Il joue avec sa tête, il est intelligent et se découvre des talents de buteur ce qui n'est pas négligeable. Il mérite d'être là et de prendre la température pour, je l'espère, s'imposer dans le futur", a plaidé le sélectionneur national. Une main tendue à Gourcuff, Diarra ou Rémy Plus globalement, cette liste marque une vraie stabilité dans le groupe, même pour des éléments actuellement en difficultés dans leur club. C'est le cas de Yoann Gourcuff, Alou Diarra, Loïc Rémy ou M'Vila notamment. "Je veux construire un groupe, une ossature. Il n'y a pas trop de changements, j'ai voulu envoyer des signes à des joueurs qui, dans leur forme actuelle, sont discutables mais sont importants pour le groupe", a réagi Blanc qui a par ailleurs précisé à propos de Gourcuff et Diarra: "Des joueurs ont des passages à vide qui durent depuis longtemps. Je les connais, je sais ce qu'ils sont capables de faire même si ça fait longtemps qu'ils ne l'ont pas montré. A nous de leur rendre confiance." En ce qui concerne le secteur offensif, il a d'abord parlé d'un Karim Benzema qui a l'opportunité de jouer davantage au Real Madrid depuis la blessure de Gonzalo Higuain: "On est rassuré parce qu'il en a un peu plus (de temps de jeu). Son talent, tout le monde le reconnaît. Maintenant il faut qu'il le mette en pratique au Real Madrid. Il marque des buts mais son problème, c'est qu'il peut en marquer plus." Charge au joueur d'apprécier cette remarque. Une attaque notamment complétée par Rémy, Hoarau, Gameiro et Ménez de retour dans le groupe. Point de Dimitri Payet en revanche. S'il avoue ne "pas cautionner" l'attitude du Stéphanois dans son bras de fer avec son club, il explique son absence par "ses difficultés" sportives puisqu'il semble loin de son niveau de l'automne. "Il faut faire des choix dans des zones de jeu, on ne peut pas en prendre trois dans cette zone de terrain. Menez est en grande forme, Rémy peut également occuper ce poste, il ne peut y avoir trois joueurs dans cette zone", ajoute Laurent Blanc. A chacun son tour, Menez en avait fait les frais à l'automne, cette fois c'est un signal fort pour un Payet qui va devoir sérieusement se remettre au travail pour inverser la tendance.