Sainté gagne... sans Payet

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Sainté gagne... sans Payet
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Miné par son bras de fer avec son joueur vedette Dimitri Payet, Saint-Etienne a réussi à passer outre en dominant Toulouse (2-1), ce samedi, lors de la 21e journée de Ligue 1. Mais le cas du Réunionnais est loin d'être réglé, et si les Verts gagnent tout de même sans lui, son absence freinerait sans doute leurs ambitions. D'où la fermeté affichée par le président Romeyer.

Miné par son bras de fer avec son joueur vedette Dimitri Payet, Saint-Etienne a réussi à passer outre en dominant Toulouse (2-1), ce samedi, lors de la 21e journée de Ligue 1. Mais le cas du Réunionnais est loin d'être réglé, et si les Verts gagnent tout de même sans lui, son absence freinerait sans doute leurs ambitions. D'où la fermeté affichée par le président Romeyer. Cet hiver, il n'y a pas que la grippe ou la gastro-entérite qui soient contagieux. Le "syndrome Stéphane Sessegnon", qui a rendu malade le Paris Saint-Germain pendant deux mois, a contaminé l'AS Saint-Etienne. Plus précisément sa vedette, Dimitri Payet. Pour soigner le départ du Béninois à Sunderland, le PSG aimerait prendre le Réunionnais comme remède. Deux offres, une première de 5,5 millions d'euros, et une deuxième de 7 millions, sont parvenues sur le bureau des dirigeants stéphanois. "Il ne partira pas, même à 50 millions d'euros", répondait le président Roland Romeyer au Parisien. Relancé sur le sujet par Foot+ au terme de la victoire des siens contre Toulouse (2-1), samedi, l'homme fort des Foréziens s'en est pris à son homologue, Robin Leproux: "Ce mercato et les agissements de certains présidents perturbent les clubs. J'ai eu Leproux jeudi, à 14h30, et je lui ai dit qu'il n'était pas question qu'on se sépare de lui. Des propositions ont tout de même été faites par ses collaborateurs. Je n'apprécie pas certaines démarches du PSG. Avec les offres qu'ils nous font, ils croient qu'on est à l'agonie. Ceux qui pensent nous avoir au niveau du fric se mettent le doigt dans l'oeil." Janot: "On va attendre, on va voir" Mais l'international tricolore (3 sélections) qui était encore, il y a peu, meilleur buteur de Ligue 1, ne l'entend pas de cette oreille. Selon RMC, l'ex-Nantais, sous contrat jusqu'en 2013 et pourtant revalorisé et prolongé l'an passé, a séché le repas du vendredi et la mise au vert. Une volonté d'aller au clash sanctionnée par son coach, Christophe Galtier, qui l'a écarté du groupe pour la venue de Toulouse. De quoi plomber l'ambiance avant un match très important pour les siens. "J'espère qu'il ne lui est rien arrivé. On va attendre, on va voir. J'espère que tout va bien", ironisait Jérémie Janot sur Foot+. Le technicien stéphanois lui a donc préféré Bergessio, faisant glisser Rivière sur la droite d'un trident complété par Sako. Samedi, face à Toulouse, c'est l'ancien Castelroussin qui a endossé le costume d'homme providentiel. Par deux fois, il a conclu les offensives foréziennes d'une frappe du droit (2-0, 18e, 32e). Mais au contraire de l'ailier stéphanois, les autres éléments offensifs n'ont pas montré grand-chose, et la réduction du score de Tabanou (2-1, 51e) a même fait douter les Verts. Heureusement, Christophe Galtier peut de nouveau compter sur Boubacar Sanogo, absent depuis quatre mois et entré à la place de Bergessio. "Son retour va apporter de la fraîcheur et de la concurrence. Il a un profil différent. C'est un plus", a déclaré l'entraîneur sur le site du club. Reste que si Sainté a renoué avec la victoire et prouvé qu'il sait gagner sans son métronome, un éventuel départ de Payet risquerait d'affaiblir une équipe en mesure de jouer les premiers rôles cette saison. Non seulement les Verts perdraient un de leurs meilleurs éléments. Et il leur faudrait lui trouver un remplaçant. Si on parle d'une éventuelle arrivée de Pierre-Emerick Aubameyang, indésirable à Monaco où l'a prêté l'AC Milan, ce mercato reste bien calme et les possibilités bien rares. Il faudra donc attendre mardi à 0h01 pour connaître le dénouement de ce bras de fer.