Saint-André: "Très compliqué..."

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Saint-André: "Très compliqué..."
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Etrillé au Munster puis décevant face à Paris pour sa première apparition au Stade de France, le RC Toulon, et surtout ses leaders de jeu, semblent éprouver certaines difficultés à assumer le rythme effréné d'un calendrier dantesque entre H-Cup et Top 14. Son manager Philippe Saint-André en fait le constat, forcément inquiet à la veille de deux déplacements à... Toulouse et Perpignan.

Etrillé au Munster puis décevant face à Paris pour sa première apparition au Stade de France, le RC Toulon, et surtout ses leaders de jeu, semblent éprouver certaines difficultés à assumer le rythme effréné d'un calendrier dantesque entre H-Cup et Top 14. Son manager Philippe Saint-André en fait le constat, forcément inquiet à la veille de deux déplacements à... Toulouse et Perpignan. Philippe, Toulon reste sur deux défaites lors de deux gros rendez-vous au Munster puis à Paris. Il faut serrer les dents... C'est la beauté de ce calendrier. Mais surtout on déplore énormément de blessés. Mais on n'a rien lâché à Paris, on récupère un point (défaite 22-15, ndlr), on était venu pour tenter d'en récupérer quatre, on repart avec un seul, mais c'est un point de frustration, surtout quand tu fais le plus dur, que tu reviens au score, tu passes devant, tu es à quinze contre quatorze, tu as deux surnombres incroyables. Mais il nous manque un peu de "peps", de finition et on a trop subi en première mi-temps pour mériter de maîtriser le match pendant 80 minutes. On fait trop de fautes, on n'est pas assez précis pour gagner ce genre de match, où il faut tout contrôler. Ne craignez-vous pas que votre équipe touche ses limites actuellement avec cette semaine dantesque ? C'est aussi de l'apprentissage, de l'expérience. Aujourd'hui, on peut s'apercevoir que d'avaler le championnat, un Top 14 très difficile, et la H-Cup, c'est très compliqué. Mais c'est dans la logique de l'apprentissage d'un club de haut niveau. Il ne faut pas oublier qu'il y a dix-huit mois, Toulon jouait sa descente à Dax. Là, on est quand même en H-Cup et on essaye de jouer le haut du tableau en championnat. Maintenant, il faut se rendre à Toulouse, qui tourne à plein régime. "Ils vouvoyaient le haut niveau, là, on le tutoie toutes les semaines..." Munster, Paris, Toulouse, Perpignan... : l'apprentissage n'est-il pas tout de même trop sévère ? On le savait depuis le début de la saison quand on a appris qu'on allait enchaîner Castres (victoire 22-15), Ospreys (victoire 19-14), Munster à l'extérieur (défaite 45-18), le Stade Français (défaite 22-15) au Stade de France, Toulouse et Perpignan... C'est pour ça aussi que j'avais fait tourner mon effectif face aux Ospreys et contre le Munster. Le problème, c'est que même en faisant tourner contre le Munster, tu reviens avec cinq blessés. Le président le dit bien: avant, ils vouvoyaient le haut niveau, là, on le tutoie toutes les semaines. En matière d'apprentissage, est-ce que le Stade de France ne constituait pas aussi un nouveau temps de passage pour votre groupe ? Oui, bien sûr, la saison dernière, si on avait fini onzièmes, on n'aurait pas joué au Stade de France. Il faut remercier Max Guazzini et le Stade Français, ça veut dire que Toulon est revenu dans le gotha du rugby français et que le RCT redevient une équipe attractive. On l'a démontré en deuxième période, mais dans un match de haut niveau comme ça, il faut jouer quatre-vingt minutes. En plus, le Stade Français avait reposé ses cadres durant quinze jours, Szarzewski, Roncero, tous leurs « gros » joueurs ont joué à mort (sic) parce qu'ils avaient pu faire tourner lors de leurs deux matches de Challenge. Mais on ne va pas se plaindre, c'est ce que j'avais fait la saison dernière, ils le font cette année pour leur permettre d'avoir un pic de forme sur ce match. Est-ce que ce sera alors plus facile à Toulouse, qui est également soumis aux mêmes cadences et aux mêmes exigences de la Coupe d'Europe ? Toulouse, on les a gagnés la saison dernière (18-13 et 6-3, ndlr), mais ils ont été capables de marquer cinq essais à Perpignan. On va voir... Il ne faut pas oublier qu'on joue cinq jours plus tard, le jeudi, à Perpignan. On a deux gros matches, il faudra encore récupérer quelques points pour ne pas lâcher le haut du tableau.