Samnick: "On n'y est pas encore"

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Samnick: "On n'y est pas encore"
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En cas de victoire contre l'Asvel, ce mercredi soir à l'Astroballe, Nancy sera qualifié pour la finale des playoffs de Pro A. Mais, malgré la démonstration de force du Sluc à l'aller (109-93), Victor Samnick ne veut pas s'enflammer. "Bercy, il ne faut pas y penser avant l'heure", prévient l'intérieur lorrain, qui compte "appuyer là où ça fait mal" pour conclure la série.

En cas de victoire contre l'Asvel, ce mercredi soir à l'Astroballe, Nancy sera qualifié pour la finale des playoffs de Pro A. Mais, malgré la démonstration de force du Sluc à l'aller (109-93), Victor Samnick ne veut pas s'enflammer. "Bercy, il ne faut pas y penser avant l'heure", prévient l'intérieur lorrain, qui compte "appuyer là où ça fait mal" pour conclure la série. Victor, avec un peu de recul, que retenez-vous de votre large succès contre l'Asvel à Gentilly (109-93) ? Ce que je retiens d'abord, c'est la victoire. C'était un match assez émotionnel pour tout le monde, surtout chez nous à Nancy. Maintenant, tout le monde pense qu'on est en finale mais on n'y est pas encore. Villeurbanne est une équipe difficile à battre. Je pense que tout va se jouer chez eux (mercredi soir, ndlr). Comment expliquez-vous le trou d'air villeurbannais dans le troisième quart-temps, qui vous a permis de faire la différence ? Ils ont marqué beaucoup de tirs à trois points en première mi-temps, ils ont bien joué mais on a essayé de rester constant et on n'a pas décroché au score. Pour l'emporter, il aurait fallu qu'ils continuent à jouer comme ça mais ce n'est pas évident. Un match ne se gagne pas derrière la ligne à trois points... Nous, on a eu des rotations intéressantes et sans doute un peu plus de fraîcheur. Avec Akin Akingbala, vous avez fait des ravages dans la raquette. C'était une volonté de Jean-Luc Monschau d'insister à l'intérieur ? Oui. Un match de basket, ça se joue sur quelques détails comme ça: jouer à l'intérieur, être efficace en contre-attaques. Le tir à trois points, c'est du bonus. Ce ne sont pas des shoots faciles à mettre. Dans l'équipe, on a quelques shooteurs mais c'est une autre dynamique (que celle de l'Asvel) et notre travail à nous, les intérieurs, c'est de donner des solutions. Pensez-vous que c'est un gros avantage pour le Sluc par rapport à une Asvel diminuée dans ce secteur avec l'absence de Pops Mensah-Bonsu ? Je pense qu'il faut essayer d'appuyer là où ça fait mal chez eux pour les obliger à corriger quelque chose. Mais bon, même sans Pops, ils ont réussi à battre Chalon-sur-Saône (en quarts de finale, ndlr). Ce n'est pas comme si c'était une tout autre équipe sans lui. Il y a aussi Davon Jefferson, même s'il n'a pas fait un grand match contre nous. Justement, vous avez réussi à limiter son influence à l'aller. Comment comptez-vous le piéger de nouveau à l'Astroballe ? Ce sera l'une des clés du match, à mon avis. Un gars comme Jefferson, il faut le faire jouer et ne pas le laisser tranquille et le regarder attaquer. S'il est obligé de jouer des deux côtés du terrain, ça peut changer la donne. S'il passe en cinq (pivot, ndlr), il a Akin sur le dos et je ne pense pas qu'il puisse vraiment défendre sur lui. Le plus important, c'est de courir avec lui, parce qu'il marque beaucoup de points sur ses courses, et de le contrarier sur les rebonds offensifs. "On arrive à faire notre petit bout de chemin discrètement" Malgré votre bon match à Gentilly (16 points, 7 rebonds), vous avez été gêné par les fautes en début de deuxième mi-temps. Comment l'avez-vous vécu ? Je n'étais même pas frustré parce que ce n'était pas de ma faute. Je lui ai demandé (à l'arbitre, ndlr) ce qu'il avait sifflé et il m'a mis une technique. Il y a des raisons de s'énerver. Sur le coup, je ne me suis même pas rendu compte que je venais de prendre deux fautes de plus... J'aurais bien voulu rester plus longtemps sur le parquet mais voilà, il fallait sortir. Bon, ça a redynamisé tout le monde, ça a boosté le public donc c'était un mal pour un bien. Vous restiez sur trois défaites contre Villeurbanne avant cette rencontre, deux en championnat et une à la Semaine des As. Psychologiquement, c'est important d'avoir enfin battu l'Asvel ? Je crois que, même pendant la saison régulière, on pouvait les battre. C'est une équipe qui joue bien, mais tout le monde peut battre tout le monde. Ce qui compte, c'est d'être prêt le jour J. Et les playoffs, c'est une autre mentalité. On parle beaucoup de l'Asvel mais c'est bien que nous, on arrive à faire notre petit bout de chemin discrètement. Il ne faut pas qu'on se prenne la tête sur ce qu'il s'est passé durant la saison, même si le classement aide pour ensuite avoir l'avantage du terrain. Dans quel état d'esprit allez-vous à Villeurbanne ? Pour conclure ou en vous disant qu'il vous reste un joker ? Disons que si on arrive à terminer la série là-bas au lieu de prolonger le suspense, c'est mieux pour nous. On n'y va pas dans l'optique de se dire qu'on peut perdre parce qu'on pourra ensuite revenir à la maison pour finir. La belle, je essaie de ne pas y penser. On va essayer de mettre tout ce qu'il faut pour gagner à Villeurbanne. Selon vous, comment l'Asvel va-t-elle s'adapter pour ce match retour ? Je ne sais pas vraiment, peut-être qu'ils vont jouer un peu plus avec Kim (Tillie), trapper sur nos intérieurs ou jouer la zone. Mais de toute façon, on va se préparer pour tous les cas de figure possibles. En général, à l'Asvel, ce sont surtout Jefferson, Gelabale et Walsh qui sont les plus constants et si on peut en arrêter un ou deux, c'est bon pour nous. Alors que chez nous, c'est moins déterminé, la balle circule plus. Pour vous, qui avez été finaliste en 2007 et champion en 2008 avec Nancy, que représenterait une nouvelle finale à Bercy ? Ce serait bien pour moi, mais surtout pour le club et mes coéquipiers. Mais il ne faut pas y penser avant l'heure. L'adversaire que je redoute ? Aucun. Tout le monde nous disait qu'il fallait à tout prix éviter Villeurbanne parce qu'on ne les avait pas battu de l'année alors que Hyères-Toulon, qu'on avait dominé deux fois, nous a donné beaucoup de fil à retordre. En playoffs, tout ça ne compte pas.